Red Grass River

Y'a pas : faut que je m'arrache. Surtout à un début de polar. C'est vital. J'en sais qui partent déjà. Qui disent : 'Oh, bon, s'il débloque d'emblée, qu'est-ce ça va être par la suite, quand il vadrouillera dans le gras.' Coûte que coûte, je dois m'interrompre la délirade, débander de l'envolée, que je pantèle dans la bonne action facile à suivre, péripétique, un peu foutreuse, juste la limite.
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mercredi 24 juillet

Contenu

Roman - Western

Red Grass River

Trafic MAJ lundi 14 mai 2012

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 23,5 €

James Carlos Blake
A Legend - 1998
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Emmanuel Pailler
Paris : Rivages, mai 2012
416 p. ; 24 x 16 cm
ISBN 978-2-7436-2353-1
Coll. "Thriller"

Saga familiale

Everglades, Floride, début du XXe siècle.
"Si le diable a fait pousser un jardin, c'est les Everglades. C'est le plus grand, le pire des marécages que vous verrez jamais – plus grand que des États entiers de l'Union."
Seuls y vivent quelques reclus, des "rats des marais", des indiens et... des trafiquants. La famille Ashley – le gang pourrait-on dire – y a élu domicile depuis longtemps. À leur tête, Joe, le père, dont le whisky de contrebande est "le meilleur jamais distillé dans le sud de la Floride". Pour ses "affaires", Joe est entouré – et aidé – par sa famille. John, le petit dernier, est la fierté de son père, mais pas pour autant le favori, ce n'est pas le genre du vieux. Vif, enjoué, hâbleur, très bon tireur – "moins que P'pa" – bagarreur, il va tuer son premier homme à presque dix-huit ans – légitime défense – ce qui va lui mettre sur le dos le shérif Bobby Baker, son âge, entré dans la profession sur les traces de son père aussi...
Comme le souligne justement la quatrième de couverture, "James Carlos Blake est le chantre des épopées du Nouveau Monde", et il le démontre une fois de plus avec ce roman au grand souffle épique. Portrait d'une époque en pleine mutation car "leur vie de frontière qu'ils avaient toujours vécue, disparaissait peu à peu". Il parcourt les Everglades dont les descriptions sont criantes de vie, et on y voit le rapport qu'y entretiennent les gens qui y vivent (enfer pour ceux qui ne connaissent pas, véritable jardin de pêche, de chasse... pour ceux qui y habitent – en témoignent John et la femme qu'il va rencontrer). À son habitude, James Carlos Blake brosse une grande saga familiale noire et tous les ingrédients (trafics, amours, trahisons, morts, prison...) sont réunis pour un livre particulièrement puissant. On est plongé dans la prohibition, on assiste à la croissance de Miami, on y voit des destins brisés... Un conseil, prenez une journée de congés et parcourez-le d'une traite, vous ferez un sacré voyage.

Citation

Ils connaissaient les Everglades mieux que leur père – et le vieux Joe était chez lui dans le Jardin du Diable, comme un serpent d'eau.

Rédacteur: Christophe Dupuis mercredi 09 mai 2012
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