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Téléfilm - Noir

La Ballade de Kouski

Disparition MAJ vendredi 20 juillet 2012

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Réédition

Tout public

Prix: 0 €

Olivier Langlois
Scénario adapté de l'œuvre de Thierry Crifo
Paris : mfp, juillet 2012
couleur ;

Drame kouskïen atone

Dix ans après la parution de La Ballade de Kouski dans la "Série noire" des éditions Gallimard, Thierry Crifo voit son roman adapté par Olivier Langlois avec Florence Thomassin (Sandra), Serge Riaboukine (Kouski) et Francis Renaud (Victor). Une réalisation propre pour un style académique à la dramatique effleurée.

Kouski, c'est un ancien hockeyeur professionnel, boiteux, s'aidant d'une canne, qui a racheté le café où il venait avec Victor, son meilleur ami, quand ils étaient jeunes et insouciants, et qu'ils allaient vivre un amour à trois avec Sandra. Seulement de l'eau a coulé sous les ponts. Sandra s'est mariée avec Victor, ils ont eu un enfant. Leurs chemins se sont séparés d'autant plus radicalement que Victor, accroc au jeu, taxait de plus en plus et de plus en plus fortement Kouski. Alors Kouski a vécu dans ses souvenirs jusqu'au jour où il a vu débarquer Sandra complètement hagarde venue lui demander son aide.



Il ne faut pas longtemps au téléspectateur pour comprendre que Sandra a une case en moins, qu'elle cache à Kouski une partie de sa vie. Mais Kouski est une bonne poire qui va chercher Victor en guise d'expiation. Olivier Langlois choisit d'entremêler trois histoires : celles présentes de Kouski et de Sandra, celle du passé de Victor et Kouski. Il n'y a que très peu de supense.

Le téléfilm nous plonge dans un flashback censé être impressionnant pour la jeune fliquette du début qui va entendre Serge Riaboukine lui narrer une tragédie humaine. La voix narratrice, atone, rend le drame monotone (et pourtant, qui se souvient du même Serge Riaboukine voix discordante de Rien à cirer sur France Inter ?). Drame qui a beaucoup de mal à trouver du rythme. Pourtant, les comédiens jouent juste, sans pour autant paraitre inspirés. Le cadre est propre, la réalisation tout pareil, même le trottoir sur lequel Kouski est passé à tabac. Son coup de boule revanchard sera lui aussi tout propret.

Il manque quelque chose pour faire paraitre ces quatre-vingt-dix minutes plus angoissantes ou trépidantes. Un montage plus en rythme, une risque pris, qui nous éloigne des ces montages à cases et gros traits tendantce années 1980. C'est ça qui est dommage surtout, qu'avec ce roman, il y avait matière à entre drame de la vie, folie et destruction. Il n'en demeure pas moins un film plaisant (!) à voir.

La Ballade de Kouski réalisé par Olivier Langlois (2008) avec Serge Riaboukine (Kouski), Florence Thomassin (Sandra Serpolette), Francis Renaud (Victor).

Téléfilm (90 min.) - France 2 - samedi 21 juillet - 22 h 55.

Illustration intérieure

Les retrouvailles entre Kouski et Sandra, une fois les larmes passées.


Rédacteur: Julien Védrenne lundi 16 juillet 2012
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