Assassin sans visage

Au moment de quitter le commiseriat, une seule chose m'intriguait : pourquoi chaque fois que quelqu'un était persuadé qu'il y avait une explication naturelle à toute cette histoire, j'avançais un peu plus dans la conviction que ce n'était pas le cas ?
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samedi 28 novembre

Contenu

DVD - Noir

Assassin sans visage

Tueur en série - Procédure MAJ dimanche 27 mai 2012

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Réédition

Tout public

Prix: 10 €

Richard Fleischer
Follow Me Quietly - 1949
Serge Bromberg (présentation)
Paris : Montparnasse, mars 2006
1 DVD VOST Zone 2 ; noir & blanc ; 19 x 14 cm
Coll. "RKO", 74

Actualités

  • 04/02 Cinéma: Bo Widerberg et les réalisateurs méconnus
  • 04/12 Cinéma: Le Parrain, du 35 mm (bis)
  • 26/08 Cinéma: Festival polar action-cristolien - acte II
  • 11/08 Télévision: Cycle "Film noir" au Cinéma de minuit
  • 04/06 Cinéma: Le film noir, Les Incorruptibles et deux coups d'État - acte II
  • 03/10 Cinéma: Que fait la police ? au Forum des images
  • 17/07 Cinéma: Film noir et Raoul Walsh à l'Action Christine
    L'Action Christine* comme à son habitude après avoir mis à l'affiche Manpower, de Raoul Walsh, dédie une semaine au réalisateur américain. Pendant sept jours, vous pourrez voir autant de films abordant de multiples genres du western au film noir. De quoi vous immerger dans des mauvais univers avec plaisirs. On s'y attendait également, mais il y a un prolongement du Film noir avec des films de Fritz Lang et de Richard Fleischer (entre autres). De quoi s'émerveiller de la maîtrise de ces réalisateur dans le clair-obscur.

    Festival 1 : Raoul Walsh
    "Mon principal objectif a toujours été de divertir. Beaucoup de metteurs en scène ont choisi de se dévouer à un thème particulier ou à un certain genre de films : par exemple, Alfred Hitchcock avec ses films à suspense qui sont à la fois excellents et d'une grande richesse, George Roy Hill avec ses comédies vigoureuses ou Francis Ford Coppola avec ses sagas violentes. Personnellement, toujours en quête de cette chose nébuleuse qui passionne les cinéphiles, j'ai touché à tous les genres de films possibles et imaginables, depuis Au service de la gloire sur la Première Guerre mondiale, jusqu'au Mexique où je suis monté à cheval avec Pancho Villa pour le tournage de Life of Villa, et plus tard à Londres pour tourner Capitaine sans peur. J'allais n'importe où faire n'importe quel film pourvu qu'il puisse plaire au plublic. Je n'étais jamais réticent pour aborder un travail auquel je croyais, quelle que soit sa difficulté et le but vers lequel il me conduirait. Je n'ai jamais recherché une source d'inspiration dans un genre précis. J'ai toujours cherché une histoire, quel que soit le thème ou l'origine, qui semble convaincante au niveau de son intensité dramatique. Après avoir fait le choix qui s'impose, j'essaye de donner à l'action un rythme suffisant pour satisfaire mon besoin de distraire. Il n'y a pas d'autre moment dans la réalisation d'un film qui soit plus essentiel pour le succès du metteur en scène que l'instant où il choisit le sujet. C'est pour lui l'instant de la conception."
    (Propos recueillis par le réalisateur Tay Garnett pour son ouvrage Un siècle de cinéma, éditions Hatier).

    Mercredi 18 juillet :
    La Fille du désert (Colorado Territory), de Raoul Walsh (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Jeudi 19 juillet :
    The Strawberry Blonde (The Strawberry Blondee), de Raoul Walsh (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Vendredi 20 juillet :
    Manpower (Manpower), de Raoul Walsh (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Samedi 21 juillet :
    High Sierra (High Sierra), de Raoul Walsh (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Dimanche 22 juillet :
    Une femme dangereuse (They Drive by Night), de Raoul Walsh (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Lundi 23 juillet :
    Manpower (Manpower), de Raoul Walsh (14 heures & 16 heures).
    Le Cri de la victoire (Battle Cry), de Raoul Walsh (18 heures & 21 heures).
    Mardi 24 juillet :
    Une corde pour te pendre (Along the Great Divide), de Raoul Walsh (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).

