Miss Octobre - 1 : Playmates, 1961 : playmate serial killer

Quinze heures plus tôt, il pêchait tranquillement la truite dans les eaux du Chihuahueos Creek, et voilà qu'il se retrouvait dans une chambre d'hôtel de Manhattan avec 20000 dollars en poche, une terrible épée de Damoclès au-dessus de la tête et le sang d'un inconnu sur les mains.
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Bande dessinée - Policier

Miss Octobre - 1 : Playmates, 1961 : playmate serial killer

Tueur en série - Vengeance - Assassinat MAJ mercredi 28 novembre 2012

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 12 €

Stephen Desberg (scénario), Alain Queireix (dessin)
Kattrin (coloriste)
Bruxelles : Le Lombard, octobre 2012
48 p. ; illustrations en couleur ; 30 x 22 cm
ISBN 978-2-8036-3109-4
Coll. "Troisième vague"

Un polar vénéneux

En mars 1963, une élégante silhouette, toute vêtue de noir, entre subrepticement dans une belle bâtisse, se glisse entre les faisceaux d'alarmes pour s'emparer d'une œuvre d'art d'une valeur inestimable. La police est sur les lieux, en embuscade. À la sortie dérobée, Clegg attend la voleuse. Celle-ci l'enjoint à partir, après un dernier baiser, avant qu'il ne soit trop tard pour lui.
Deux ans plus tôt, Clegg, après avoir raconté une histoire à sa fille, rassure son épouse. Elle est inquiète car il doit traquer un tueur fou qui a fait des photos aux poses suggestives avec le cadavre d'une jeune femme. Il l'a baptisé Miss Janvier.
Viktor Scott a subi une tentative de viol et, après le coup sur la tête, est restée totalement sourde. Pour se donner les moyens de retrouver son agresseur, elle se fait cambrioleuse et embauche une détective.
Une seconde jeune femme, baptisée Miss Février, est retrouvée assassinée.
Clegg suit l'affaire, au grand dam de Samson, un policier ambitieux, qui veut cette affaire pour briller.

Stephen Desberg a un goût marqué pour les polars, les thrillers se déroulant dans la société nord-américaine. Il retient donc la côte Ouest et la période des Sixties comme cadre et décor de sa nouvelle série, prévue en trois tomes. Il ouvre son récit avec la révélation d'une situation et invite à revoir le film qui a amené les héros dans cette position.
Il partage les rôles principaux entre un policier qui a déjà une carrière brillante derrière lui, mais des méthodes anciennes, une jeune femme qui veut se venger de celui qui lui a infligé son handicap. Il met en scène un conflit féroce entre deux générations de flics, avec tout ce que cela suppose de trahisons, de forfaitures. Et l'auteur ne s'en prive pas !

Le scénariste rend hommage au roman noir de cette époque avec tous les ingrédients qui ont fondé ce genre : femmes fatales, flics corrompus, indicateurs équivoques, contexte politique véreux...
Comme à son habitude, Stephen Desberg propose un récit s'appuyant sur un contenu historique précis, documenté.
Il fait revivre une ambiance à une époque charnière, dans une ville mythique, avec un grand souci de réalisme.

C'est à Alain Queireiz qu'il revient la noble tâche de mettre ce polar en images. Celui-ci s'est révélé, après un long apprentissage, avec le diptyque Ava Dream (Le Lombard) où, sur un scénario de Desberg, il mettait en scène une adorable avocate. Il réalise un dessin clair, précis, voire méticuleux et du plus bel effet. Il a apporté un soin minutieux à la représentation des objets de l'époque, des vêtements des dames aux voitures. Il restitue parfaitement l'atmosphère de ces années-là, avec les prémices de la révolution sociale et culturelle qui s'annonce. Il rend un hommage appuyé au beau sexe donnant à ses héroïnes un caractère sensuel, mais sans outrances ni vulgarité.

Avec ce premier album, les auteurs livrent les éléments qui annoncent une intrigue retorse, fleurant bon une certaine nostalgie, servie par un graphisme de qualité.

Citation

Le piano, les opéras de Mozart. Plus que des souvenirs, que j'aurais tant de mal à ne pas laisser filer avec le temps. C'est à ce moment-là que j'ai décidé que je n'aurais pas besoin de la police... ni de l'argent de mon père. Les moyens, j'allais me les offrir moi-même.

Rédacteur: Serge Perraud mardi 27 novembre 2012
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