Zone de non-droit

John Costello devint le genre de personnes qui se rassurent par des petits rituels : il compte, il fait des listes. Il n'a pas peur la nuit, car il porte en lui toute la nuit dont il a besoin. Dans la rue, il ressemble à des millions d'autres gens.
Roger Jon Ellory - Les Assassins
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mercredi 01 avril

Contenu

Roman - Espionnage

Zone de non-droit

Terrorisme - Complot MAJ lundi 22 avril 2013

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 23 €

Alex Berg
Machtlos - 2010
Traduit de l'allemand par Justine Coquel
Paris : Jacqueline Chambon, février 2013
284 p. ; 23 x 15 cm
ISBN 978-2-330-01520-6

Actualités

  • 25/02 Prix littéraire: Sélection 2014 du Grand Prix des lectrices de Elle
    Le 25 février dernier, le Grand Prix des lectrices de Elle a mis un terme à sa sélection finale 2014 dans ses trois catégories. Rappelons que outre le roman policier, les jurés récompensent également un roman de littérature générale et un document. L'ultime roman policier sélectionné est Yeruldegger, le polar mongol de Ian Manoock, récemment récompensé par le prix SNCF du polar/roman. Il vient prendre place au sein de romans hétéroclites, aux genres divers et variés et aux éditeurs, là aussi, de tous horizons. La remise du prix aura lieu le jeudi 5 juin dans les Salons France-Amériques à Paris. Les jurés auront-ils privilégié l'ethnologie, la procédure, l'énigme, le thriller ?... Il faut encore attendre quelques jours pour avoir la réponse.

    Sélection 2014 :
    - Zone de non-droit, d'Alex Berg (Jacqueline Chambon) ;
    - La Maison des absents, de Tana French (Calmann Levy) ;
    - Absences d'Alice La Plante (Robert Laffont) ;
    - Longue Division, de Derek Nikitas (Télémaque) ;
    - La Théorie du Chaos, de Leonard Rosen (Le Cherche midi) ;
    - Témoin de la nuit, de Kishwar Desai (L'Aube) ;
    - Les Impliqués, de Zygmunt Miloszewski (Mirobole) ;
    - Yeruldegger, d'Ian Manook (Albin Michel).

    Vous pouvez retrouver toute l'actualité du Grand Prix des lectrices de Elle sur le blog qui lui est consacré.
    Liens : La Maison des absents |Longue division |La Théorie du chaos |Témoin de la nuit |Yeruldegger |Tana French |Derek Nikitas |Kishwar Desai |Zygmunt Miloszewski |Ian Manook

Bombe glacée

Imaginez que, pressé par un rendez-vous d'affaires, vous passiez un contrôle des plus banals. Sauf qu'on ne vous laisse pas embarquer. Le temps passe. On vous met dans une pièce à part. Qu'avez-vous fait ? Vous l'ignorez. Et voilà que tout d'un coup, on vous accuse d'avoir fréquenté une terroriste ! Et vous vous retrouvez soudainement en cellule, sans moyen de prévenir votre famille, sans savoir comment vous en sortir. Voilà le cauchemar que vit l'avocate Valérie Weyman, le tout, bien sûr, au nom de la sacro-sainte "sécurité". Un point de départ déjà traité par le cinéma (Rendition, entre autres), qui donne ici un roman d'espionnage... en fait assez conventionnel : interrogatoires (musclés, comme lors d'un passage particulièrement terrifiant de violence), rencontres entre agents, rendez-vous et assassinats "ciblés" se multiplient avec cette espèce d'atmosphère de grisaille typique du genre post-Le Carré, le tout à travers une intrigue limpide. Et lorsque la trahison et le mensonge mènent le bal, personne n'est épargné, encore moins les attiseurs d'hystérie et les grands défenseurs du monde libre que sont les agents de la C.I.A... Quitte à ce que les citoyens ordinaires pris dans la machine à broyer se retrouvent "Machtlos", impuissants, comme le souligne le titre originel. Plutôt que l'action à la Jason Bourne, l'auteur a choisi la crédibilité et un démontage des délires pseudo-sécuritaires auquel s'adonne un Occident qui a peur de son ombre. Rien que du bon donc dans ce livre à la démonstration claire sans céder dans le didactisme ? Pas tout à fait. L'auteur a usé d'un style dépouillé, factuel et froid qui, s'il refuse le pathos ou les grands effets, ne développe pas assez ses personnages centraux et, donc, perd de l'empathie qu'on pourrait éprouver pour cette femme trahie et livrée à des brutes sans scrupules. Il en reste un bon roman d'espionnage qui appuie là où ça fait mal, mais qui souffre de sa propre froideur. Simple scories pour un premier roman bien loin de démériter.

Nominations :
Grand Prix des Lectrices de "Elle" Policier 2014

Citation

Valerie était contre la violence. Elle condamnait le terrorisme sous toutes ses formes, même si elle considérait qu'il était dû à une répartition inégale des richesses mondiales, aux vices de la mondialisation et qu'elle essayait de combattre cela dans la mesure de ses moyens.

Rédacteur: Thomas Bauduret mercredi 09 octobre 2013
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