Les Vies de Gustave

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dimanche 18 août

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Roman - Noir

Les Vies de Gustave

Vengeance - Urbain MAJ mardi 24 juillet 2012

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 16,9 €

Gilles Del Pappas
Paris : Au-delà du raisonnable, avril 2012
260 p. ; 19 x 13 cm
ISBN 978-2-919174-04-1

Actualités

Saga Massilia

Avec Philippe Carrese, Gilles Del Pappas est un des premiers à avoir remis Marseille sur la carte du polar... pour le meilleur ou pour le pire, puisque comme chaque mode, il y en eut pour croire qu'il suffisait d'enquiller les clichés avé l'accent pour faire rire les Parigots et décrocher le pompon... La vague a reflué, emportant les opportunistes, et Del Pappas est toujours là, ce qui n'étonnera personne. Et s'il tombe toujours un peu dans le folklore, au moins, celui-ci fait-il partie de son héritage. Sauf que, con à la voile, il ne fait plus de polar stricto sensu ! Cette histoire de rédemption n'entretient que des rapports périphériques avec le polar et se met sous les auspices du chef de file Marcel Pagnol, dont l'ombre et l'irremplaçable faconde plane encore sur la littérature du Sud - enfin, pour ceux qui ont pris la peine de le lire. On suit l'itinéraire de Gustave, miraculé d'un assassinat raté et surgit inopinément des flots. Recueilli par un curé, tenu de se cacher, lui qui repose officiellement dans les eaux du vieux port, Gus va changer. Car il était un truand, un cacou, un vrai et un des pires, qui durant la guerre, avait même erré du côté de la collaboration. Transfiguré, Gus va se grandir, d'abord par l'art, en l'occurrence la peinture, puis avec l'amour, jusqu'à ce que le passé finisse par le retrouver. À travers cette histoire simple qui se frotte à l'Histoire, Gilles Del Pappas nous brosse un portrait de cette Marseille de l'après-guerre ou, comme notre protagoniste, tout le monde préfèrerait oublier les errements de jadis. Ce n'est pas pour autant un roman historique : l'Histoire ne prend jamais le pas sur le récit, mais reste là, en toile de fond. Et faut-il rappeler que l'auteur reste un styliste hors pair reconnaissable dès ses premières pages ? Malheureusement, comme le maître Pagnol (Marius et Fanny), la fin verse un brin dans le mélodrame sentimental jusqu'à un happy-end un peu dégoulinant. Mais qu'importe, tant les plus de deux cents pages qui l'ont précédé nous ont transporté ailleurs et présenté une galerie de personnages attachants ?

Nominations :
Olives noires 2012

Citation

Le chef admiré, De Gaulle, lui, n'aimait pas Marseille. Il n'avait que du mépris envers ces jeunes résistants dépenaillés, quelquefois en short et en espadrilles, qui pourtant étaient venus l'acclamer à son passage. Les embrouilles entre les communistes et les socialistes du jeune avocat Gaston Defferre, qui avait annexé l'ancien journal collaborationniste Le Petit Marseillais, étaient incessantes.

Rédacteur: Thomas Bauduret lundi 23 juillet 2012
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