Dans la voiture de Johnny

Est-ce que tu es vraiment stupide au point de croire que ta capacité à la violence te donne une quelconque supériorité dans cette affaire ? On va dévaliser une banque, pas agresser un retraité.
Christopher Brookmyre - Petit bréviaire du braqueur
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

Dégradation
Le titre français de ce roman de Benjamin Myers évoque l'idée d'un univers qui va vers sa dispari...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

lundi 24 septembre

Contenu

Roman - Noir

Dans la voiture de Johnny

Road Movie MAJ lundi 23 janvier 2012

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

À partir de 13 ans

Prix: 8,5 €

Louis Atangana
Rodez : Le Rouergue, septembre 2011
46 p. ; 21 x 14 cm
ISBN 978-2-8126-0254-2
Coll. "DoAdo"

Roule toujours

Tout va très vite.
Julien s'emmerde devant sa télé pendant les vacances. Alors, lorsqu'il tombe sur une BMW flambant neuve, les clefs sur le volant, il s'arrête pour la regarder. Et pas qu'avec les yeux. Seul point noir de ce magnifique tas de ferraille rouge, elle appartient à Johnny.
Johnny, toute la cité le craint.
Julien n'a pas beaucoup réfléchi en s'installant au volant, seulement pour tâter la bête. Finalement, lorsqu'il voit la tête de Johnny dans un des rétros, tout lui apparaît très clairement. Il ne veut pas être amoché et finir à moitié défiguré. Alors, il appuie sur l'accélérateur, fait quelques mètres, réfléchit (un peu), repense aux victimes des poings de Johnny, accélère et finalement quitte la cité, prend le périph, tourne en rond, se balade sur les routes de campagne, se demande ce qu'il va faire, se dit que c'est bien fait pour Johnny, arrive à la frontière franco-espagnole, rencontre une fille, ne réfléchit en fait pas tant que ça, etc.
Julien fonce, ça cogite beaucoup dans sa tête, mais il est incapable de raisonner. Bon, il ne fait pas beaucoup d'efforts. Il est lancé dans une grosse bagnole, à toute allure, concentré sur sa conduite pour éviter de mesurer l'énormité de ses actes. Il ne s'arrête plus.
Et l'auteur, Louis Atangana, le pousse. Ses phrases sont longues, très longues, nous tiennent en haleine (que va-t-il faire encore ?), et nous essoufflent (un peu). Ça fonce, les virgules sont nombreuses et les points se font rares. Le livre, lui, n'est pas long, à peine quarante pages, mais bien rempli, pas d'alinéa ou autre saut de ligne inutile. Heureusement, car il faut le lire d'une traite pour tenter de suivre la logique de Julien, le chemin qu'il fait dans sa tête et sur la route.
Ouvrir Dans la voiture de Johnny, c'est comme entamer une descente aux enfers, en apnée.

Citation

C'était pas de ma faute. Je le jure sur la tête de mon père.

Rédacteur: Laura Durand lundi 23 janvier 2012
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page