Lady S - 8 : Raison d'État

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Bande dessinée - Espionnage

Lady S - 8 : Raison d'État

Terrorisme - Chantage - Complot MAJ lundi 10 septembre 2012

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 12 €

Jean Van Hamme (scénario), Philippe Aymond (dessin)
Marcinelle : Dupuis, août 2012
48 p. ; illustrations en couleur ; 30 x 22 cm
ISBN 978-2-8001-5430-5
Coll. "Repérages"
Lady S, 8

Ce qu'il faut savoir sur la série

Lady S est le nom de code d'une jeune femme recrutée par une mystérieuse organisation anti-terroriste, le CIRCAT. Elle s'appelle Shania Rivkas. Son père est un bio-généticien estonien qui a disparu lors de sa tentative de passage à l'Ouest. Shania échappe à la mafia russe et survit en devenant une voleuse de haut vol connue comme La Souris. Adoptée sous le nom de Susan par James Fitzroy, un diplomate américain, elle devient sa plus proche collaboratrice.

Un piège... d'État !

Pour permettre à son père naturel de retrouver, enfin, un refuge et son rang de chercheur, Shania, dans l'épisode précédent, accepte une infiltration imposée par Le Colonel, un homme étrange qui semble tout connaître du passé de la jeune femme. Cette mission l'emmène à Marseille...

Le présent album débute alors que Shania est en prison dans l'attente de son procès, accusée d'avoir tué. Elle est persécutée par Carole, une gardienne, et d'autres détenues emmenées par Bonnie. Il s'agit d'une action concertée pour la faire craquer. Elle ne cède pas. Une autorité supérieure décide d'un changement de stratégie. Shania est droguée, une évasion est organisée avec Bonnie qui prend Carole en "otage".
Shania se réveille dans une chambre anonyme pour apprendre de la part de Carole qu'elle est morte, que les deux évadées se sont suicidées au cyanure après avoir tué leur otage. Son père naturel et son père adoptif ont reconnu son cadavre à la morgue. Elle s'empare d'un pistolet et veut s'enfuir. Mais, les balles sont fictives. Le Colonel apparait et lui explique sa situation. Elle prend conscience de l'ampleur du piège dans lequel elle est tombée.

Jean Van Hamme signe le scénario du huitième opus de cette série qui met en scène une jeune femme dont l'origine, d'abord mystérieuse puis incertaine, se dessine au fil des albums. Le scénariste, qui aime conjuguer l'incertitude, l'ambiguïté, se régale avec Lady S en animant une protagoniste particulièrement riche en zones d'ombre.
Cet album confirme l'évolution du ton et d'atmosphère opéré dans l'opus précédent (Une seconde d'éternité, Dupuis 2011) avec l'introduction du Colonel. Ce personnage dirige un insolite service conçu pour répondre à la Raison d'État. Il semble tout connaître de l'héroïne et possède une dose de machiavélisme peu commune.
Le scénariste s'inspire, en partie, des programmes mis en place pour la protection des témoins, avec l'organisation d'une nouvelle vie.
L'action tonique, l'intrigue dynamique et retorse, avec nombre de retournements de situations particulièrement bien amenés, donnent une histoire passionnante qui tient en haleine de bout en bout.

Philippe Aymont, qui a signé la série "ApocalypseMania" (huit albums, Dargaud), la toute nouvelle série "Highlands" (Dargaud, août 2012) continue de nous régaler avec un dessin réaliste qui sait rendre toute la tonicité de l'intrigue. S'il soigne les scènes d'action, les personnages, travaille le détail, il excelle dans le décor quand l'occasion lui en est donnée. La première partie de cet épisode se déroule en milieu carcéral où le décor est, par nature, minimaliste. Aussi se rattrape-t-il quand l'action se déporte vers Florence.

La série "Lady S" se bonifie d'opus en opus. Raison d'État marque une nouvelle avancée dans cette voie. C'est un régal !

Illustration intérieure

Le quotidien de la vie carcérale pour Shania avec ses promenades organisées.


Citation

Cernées par la police, les deux évadées se suicident au cyanure après avoir tué la gardienne qu'elles avaient prises en otage.

Rédacteur: Serge Perraud mardi 28 août 2012
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