Le Code Jefferson

Vous avez cueilli la fleur, mais pas la racine. Vous ignorez tout de la terreur que font régner les Sébaus ! Ils sont partout, peut-être même ici, cachés dans un coin sombre.
Paul Doherty - Les Trois morts d'Isis
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

La Guerre est une ruse
Frédéric Paulin retrace avec intelligence l'histoire violente de l'Algérie entre 1992 et 1995, un...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

mardi 24 septembre

Contenu

Roman - Policier

Le Code Jefferson

Politique - Historique - Assassinat MAJ dimanche 14 octobre 2012

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 23 €

Steve Berry
The Jefferson Key - 2011
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Danièle Mazingarbe
Paris : Le Cherche midi, septembre 2012
592 p. ; 22 x 14 cm
ISBN 978-2-7491-2476-6
Coll. "Thriller"

Actualités

  • 16/05 Édition: Parutions de la semaine - 16 mai
  • 28/09 Édition: Parutions de la semaine - 28 septembre
    Une semaine particulière de nouveautés puisque paraissent simultanément chez Jigal trois auteurs qui ont leurs habitudes d'écriture et leurs habitués de lecteurs : Jacques-Olivier Bosco, André Fortin et Maurice Gouiran délivrent en effet leurs nouveaux romans. Du côté du Cherche midi, c'est exactement la même situation avec Steve Berry et ses romans historiques à succès. Difficile en revanche de se prononcer sur le reste de la promotion hebdomadaire. Les éditions Ex æquo en grand format et Ravet-Anceau en poche proposent des auteurs dont on ne sait absolument rien ce qui ne veut donc absolument pas dire qu'il ne faut pas s'y intéresser. Sinon, Jean-Claude Zylberstein chez J propose sa "Bibliothèque policière". Mais, comme d'habitude, faites votre choix !

    Grand format :
    Vertiges mortels, de Neal Baer & Jonathan Greene (Ma, "Pôle noir")
    Le Code Jefferson, de Steve Berry (Le Cherche midi, "Thriller")
    Aimer et laisser mourir, de Jacques Olivier Bosco (Jigal, "Polar")
    Cœur de glace, de Richard Castle (City, "Thriller")
    Requiems, de Frédéric Coudron (Ex æquo, "Rouge")
    Le Clou de la saison, de John Crosby (J, "La Bibliothèque policière de Jean-Claude Zylberstein")
    Engrenages, de René Cyr (Ex æquo, "Rouge")
    Restez dans l'ombre, d'André Fortin (Jigal, "Polar")
    Opération ratio, de Norbert Garcia (Vents salés, "Pourpre")
    La Mort du scorpion, de Maurice Gouiran (Jigal, "Polar")
    Des fauves et des hommes, de Patrick Graham (Anne Carrière)
    Séquences meurtres, de Muriel Houri (Ex æquo, "Rouge")
    Opération Arès, de Kyle Mills (Grasset, "Grand format")
    Sauve-du-Mal et les tricheurs, de Dominique Muller (J, "La Bibliothèque policière de Jean-Claude Zylberstein")
    Le Poignard et le poison, de Marc Paillet (J, "La Bibliothèque policière de Jean-Claude Zylberstein")
    Pour une dent, toute la gueule, de Frédéric Paulin (Pascal Galodé ("Thriller")
    La Mort à pleines dents, de Mary Play-Parlange (Ex æquo, "Rouge")
    Ce que cache ton nom, de Clara Sánchez (Marabout)

    Poche :
    Printemps rouge à Lille, d'Estelle Brichet & Richard Brichet (Ravet-Anceau, "Polars en Nord")
    La Place du mort, de Jeffery Deaver (LGF, "Thriller")
    Meurtre dans un fauteuil, de Phyllis Dorothy James (LGF, "Policier")
    Piège normand, d'Aude Lhôtelais (Ravet-Anceau, "Polars en Nord")
    La Bouche qui mange ne parle pas, de Janis Otsiémi (Jigal, "Poche polar")
    Une affaire flamande, de Geneviève Reumaux (Ravet-Anceau, "Polars en Nord")
    Liens : La Bouche qui mange ne parle pas |Ce que cache ton nom |Aimer et laisser mourir |Le Clou de la saison |Steve Berry |Jacques Olivier Bosco |Frédéric Coudron |Jeffery Deaver |André Fortin |Maurice Gouiran |Janis Otsiémi |Clara Sánchez |Phyllis Dorothy James

Et si les corsaires étaient toujours...

Les États, pour renforcer leurs armées, ont de tous temps fait appel à des mercenaires. Ceux-ci ont pris des dénominations différentes, selon les lieux et les époques. C'est ainsi que, sur mers, sont nés les corsaires, très utiles pour la prédominance maritime. Mais, comment stopper leur mission quand ils ne sont pas décidés à s'arrêter ?

