La Ronde des mensonges

Quand on est petit, on a peur du noir et du loup et d'un tas de conneries de ce genre. Après, ça passe. Parce qu'après il y a pire.
Guillaume Guéraud - Le Contour de toutes les peurs
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lundi 26 octobre

Contenu

Roman - Thriller

La Ronde des mensonges

Social - Assassinat MAJ jeudi 04 octobre 2012

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 23 €

Elizabeth George
Believing the Lie - 2012
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Isabelle Chapman
Paris : Presses de la Cité, octobre 2012
660 p. ; 23 x 14 cm
ISBN 978-2-258-08509-1
Coll. "Sang d'encre"

Actualités

  • 11/10 Édition: Parutions de la semaine - 11 octobre
  • 05/10 Édition: Parutions de la semaine - 5 octobre
    Pleins feux sur les éditions Rivages qui avec Bill James, Elmore Leonard et un étrange duo composé de Ken Bruen et Reed Farrel Coleman proposent trois romans délectables. Le premier vaut le détour ne serait-ce que parce qu'il reprend ce qui a fait le succès des littératures romantiques du XIXe siècle : c'est un roman épistolaire (mais noir). Les nouveaux romans de Marin Ledun (chez Ombres noires, un nouvel éditeur), Elizabeth George, Donna Leon, Peter May, Arni Thorarinsson, Pierre Lemaitre et Don Winslow arrivent sur les tables avec des avis très partagés. Winslow et George cèdent ainsi aux facilités américaines. C'est de l'efficace mais sûrement pas du dérangeant, du déstabilisant. Du neuf fait avec du vieux. Et c'est bien dommage. Le Seuil publie des nouvelles mettant en scène Wallander, le personnage de Henning Mankell, pendant que L'Opportun en dégotte cinquante de Maurice Leblanc. Rayon des rééditions poche, nous ne saurions vous conseiller de vous plonger dans Paperboy, de Pete Dexter ou L'Affaire Vargas, de Fernando Pessoa. Pour les amateurs, il y a aussi les romans de Philip Kerr, Ian Rankin et Robert Littell. Très différents dans leurs genres, mais sobres et efficaces...

    Grand format :
    L'Ange du matin, de Arni Thorarinsson (Métailié, "Noir")
    Mauvais pas, de Linwood Barclay (Belfond, "Noir")
    Ce bonheur trop parfait, de Suzanne Bugler (Presses de la Cité, "Suspense psychologique")
    Comme au cinéma : petite fable judiciaire, de Hannelore Cayre (Métailié)
    Jeunes pousses en folie, de Jean Céa (L'Harmattan)
    Ligne de mire. 1, de Tom Clancy (Albin Michel, "Thrillers")
    Ligne de mire. 2, de Tom Clancy (Albin Michel, "Thrillers")
    Mauvaises fréquentations, de Marcia Clark (Albin Michel, "Spécial suspense")
    Le Souilleur de femmes d'Oxford : et autres cas mystérieux du Dr Henry St Liver, de Gary Dexter (Le Dilettante)
    L'Automne meurtrier, de Andrea Ellison (Mosaïc)
    Un goût de cendres, de Elizabeth George (Presses de la Cité, "Sang d'encre")
    La Ronde des mensonges, de Elizabeth George (Presses de la Cité, "Sang d'encre")
    Lettres de Carthage, de Bill James (Rivages, "Thriller")
    Beau parleur, de Jesse kellerman (Les 2 Terres, "Best-seller")
    Freezing, de Clea Koff (Héloïse d'Ormesson)
    Nouvelles inédites, de Maurice Leblanc (L'Opportun)
    Dans le ventre des mères, de Marin Ledun (Ombres noires)
    Sacrifices, de Pierre Lemaître (Albin Michel, "Thrillers")
    Les Joyaux du paradis, de Donna Leon (Calmann-Lévy)
    La Faille souterraine : et autres enquêtes, de Henning Mankell (Le Seuil, "Policier")
    Le Braconnier du lac perdu, de Peter May (Le Rouergue, "Noir")
    La Politique du tumulte, de François Médéline (La Manufacture de livres)
    Le Murmure de l'ogre, de Valentin Musso (Le Seuil)
    Sonate pour un espion, de Jean-Pierre Pochon (Robert Laffont)
    Les 500, de Matthew Quirk (Le Cherche midi, "Thriller")
    L'Évadée du bocal, de Patty Siyha (Chloé des Lys)
    Cool, de Don Winslow (Le Seuil, "Policier")
    Aventure de Newton Poppleford : le jeu des 7 terreurs, de Gordon Zola (Le Léopard démasqué)

