Le Diable d'abord

À Paris, j'étais un animal en cage. Un appartement d'à peine vingt mètres carrés qui engloutissait plus de la moitié de mon salaire d'instituteur, cela ne pouvait convenir au sauvageon que j'avais été, et que je resterai sans doute jusqu'à mon dernier jour.
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jeudi 24 janvier

Contenu

Roman - Thriller

Le Diable d'abord

Tueur en série - Procédure MAJ jeudi 21 février 2013

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 19 €

Franck Hériot
Paris : Le Cherche midi, janvier 2013
428 p. ; 24 x 16 cm
ISBN 978-2-7491-2571-8
Coll. "Thriller"

Suspense blanc

Ce n'est rien de dire qu'en plus des convergences entre les genres, les passerelles entre genres et la littérature dite blanche se font de plus en plus nombreuses. D'où ce roman qui, malgré une intrigue pouvant donner un énième thriller industriel semblable aux autres, opte pour une langue plus travaillée, où l'absence de descriptions vise plus à créer une atmosphère qu'à faire scénario prémâché, et qui évoque parfois celle de Patrick Modiano.
L'histoire ? Une nommée Némesis fait évader un tueur en série digne d'un Michael Myers surnommé Faust. Celui-ci s'ingénie à laisser un sillage de cadavres décapités semés de messages narguant le commandant de police Gorin. Celui-ci doit composer avec le retour dans ses services de Laura Antonelli, commissaire à la DCRI et accessoirement son ex. Il y a aussi ce journaliste assassiné et son premier suspect, un Russe douteux du nom de Vadim, et d'étranges trafics de secrets avec la Chine. Il apparaît alors de plus en plus que, avec l'aide de Faust, Némesis a visiblement un compte à régler avec Gorin et, peut-être, ses victimes pas si innocentes que ça...
Plusieurs intrigues entrecroisées donc, mais qui entraînent le seul véritable défaut du roman : cette histoire de vengeance par tueur en série interposée et le récit d'espionnage international ne s'emboîtent qu'imparfaitement. Par contre, malgré l'absence de descriptions et de notations d'atmosphère, les personnages sont assez bien dessinés pour que l'on s'y retrouve. Reste donc l'écriture qui démontre que l'on peut faire du thriller sur des sujets actuels sans bâcler cyniquement son style. Que certains en prennent de la graine...

Citation

Qu'il trouve ou pas une bonne histoire, il lui manquerait toujours cette denrée essentielle au métier de romancier qu'est l'imagination. Et sa vie, monotone et sans saveur, ne suffisait pas à réunir les ingrédients nécessaires à remplir les cases vides. Et elles étaient nombreuses.

Rédacteur: Thomas Bauduret mercredi 20 février 2013
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