Le président Andrew Jackson, en 1835, échappe à un attentat. Il en connait les instigateurs et décide de les piéger.
Cotton Malone est à New York en compagnie de Cassiopée Vitt, avec qui il partage sa vie depuis leurs aventures en Chine. Il a quitté sa librairie de Copenhague suite au courriel reçu, il y a quarante-huit heures, de Stéphanie Nelle, son ancienne patronne. Elle lui fixe rendez-vous le samedi à 18 h 15 précises dans une chambre de l'hôtel Grand Hyatt. Quand il pénètre dans la pièce, il trouve un message dactylographié de Stéphanie et une étrange machine qui se met en marche. Il s'agit d'une arme automatique, commandée à distance et dirigée par une télévision en circuit fermé. Elle vise Danny Daniels, le président des USA, qui arrive dans l'avenue. Cotton réussit à dévier l'axe de tir, mais se retrouve la cible des agents de la sécurité qui finissent, sur les indications d'un mystérieux individu, par le capturer. Ils l'emmènent dans Air Force One.
Parallèlement Quentin Hale, un capitaine d'industrie multimilliardaire, et les membres du Commonwealth font tout pour garder les privilèges octroyés à leurs ancêtres par George Washington lui-même en 1793. Ils ne reculent devant rien : l'enlèvement, la coercition et surtout... le meurtre.
Daniels explicite, à Cotton et Cassiopée, la situation vis-à-vis du Commonwealth, les tenants et les aboutissants, la guerre des services secrets et la mission qu'il a confiée à Stéphanie Nelle. Mais, celle-ci n'a plus donné de nouvelles depuis quatre jours. Alarmé, Cotton Malone se demande qui lui a envoyé le courriel il y a quarante-huit heures et qui a rédigé le billet trouvé dans la chambre d'hôtel...

Steve Berry continue à dévoiler les enquêtes de son héros favori, Cotton Malone. Celui-ci a travaillé pendant plus de douze ans pour la division Magellan, une agence de renseignements dépendant du département de la Justice. Cette cellule, dirigée par Stéphanie Nelle, est proche du président. Malone a quitté depuis quelque temps son activité d'agent pour s'installer libraire à Copenhague. Mais son passé le poursuit et... le rattrape.

Le Code Jefferson est construit à partir de trois sujets principaux, à savoir : le code qui resta inviolé durant plus de deux siècles, l'assassinat de quatre présidents des États-Unis pendant leur mandat, et les corsaires. L'auteur, selon son mode opératoire, va chercher dans le passé les causes d'une situation actuelle, en général un conflit, pour concevoir ses intrigues. Ainsi, dans le présent roman, il se base sur la tentative de meurtre perpétrée en 1835 et imagine, en retour, une machination qui porte encore ses fruits aujourd'hui. Il s'appuie, pour cela, sur les lettres de marque qui garantissent au détenteur une protection légale. Cependant, depuis 1856, et le traité de Paris (traité que les USA n'ont pas signé bien qu'ils s'y alignent), le métier de corsaire est devenu illégal. Or, ceux-ci ont permis de gagner la guerre d'Indépendance et celle de 1812 qui opposa le jeune état au Royaume-Uni.

Avec le Commonwealth, l'auteur installe une société conçue sur le modèle de celle des corsaires, qui était une référence en matière de démocratie. L'image popularisée par Hollywood, comme dans de nombreux cas, est une vision très éloignée de la réalité. Il existait, sur ces navires des règles acceptées par tous ceux qui embarquaient. Ils élisaient un quartier-maître, le relais avec le capitaine, chargé de faire respecter ces règles. Leur transgression était alors sanctionnée sans pitié.

Le romancier multiplie les intervenants, les rebondissements musclés, les péripéties attractives. La succession de chapitres courts, les changements de lieux, de scènes et de personnages, à l'intérieur même de ces chapitres donnent un rythme soutenu à une intrigue dévolue à l'action. Il se sert, comme décors, de nombreux lieux authentiques qu'il a eu l'occasion de visiter. Il mêle étroitement des faits historiques avérés à des situations issues de son imagination, de rapprochements hypothétiques ou de clins d'yeux effectifs.

Steve Berry nous entraîne, pour notre plus grand plaisir dans une lecture passionnante grâce à son sens du récit, à la variété des événements et la qualité des apports historiques.

Citation

Hale parut offensé par cette accusation.
'Tuer un traître n'est pas un meurtre.'

Rédacteur: Serge Perraud vendredi 04 octobre 2013
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page