Le Train sifflera trois fois

Nicholaï Hel, remarqua Voroshenine, était presque exactement du même âge que Michel Guibert. C'était une coïncidence, mais les hommes croyant aux coïncidences que connaissait Voroshenine étaient tous des hommes morts.
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lundi 14 octobre

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DVD - Western

Le Train sifflera trois fois

Psychologique - Vengeance - Assassinat MAJ mardi 04 septembre 2012

Note accordée au livre: 6 sur 5

Grand format
Réédition

Tout public

Prix: 9,9 €

Fred Zinnemann
High Noon - 1952
Paris : JM Productions, avril 2012
1 DVD VO/VOST Zone 2 ; noir & blanc ; 19 x 14 cm
Coll. "La Dernière séance", 10

Actualités

  • 04/09 Cinéma: Restauration et burlesque à l'Action Christine
    Si l'Action Christine a mis temporairement un terme à son festival policier, il n'en demeure pas moins que ses deux salles obscures résonneront de nos genres de prédilection à travers des thématiques variées. Ainsi, le cinéclub parisien propose des films restaurés parmi lesquels se trouvent un polar, Histoire de détectives, une course au trésor délirante (qui aurait pu être dans la seconde thématique), Un monde fou, fou, fou, et un western en temps réel, Le Train sifflera trois fois. Le burlesque et le loufoque à l'honneur de la seconde salle proposeront l'incontournable Arsenic et vieilles dentelles, le crime à l'état humoristique, mais passera aussi la guerre au crible de l'humour noir avec M.A.S.H.. Est-ce utile de vous dire que les autres films ne sont pas à négliger ?

    Festival : sept belles rééditions en numérique

    Mercredi 4 septembre :
    Histoire de détective (Detective Story), de William Wyler (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Jeudi 5 septembre :
    Raccrochez... c'est une erreur (Sorry Wrong Number), de Anatole Litvak (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Vendredi 6 septembre :
    Propriété interdite (This Property is Condemned), de Sidney Pollack (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Samedi 7 septembre :
    Un monde fou, fou, fou (It's a Mad Mad Mad Mad World), de Stanley Kramer (14 h 30, 17 h 30 & 20 h 30).
    Dimanche 8 septembre :
    Une place au soleil (A Place in the Sun), de George Stevens (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Lundi 9 septembre :
    Le Train sifflera trois fois (High Noon), de Fred Zinnemann (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Mardi 10 septembre :
    Le Grand chantage (Sweet Smell of Success), de Michael Curtiz (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).

    Festival : éclats de rire
    "Du burlesque au loufoque. Dès la naissance du cinéma muet, s'inspirant du jeu de la Commedia dell Arte, des saltimbanques, de la pantomine, le burlesque fit jaillir le rire. Avec l'avènement du parlant, le cinéma joua avec le langage, devenant parfois une simple imitation du 'théâtre de boulevard'. Mais, notamment à Hollywood, il y eut une suite au burlesque avec la Screwball Comedy, des comédies au rythme endiablé, puis avec un style de films loufoques où le gag l'emporte sur le sujet, où dans une cadence effrénée se suivent des situations absurdes défiant toute logique. Ces caricatures, ces satires, ces critiques humoristiques de notre monde, ne sont pas sans intention de la part des créateurs, mais l'important est avant tout de faire éclater de rire le public d'une salle de cinéma."

    Mercredi 4 septembre :
    Arsenic et vieilles dentelles (Arsenic and Old Laces), de Frank Capra (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Jeudi 5 septembre :
    Deux têtes folles (Paris When it Sizzles), de Richard Quine (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Vendredi 6 septembre :
    M.A.S.H. (M.A.S.H.), de Robert Altman (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Samedi 7 septembre :
    Arrêt d'autobus (Bus Stop), de Joshua Logan (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Dimanche 8 septembre :
    L'Impossible monsieur bébé (Bringing Up Baby), de Howard Hawks (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Lundi 9 septembre :
    Mademoiselle et son bébé (Bachelor Mother), de Garson Kanin (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Mardi 10 septembre :
    Victor Victoria (Victor Victoria), de Blake Edwards (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).

