Les Péchés des pères

Ce que j'ai toujours craint, Sonia, c'est de ne plus entendre battre mon cœur. Tant qu'il me parle, et que je l'écoute, c'est que je suis vivant.
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Roman - Noir

Les Péchés des pères

Social - Énigme MAJ jeudi 19 mars 2009

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 15 €

Lawrence Block
The Sins of the Fathers - 1976
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Robert Pépin
Paris : Le Seuil, septembre 2000
190 p. ; 22 x 14 cm
ISBN 2-02-033925-0
Coll. "Policiers"
Matt Scudder, 1

Ce qu'il faut savoir sur la série

Matt Scudder naît en 1976 sous la plume de Lawrence Block. C’est un ancien flic qui a tué accidentellement une fillette, Estrellita Rivera. Il a alors tout abandonné de sa vie, son métier, sa femme, ses deux fils et leur maison cossue de Long Island. Il s’installe dans une chambre d’hôtel du quartier de New York alors appelé Hell’s Kitchen car l’Enfer n’est rien à côté de ses cuisines. Il devient privé à ses heures perdues, sans licence officielle, prend les enquêtes comme elles se présentent, fixe le prix de sa prestation au feeling, met toujours 10 % de ce qu’il gagne dans le tronc des pauvres sans trop savoir pourquoi, allume des cierges, met beaucoup de bourbon dans son café et traîne assidument dans les bars de son quartier, dont celui de Jimmy Armstrong. Fréquente Elaine, call girl et sa future femme ; Jim son parrain chez les Alcooliques anonymes ; Mick Ballou, Irlandais, assassin, fils de boucher ; un ancien flic qui a toujours besoin d’un chapeau neuf (i.e : recevoir un billet qui lui permettra d’arrondir ses fins de mois en échange d’une information), T.J., un jeune black roi de l’informatique... Déambule dans les rues de New York qu’il aime et connaît comme sa poche, tergiverse avec lui-même. Et se range des voitures, fait de nouvelles connaissances, arrête de boire, vieillit au fil des livres puisque jusqu’à présent, il est toujours vivant. Qu’il vive encore longtemps !

Je suis un fils de pute, j'ai baisé ma mère

Si Cale Hanniford fait appel à Matt Scudder, ce n'est pas pour découvrir qui a assassiné sa fille, Wendy : là-dessus nul doute, l'affaire est close, c'est Richard Vanderpoel, le jeune homme avec lequel elle vivait qui a été retrouvé dans la rue, couvert de sang, en train d'hurler : "Je suis un enculé, j'ai baisé ma mère." À travers ce meurtre, Cale Hanniford a commencé à apprendre quelle était la vie de sa fille, qu'elle se prostituait. Ce meurtre "est une porte qui s'ouvre et maintenant [il] doit absolument [savoir] ce qu'il y avait derrière". Voilà donc Scudder qui, pour sa première enquête, doit élucider non pas un meurtre mais une personnalité, et celle d'une morte. Sauf que, bien sûr, en enquêtant sur cette jeune femme, sa vie, son œuvre, Matt va découvrir que les policiers sont allés un peu vite en besogne pour clore les investigations sur le meurtre. Pourquoi Richard, jeune homosexuel, fils d'un pasteur puritain, apaisé par sa vie avec Wendy, l'aurait-il assassinée ?
Nous sommes en 1976 et New York est encore pouilleuse, dangereuse, excitante. Matt boit, trop, ne sait pas vraiment pourquoi il fait les choses, avance à pas de mouche, raisonne, ne daigne pas toujours nous dire le pourquoi de certaines de ses démarches qui pourtant servent visiblement à faire avancer son enquête dont nous aurons quand même, chanceux que nous sommes, la résolution. Mais surtout Matt marche dans New York et s'arrête fréquemment chez Jimmy Armstrong mettre du bourbon dans son café. Et c'est ce que nous aimons le mieux, marcher avec lui dans les rues de New York et mettre du bourbon dans notre café.

Citation

Je me demandai en particulier s'il était pire de faire le mal pour de bonnes raisons que de faire le bien pour de mauvaises. Ce n'était pas la première fois que je me posais cette question, ni la dernière non plus.

Rédacteur: Marie-Caroline Saussier vendredi 30 janvier 2009
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