Dans la peau

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lundi 14 octobre

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Roman - Noir

Dans la peau

Braquage/Cambriolage - Gang MAJ vendredi 04 mai 2012

Note accordée au livre: 5 sur 5

Poche
Réédition

Tout public

Prix: 9,15 €

James Carlos Blake
Under The Skin - 2003
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Emmanuel Pailler
Paris : Rivages, mai 2012
306 p. ; 17 x 11 cm
ISBN 978-2-7436-2357-9
Coll. "Noir", 869

Implacable

1936, Galveston, Texas. Les frères Maceo (Sam & Rose) contrôlent le très juteux marché des machines à sous, divers bars et autres affaires bien louches : "Sam utilisait son charme et sa générosité pour promouvoir les intérêts des Maceo, et Rose dirigeait les Spectres qui les protégeaient. Ils formaient une équipe parfaite [...] Certains Spectres travaillaient pour les Maceo depuis la prohibition. Moi, j'étais avec eux depuis moins de deux ans – mais j'avais été promu premier Spectre de Rose dès mon arrivée." Lui, c'est James Rudolph Youngblood, surnommé Jimmy the Kid par Sam lors d'un coup d'éclat qui lui valut son surnom et sa place privilégiée. Encaisseur hors pair (rien qu'à le voir débarquer on sait qu'il faut payer, si on ne le sait pas, on n'a pas le temps de le retenir), bras droit de Rose, il va se retrouver à protéger son patron qui craint un mauvais coup d'une bande adverse. Jimmy va déambuler au club, faire des rencontres, dont une certaine Daniela, qui va le faire croiser le fil de son histoire personnelle.
Dans la peau est tout simplement bluffant. James Carlos Blake nous avait déjà laissé pantois d'admiration avec son roman précédent (Un monde de voleurs, chez le même éditeur), il place la barre encore un cran plus haut avec ce récit à deux histoires (qui finiront par se rencontrer pour leur plus grand malheur, on s'en doute bien), qui mêle les grandes heures du gangstérisme américain et les fils épars de la révolution mexicaine (au cas où vous voudriez en savoir plus, lisez Les Amis de Pancho Villa, toujours du même auteur, toujours chez le même éditeur). L'homme est un sacré conteur, qui sait faire monter la tension, éclater la violence aussi soudainement que brièvement (pas la peine de s'appesantir, un brin suffit à vous plonger dedans), manier les sentiments, poser les ambiances, rendre compte de l'époque et rendre attachants ses personnages – même si ce sont souvent des brutes sanguinaires. Ce livre est un petit bijou qui illustre parfaitement l'expression galvaudée "qu'on ne peut reposer avant de l'avoir terminé".


On en parle : Carnet de la Noir'Rôde n°46 |La Vache qui lit n°135

Citation

Comme il me l'avait dit une fois : 'ce que je veux, c'est retirer ces salauds du monde vivant'. Amusé, je lui avais confié qu'il y avait parfois du poète en lui. Et moi, j'avais parfois du taré en moi, avait-il répliqué

Rédacteur: Christophe Dupuis mercredi 02 mai 2012
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