30 ans d'écrits sur le polar : 1982-2012 Volume 1, Chroniques, fictions, entretiens, essais

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Essai - Policier

30 ans d'écrits sur le polar : 1982-2012 Volume 1, Chroniques, fictions, entretiens, essais

Enquête littéraire MAJ dimanche 17 mars 2013

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 18 €

Claude Mesplède & Claude Mesplède
James Ellroy (portrait)
James Ellroy (entretien)
Jim Thompson (portrait)
Joseph Bialot (portrait)
Francisco González Ledesma (portrait)
Robin Cook (entretien)
James Lee Burke (portrait)
Stephen Hunter (portrait)
Bihorel : Krakoen, février 2013
372 p. ; illustrations en noir & blanc ; 22 x 14 cm
ISBN 978-2-36794-015-1
Coll. "Court-lettrages"

Mémo noir

Claude Mesplède est un rouage élémentaire des littératures policières à tel point que l'on ne sait plus vraiment à l'heure actuelle, à l'instar de l'œuf et de la poule, qui a créé qui. Ce que l'on sait en revanche c'est qu'année après année, inlassablement et avec le même engouement, l'homme arpente les salons de France et des Asturies, participe à des débats, rédige aussi bien dans des revues que dans des fanzines, a publié de nombreux essais dont nombre sur la "Série noire" des éditions Gallimard, a dirigé la publication d'un dictionnaire en deux volumes qui a été une fois réactualisé, qu'il a été directeur de collection, qu'il a monté un festival à Toulouse, qu'il est de toutes les associations, et qu'il a même commis un "Poulpe". Aujourd'hui, il publie au sein des Nouvelles éditions Krakoen le premier volet de ses écrits sur le polar.

Disons-le tout net : l'ensemble est hétéroclite. Claude Mesplède est un merveilleux diseur d'histoires prises sur le vif. Ses anecdotes raviront l'exégète, l'aficionado du genre qui, comme lui, se plait à croiser ces écrivains nés pour la plupart du sordide et des basses couches de la société. Quand il parle de la "Série noire", qu'il sort de derrière l'anonymat de la traductrice Jeanine Hérisson, la femme enjouée multitâche au service d'un homme, Georges Duhamel, qu'il décortique les publications, qu'il énumère les titres, les succès et les échecs, alors Claude Mesplède est insatiable et on ne veut pas qu'il s'arrête. Et c'est bien l'intérêt de la plus grande partie de ce recueil de textes que de nous montrer à la fois l'engouement d'un homme pour un genre littéraire et aussi les raisons évidentes de cet engouement. Le polar, ce genre de gare aussi décrié que des magazines de charme, a mis du temps à faire son chemin dans la littérature. Populaire, oui, mais pas au point de faire deux numéros d'Apostrophe, l'émission-culte de Bernard Pivot sur Antenne 2, à l'époque. Un seul numéro auquel le grand Claude a été convié. Mais, à vrai dire, on s'en moque, et Claude Mesplède aussi. En trente années noires, il a côtoyé les plus grands, les a interviewés, leur a taillé le portrait : de James Lee Burke à Jim Thompson en passant par l'un de ceux qu'il a le plus croisé et qu'il affectionne le plus, le Vampire de Barcelone, Francisco González Ledesma, sans oublier Robin Cook et James Ellroy.

Ce premier volet de ses écrits sur le noir remet tous ces rendez-vous de gloire au jour. Il y a des articles parus dans la revue Options, d'autres dans le fanzine La Tête en noir, il y a aussi des discours, des hommages, des dessins, quelques photos sorties de vieux tiroirs et aussi donc ce "Poulpe", Le Cantique des cantines, initialement paru chez Baleine en 1996 au tout début de l'aventure (il portait le numéro 13). Sûrement pas la meilleure des aventures de Gabriel Lecouvreur, sûrement pas la pire non plus. Un épisode qui nous emmenait à Toulouse, la ville Rose, celle de l'aéronautique (son travail lucratif à lui), mais aussi celle où pendant une représentation de Fidelio de Beethoven, une jeune femme trouvait la mort. Tout un programme pour le Poulpe, toute une lecture pour les autres. Un ouvrage de fiction qui clôt un recueil d'écrits divers et variés avec un lien monomaniaque apprécié et partagé. Gageons que le second volet nous entrainera un peu plus loin vers de noires contrées.


On en parle : 813 n°115

Citation

L'avenir du roman noir - cette littérature sans feu ni lieu - semble donc largement prometteur quant à sa persistance et à son renouvellement permanent au sein de l'école française toujours inspirée par les réalités sociales contemporaines.

Rédacteur: Julien Védrenne vendredi 15 mars 2013
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