Caresser les chiens morts

Mais je ne suis plus un homme, je suis un mort.
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Voilà un étonnant roman de gangsters à la sauce coréenne. L'action se déroule à Guam, un quartier por...
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dimanche 23 février

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Roman - Noir

Caresser les chiens morts

Braquage/Cambriolage - Corruption - Gang MAJ jeudi 13 décembre 2012

Note accordée au livre: 4 sur 5

Poche
Inédit

Tout public

Prix: 7,5 €

Jan Thirion
Triel-sur-Seine : Lokomodo, août 2012
258 p. ; 17 x 11 cm
ISBN 978-2-35900-103-7
Coll. "Zone d'Ombres", 5

Actualités

  • 10/04 Prix littéraire: Cognac : jury des lecteurs 2013
    Le Festival polar de Cognac se déroulera du 18 au 20 octobre prochain, mais signe d'ores et déjà le retour d'un prix des lecteurs absent de sa précédente édition. Le Prix des bibliothèques et médiathèques du Grand Cognac serait donc immortel. L'idée d'un tel prix est à la fois intéressante et démocratique puisque tous les habitants de la région peuvent y participer pour peu qu'ils fréquentent régulièrement les bibliothèques et médiathèques associées, et que en l'espace de six mois (ils ont jusqu'au 15 septembre), ils lisent et rendent compte des six romans en compétition. Ils doivent surtout pour cela s'associer au jury de lecteurs. Les romans peuvent être empruntés dans les bibliothèques et médiathèques de Cognac, Louzac-Saint-André, Saint-Brice, Châteaubernard et Cherves-Richemont. La bibliothèque d'Ars est en attente de confirmation. Le remise du prix se fera le 20 octobre. La veille, les jurés auront rencontré les auteurs dont les romans ont été sélectionnés. À noter que la Communauté de commune participe à hauteur de mille euros par auteur aux frais de déplacement et d'hébergement des nommés. Avant de dévoiler la sélection, nous nous féliciterons doublement de la présence de Caresser les chiens, de Jan Thirion. Jan Thirion nous offre chaque semaine un texte court en mille signes qui se retrouve dans la rubrique Ma vie des autres, et ce texte sélectionné à été édité par Thomas Bauduret, rédacteur émérite de k-libre.

    Sélection 2013 :
    - Les Mâchoires du serpent, d'Hervé Claude (Actes sud, "Actes noirs") ;
    - Pour le bien des enfants, d'Alexis Aubenque (Calmann-Lévy) ;
    - Caresser les chiens morts, de Jan Thirion (Lokomodo, "Zone d'ombres") ;
    - Dans le ventre des mères, de Marin Ledun (Ombres noires) ;
    - Le Vallon des Parques, de Sylvain Forge (Le Toucan, "Toucan noir") ;
    - Le Cercle, de Bernard Minier (XO).
    Liens : Les Mâchoires du serpent |Pour le bien des enfants |Le Vallon des parques |Hervé Claude |Jan Thirion |Marin Ledun |Sylvain Forge |Festival polar de Cognac

  • 31/08 Édition: Parutions de la semaine - 31 août

Attention pauvres méchants

D'un autre roman tonkinois, Jan Thirion avait ramené des piastres, monnaie de pacotille des temps coloniaux, dont le trafic avait fait beaucoup coulé d'encre sous la IVe République. Ces piastres, une vieille dame, en a des poignées. Elle en offre comme porte-bonheur. Deux des récipiendaires de Caresser les chiens morts vont en récupérer chacun une, mais la chance sera-t-elle encore au rendez-vous ?

Gaétan est un petit truand qui participe à une combine de deuxième zone. Comme il n'a pas lu le roman de Jan Thirion, il s'est trop approché de chiens vivants et la caresse s'est transformée en morsure. Éric, lui, est un policier chargé de le coincer mais qui reste plus intéressé par de petites corruptions qui entretiennent son compte en banque. Il croit en son étoile mais il croise le chemin de la pègre rom locale de la pire des manières : il s'est mis à dos le fils du "parrain" et prend ainsi le risque d'être sauvagement mordu. Lorsque la vieille dame en plus des piastres, raconte que son mari est revenu d'Indochine avec des lingots d'or qu'il a enterrés quelque part, nos deux personnages voient la richesse s'approcher... mais ils devraient savoir que lorsque les chiens mordent, la rage arrive.

Le roman s'ouvre sur une figure complexe avec deux hommes qui jouent à la belote, action calme s'il en est, mais dont le gagnant frappe le perdant, car c'est une belote boxée... La suite va être à cette image, une variation entre la violence soudaine, parfois stupide (à un moment, alors qu'il négocié la paix, un homme tombe et déclenche le carnage) et des plages de calme, comme lorsque Éric retrouve un amour d'enfance, une jeune femme devenue aveugle. Les deux protagonistes descendent lentement dans leur enfer personnel, multiplient les bourdes comme des Jacques Tati noirs, avec une certaine élégance et l'air de ne pas y toucher. Jan Thirion est un styliste. Il se sert de ses personnages, dans une structure alternée classique, pour nous livrer une suite de variations tragiques et comiques sur la déchéance et le blues.

Citation

Éric se demanda si eux aussi, les flics de Saint-Gaudens, ils n'avaient pas été fabriqués en Chine, mal conçus, mal peints, avec des matériaux laissant tellement à désirer qu'aucune gosse n'avait envie de s'en approcher.

Rédacteur: Laurent Greusard mercredi 09 janvier 2013
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