    Festival 2 : Le Film noir
    "Le film noir déborde le cadre policier. Il est l'expression d'une passion, d'une obsession, poussées à leur limite extrême, sur fond de conflits sociaux, politiques, psychologiques. C'est surtout le travail du réalisateur qui en fait un film noir. Les plus grands : Fritz Lang, Alfred Hitchcock, Nicholas Ray, Jules Dassin, Joseph L. Mankiewicz, Michael Curtiz, etc., plongent le spectateur dans une ambiance intrigante ou angoissante, sachant, chacun dans son style, créer des images fortement expressives (par le cadre et l'éclairage) et une progression dramatique intense (par le rythme et la précision du montage). Du vrai et grand cinéma."

    Mercredi 18 juillet :
    Bas les masques (Deadline), de Richard Brooks (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Jeudi 19 juillet :
    Le Médaillon (The Locket), de John Brahm (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Vendredi 20 juillet :
    Le Secret derrière la porte (Secret Beyond the Door), de Fritz Lang (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Samedi 21 juillet :
    La Cinquième victime (While The City Sleep), de Fritz Lang (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Dimanche 22 juillet :
    La Garce (Beyond the Forest), de King Vidor (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Lundi 23 juillet :
    Assassin sans visage (Follow Me Quietly), de Richard Fleischer (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Mardi 24 juillet :
    Born To Be Bad (Born To Be Bad), de Nicholas Ray (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).

    * L'Action Christine
    4, rue Christine
    75006 Paris
    Tél; : 01.43.25.85.78
    contact@actioncinemas.com
    Liens : Fritz Lang |Richard Fleischer |Alfred Hitchcock |Michael Curtiz |Raoul Walsh |King Vidor

Le Juge est l'assassin

"J'ai toujours voulu jeter quelque chose par cette fenêtre. Je ne pensais pas que ce serait moi." Ces propos amers et caustiques sont tenus par McGill, le rédacteur en chef du Morning Standard alors qu'il vient tout juste d'être défenestré par Le Juge, un tueur en série qui étrangle ses victimes les nuits pluvieuses. C'est peut-être la seule anomalie dans un scénario tiré au cordeau, et qui met en scène une jeune et jolie reporter associé à un non moins joli mais bourru inspecteur de police. On se doute que le duo aura raison du tueur, tout comme on se doute qu'il y aura idylle à la fin, mais qu'importe. Nous sommes en 1949, le film réalisé par l'immortel Richard Fleisher (à la fin, à la limite du gâtisme il tournera un Conan le Barbare avec Schwarzy !) propose une intrigue ingénieuse, et un traité de la procédure policière de haute volée. Le tueur en est au début à sa sixième victime. Elles seront vite huit au grand dam de notre inspecteur de service, abattu, désabusé, croulant sous la fatigue. Jusqu'au moment où une idée géniale nait : celle de réunir tous les indices collectés, de faire un portrait-robot pour remplacer les fiches signalétiques, puis, ultime création, un mannequin grandeur nature. Ce mannequin est une pièce essentiel du rouage de Fleisher. À un moment du film, l'inspecteur entamera avec lui un monologue sans se douter que c'est réellement à l'assassin qu'il s'adresse. À partir de ce moment, les flics entreprennent de nouvelles enquêtes de voisinage. Ils ne tarderont pas à découvrir l'identité de cet assassin sans visage. Et ce visage, justement, c'est seulement à la fin qu'il se tournera sur la caméra inquiet au moment même où le tueur se rend compte que sa rue habituellement peuplée d'enfants qui jouent est déserte. Se doutant qu'un piège se referme sur lui, il s'empresse de s'enfuir vers une usine poursuivi par notre inspecteur, et nous offrant ainsi un final digne de la maîtrise de Richard Fleisher dans un film où il nous fait l'étalage de son talent : superbes cadrages, dialogues outrancièrement jouissifs, jeu de l'ombre et de la lumière, clarté citadine qui se confond avec la grisaille de la pluie, gimmicks comiques. Une heure de pur régal.

Extrait de Assassin sans visage. La présentation du mannequin :


Assassin sans visage (60 min.) : réalisé par Richard Fleisher avec William Lundigan, Dorothy Patrick, Jeff Corey...
Bonus. Présentation de Serge Bromberg.

Citation

J'ai connu un type qui coupait la queue des chats. Il n'aimait pas les chats. Le Juge raccourcit la vie des gens. Il n'aime pas les gens, on dirait.

Rédacteur: Julien Védrenne mardi 22 mai 2012
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