    Poche :
    Et l'ange de Reims grimaça, de Jean-Pierre Alaux (10-18, "Grands détectives")
    Va, brûle et me venge !, de Philippe Bouin (Archipoche, "Archipoche")
    Tower, de Ken Bruen & Reed Farrel Coleman (Rivages, "Noir")
    Lazhadeg, de Maxime Chattham (Hor Yezh)
    Un père idéal, de Paul Cleave (LGF, "Thriller")
    Caïds, de Martina Cole (LGF, "Thriller")
    Paperboy, de Pete Dexter (Points, "Roman noir")
    Les Yeux de Lira, de Eva Joly & Judith Perrignon (Points)
    Jusqu'à la folie, de Jesse Kellerman (J'ai lu, "Thriller")
    La Paix des dupes : un roman dans la Deuxième Guerre mondiale, de Philip Kerr (LGF, "Policier")
    L'Élixir du diable, de Raymond Khoury (Pocket)
    La Parole perdue, de Frédéric Lenoir & Violette Cabesos (LGF, "Thriller")
    Cat Chaser, d'Elmore Leonard (Rivages, "Noir")
    Philby : portrait de l'espion en jeune homme, de Robert Littell (Points, "Policier")
    Le Mensonge dans la peau : la ruse de Bourne, de Eric van Lustbader (LGF, "Thriller")
    les Charmants travers de nos semblables, d'Alexander McCall Smith (10-18, "Grands détectives")
    L'Affaire Vargas, de Fernando Pessoa (Folio)
    Lost Girls, de Andrew Pyper (Points, "Thriller")
    Exit music, de Ian Rankin (LGF, "Policier")
    Panique à Bamako, de Gérard de Villiers (Gérard de Villiers, "SAS)
    Satori, de Don Winslow (Points, "Policiers")
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Familles décomposées

Autrefois, la vie était on ne peut plus simple : un homme, une femme. On se mariait, on avait des enfants, on mourait. Aujourd'hui, c'est bien plus compliqué : les femmes ont des enfants dont elles ne veulent pas s'occuper tandis que d'autres ne peuvent en avoir. Les hommes quittent leurs épouses pour se mettre en ménage avec d'autres hommes. Lorsqu'ils restent, ils prennent des maitresses dont ils ont des enfants. Parfois, leurs épouses se sauvent avec les enfants vers d'autres amants. Et l'on pourrait multiplier les variantes notamment en installant au cœur de l'intrigue un policier qui vient de perdre sa femme et essaye de trouver un dérivatif dans les bras de sa supérieure hiérarchique. Avancées scientifiques obligent associée à un monde barbare moderne, nous pouvons rajouter de la procréation médicalement assistée et des pédophiles qui réalisent des snuff movies sur et par Internet. Tel est le postulat de départ du nouveau et très conséquent roman d'Elizabeth Georges, La Ronde des mensonges.

Que dire de l'enquête policière en elle-même ? Thomas Linlay et Barbara Harvers, les deux enquêteurs récurrents de choc de Scotland Yard, n'ont guère le temps de bâiller au corneilles, mais Barbara se retrouve vite coincée car elle ne parle pas espagnol - c'est là un des nœuds de l'intrigue -, et surtout elle ne cesse de se poser d'énormes questions sur sa coupe de cheveux. Quant à Thomas, il a été envoyé, incognito, pour le compte d'un ami du chef de la police, afin de savoir si la mort d'un héritier est accidentelle ou criminelle. Comme l'enquête est officieuse, évidement, elle se perd dans les méandres des personnages secondaires qui occupent à tour de rôle l'espace central que sont les différents autres héritiers, le patriarche de la famille, sa femme, le fils du mort qui souffre de savoir l'homosexualité de son père... En somme, du tissu familial très complexe dans lequel s'insinue du très superficiel.

Elizabeth George cherche à embrasser un thème dans toutes ses composantes : les familles recomposées, les difficultés liées aux enfants que l'on a ou que l'on aimerait avoir, et ce au travers d'une multitude de personnages. Du coup, son enquête se retrouve comme l'un de ses personnages engluée dans des sables mouvants pour échapper à un péril imaginaire. Cela donne un roman pâteux de plus de six cents pages, qui ravira les dévoreurs de papier mâché, mais irritera ceux qui sont allergiques au faux rythme noir-sentimental.

Citation

Mais il me semble que Nicholas aurait du être là, dans ce cas, pour qu'on recueille son sperme frais, afin de garantir des spermatozoïdes en super forme.

Rédacteur: Laurent Greusard lundi 14 janvier 2013
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