    * L'Action Christine
    4, rue Christine
    75006 Paris
    Tél. : 01.43.25.85.78
    contact@actioncinemas.com
    Liens : George Stevens |Fred Zinnemann

85 minutes chrono

Trois cavaliers arrivent dans la petite ville du far west d'Hadleyville sous le regard apeuré de ses habitants, puis se dirigent vers la gare. Il est 10 h 30. Il attendent le retour d'un homme à moitié fou, condamné à mort lors de son procès par un juge, puis envoyé dans une prison où il a fini par être gracié puis libéré. Aucun doute n'est possible : l'homme revient pour se venger de ses bourreaux. Et parmi eux, Will Kane, le shérif, qui n'est autre que Gary Cooper qui au même moment se marie avec Amy Fowler (Grace Kelly) dans une insouciance bon enfant qui tranche avec la peur qui s'abat simultanément sur chacun des habitants. Le film va durer quelques quatre-vingt-cinq minutes soit la durée exacte de l'action. En noir et blanc à une époque où la couleur est de mise avec une véritable ballade en guise de musique de film. La caméra va faire d'incessantes fixations sur une horloge dont les aiguilles se rapprochent insensiblement de midi, heure fatidique à laquelle Gary Cooper va être aux prises avec quatre tueurs sauf s'il peut trouver des adjoints pour l'aider. Et c'est la que se situe le nœud du scénario. Car outre qu'il montre un héros qui tranche car il ne cesse d'avoir peur (ce qui ne l'empêchera nullement d'affronter son destin mené imperturbablement par la conscience de son devoir), il ne cesse de pointer du doigt la sombre lâcheté de l'individu devant la raison collective. Le film, tourné en vingt-huit jours pour un budget de 730.000 dollars, connaitra à sa sortie un accueil mitigé - certains y voyant un film anti-américain en cette sombre période du Maccarthisme. Pourtant, tous les éléments sont là pour en faire le chef d'œuvre qu'il est maintenant. Un cow boy emblématique, une femme tout autant, des sentiments exacerbés, une réalisation ingénieuse avec des gros plans sur des visages transpirants de peur, le tic-tac incessant d'une horloge, des plans serrés sur une voie de chemin de fer déserte, des dialogues rugueux et pourtant fins, et une intrigue secondaire qui permet de voir l'impressionnant talent d'actrice de Katy Jurado. La belle Grace Kelly fera fi de ses convictions religieuses et obéira à son destin pour aider un Gary Cooper esseulé. Ils finiront par partir sans une regard pour les autres habitants. Tout simplement grandiose.

Les trois premières minutes du film :


Le Train sifflera trois fois : 85 min. réalisé par Fred Zinnermann sur un scénario de Carl Foreman d'après la nouvelle "The Tin Star" de John W. Cunningham avec Gary Cooper, Grace Kelly, Thomas Mitchell, Lloyd Bridges, Katy Jurado, Otto Kruger, Lon Chaney Jr, Lee Van Cleef...
Bonus. Commentaire de Maria Cooper-Janis, Jonathan Foreman, Tim Zinnerman, John Ritter & David Crosby. Le making-of du film présenté par Leonard Maltin. Documentaire sur les coulisses du tournage. Émission radio avec Tex Ritter.
Booklet. Le Train sifflera trois fois & "Il était une fois La Dernière séance" épisode 10 (16 p. illustrées en couleur).

Citation

Je n'ai pas le temps de vous faire un dessin. Au 5e siècle avant J.-C., les Athéniens, ayant subi les excès d'un tyran, le bannirent. Quand il revint avec une armée de mercenaires, ces mêmes citoyens lui ouvrirent les portes de la ville et ne bronchèrent pas quand il exécuta les dirigeants. La même chose arriva il y a huit ans dans une ville du nom de Indian Falls. Je dois la vie à l'intercession d'un femme de réputation douteuse et à une bague qui avait appartenu autrefois à ma mère. Mais je n'ai plus de bagues.

Rédacteur: Julien Védrenne dimanche 26 août 2012
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