CÅ“ur perdu en Normandie

Et bien sûr, le soir même, j'ai entamé ce livre maudit. J'avançais lentement dans ma lecture, mais j'étais comme envoûté. Je me suis senti tout à la fois insulté et révélé à moi-même. Une nuit entière à lire comme si je lisais le livre de Dieu lui-même, le cœur battant, prêt à suffoquer. Ce fut une véritable commotion.
Kamel Daoud - Meursault, contre enquête
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

Lovecraft Country
"Encore un machin lovecraftien", me suis-je dit in petto. Il est vrai que je suis un grand fan du maître ...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

mardi 11 août

Contenu

Roman - Policier

Cœur perdu en Normandie

Social - Assassinat - Procédure MAJ mercredi 15 février 2012

Note accordée au livre: 2 sur 5

Poche
Inédit

Tout public

Prix: 9,9 €

Joseph Fromage
Turquant : L'àpart, janvier 2012
320 p. ; 20 x 12 cm

Actualités

  • 15/03 Prix littéraire: Prix coup de cœur du Polar 2012
    En marge de la huitième édition de la Fête du livre sise en la commune bretonne de La Plaine-sur-Mer, qui fera un focus sur la littérature policière sous tous ses genres, a été lancé un Prix coup de cœur du Polar. À l'heure où nous écrivons ces quelques lignes, nous ne savons pas si ce prix sera pérenne ou remplacé par un autre l'année suivante en fonction du thème des festivités.
    Ceci étant dit, les cinq candidats sélectionnés ont été officiellement présentés le 15 mars dernier à la Bibliothèque Joseph Rousse (Place Ladmirault - 44770 La Plaine-sur-Mer. Tél. : 02.51.74.81.92. Mail : bibliotheque.laplainesurmer@orange.fr).
    Il s'agit de :

    - Code Salamandre, de Samuel Delage (Belfond) ;
    - Cœur perdu en Normandie, de Joseph Fromage (L'àpart) ;
    - Le Chat dans l'horloge, de Xavier Gardette (D'Orbestier) ;
    - Eaux troubles en Morbihan, de Guillaume Moingeaon (L'àpart) ;
    - Aimeri et le secret du temps, de SAmuel Sadaune (Millefeuille).

    Le prix, qui est un prix des lecteurs, coure jusqu'au 8 juillet, date de la fin des votes. La remise, quant à elle, se fait à l'occasion de la Fête du livre, le 22 juillet.
    Liens : Code Salamandre |Eaux troubles en Morbihan |Samuel Delage |Joseph Fromage |Xavier Gardette |Guillaume Moingeon |Fête du livre

Camembert trop tendre

Joseph Fromage a travaillé dans la police et cela se sent. Nourri par une documentation rigoureuse, il nous offre ici, avec ce Cœur perdu en Normandie, un roman en deux parties, d'égale longueur et se répondant. Curieusement les deux parties se réfèrent à deux types différents du roman policier. Le premier ressort d'un texte procédurier classique avec la découverte d'un cadavre, celui d'une jeune femme retrouvée dans un fourré, et qui met en branle la machine judiciaire et policière ; on assiste alors à la traditionnelle enquête avec ses rebondissements, son audition des témoins, sa reconstitution des faits et vérification des alibis, ses interrogatoires et ses fouilles de domiciles.

Mais ce meurtre reste inexpliqué, aussi passe-t-on à une seconde partie où l'amie de la victime se rend à Paris pour travailler. Là, elle va être elle aussi victime, mais d'un souteneur, et le texte de basculer dans une histoire réaliste et sordide sur la façon de procéder des macs (enfin si tant est que cette façon de faire est encore d'actualité et en corrélation avec les méthodes des souteneurs en provenance des pays de l'Est fortement implantés dans notre Capitale).

Joseph Fromage a donc été policier, et c'est à la retraite qu'il s'est mis à l'écriture. Nul doute qu'il sait comment se déroule une enquête, mais pour l'instant il doit encore affuter ses gammes pour adapter et coucher expérience et intrigue sur le papier. Le lecteur un peu habitué voit rapidement comment l'alibi du coupable est démontable, comprend tout de suite le jeu ambigu du souteneur. Joseph Fromage présente des personnages certes un peu caricaturaux - le drogué ou le marin alcoolique -, mais cela n'enlève rien au charme un peu désuet qui sourd de Cœur perdu en Normandie.

Citation

Entendu par des policiers de la BRP, il ne pouvait pas nier le port d'arme. Il tenta de le justifier en déclarant qu'il se savait recherché par des individus dangereux et ne fournit aucun autre renseignement.

Rédacteur: Laurent Greusard dimanche 09 septembre 2012
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page