Blood Hollow

Elle tente d'étrangler l'irrationnel qui gagne du terrain. Imaginer qu'il existe une entité capable de lui délivrer la vérité l'angoisse soudain. Fantômes. Démons. Esprits. Cela lui rappelle les reportages outranciers sur le surnaturel qui passent à la télévision. Si le Yi King lui permet d'avoir accès à la vérité, d'où vient cette connaissance ?
Samantha Bailly - À pile ou face
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

La Guerre est une ruse
Frédéric Paulin retrace avec intelligence l'histoire violente de l'Algérie entre 1992 et 1995, un...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

mardi 17 septembre

Contenu

Roman - Western

Blood Hollow

Ethnologique - Assassinat MAJ jeudi 13 septembre 2012

Note accordée au livre: 4 sur 5


Inédit

Tout public

Prix: 20 €

William Kent Krueger
Blood Hollow - 2004
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Philippe Aronson
Paris : Le Cherche midi, septembre 2012
480 p. ; 23 x 15 cm
ISBN 978-2-7491-1841-3
Coll. "Thriller"

Western contemplatif

Si Bloody Hollow roman devient un film, ce sera une production indépendante, peuplée d'acteurs à gueule interprétant des gens pauvres mais dignes, avec une réalisation tout en longs plans fixes dépourvus de musique pour souligner les bruits du vent et de la nature, gentiment consensuel (au final, chacun reste à sa place, et un tour à l'église peut tout arranger), tout prêt pour passer au festival de Sundance et recevoir les éloges pavloviens de nos critiques de salon qui adorent ce quart monde du moment qu'il reste gentiment de l'autre côté de l'Atlantique. Et si cette description allèche le lecteur potentiel, pas de doutes, il ne sera pas déçu. L'ambiance est celle d'un de ces westerns picaresques des années 1970 à travers une intrigue minimaliste : lorsque le cadavre de Charlotte Kane, riche héritière du Minnesota disparue après une soirée arrosée, est découvert à la fonte des neiges, les soupçons se tournent vers son ami Winter Moon, indien de la réserve locale. Le shérif Corcoran "Cork" O'Connor croit malgré tout en l'innocence de celui qui, en cavale, dit avoir rencontré Jésus et se met à faire des miracles... Mais ce n'est pas l'intrigue qui compte dans ce (très) gros roman, ce sont plutôt les personnages et les nombreuses notations d'atmosphère parsemant cette histoire qui évite résolument l'écueil du misérabilisme, menée par un shérif qui aurait pu être interprété par feu John Wayne. Ceux habitués aux intrigues plus serrées auront le droit de trouver le tout d'un ennui poli et de bon ton. Simple question de sensibilité... En revanche, en ces temps de thrillers usinés à la mitrailleuse, l'ensemble est écrit avec un style à la fois simple et extrêmement minutieux, sans la prétention de ceux qui veulent aboutir au mythique "grand roman américain sinon rien", aidé par une traduction de toute première qualité.


On en parle : Carnet de la Noir'Rôde n°47

Citation

La nuit était calme, mais le lac était en plein dégel. De l'autre côté des grands pins, il gémissait, craquait, et Cork pensa aux cris d'un animal monstrueux en train de se réveiller.

Rédacteur: Thomas Bauduret lundi 27 août 2012
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page