John et Yoko sont dans un hosto

Elle sentait par-dessus tout qu'elle devait apprendre à connaitre cette enfant, à devenir son amie pour calmer ses angoisses, de quelque nature qu'elles soient. C'était la peur, elle en était sûre, qui était à l'origine des difficultés de Lucy. Si l'on parvenait à chasser ses craintes en lui témoignant de la confiance et de l'amitié, se disait-elle, Lucy retrouverait peut-être sa mémoire et sa voix.
Michael Morpugo - Le Mystère de Lucy Lost
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lundi 25 octobre

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Roman - Insolite

John et Yoko sont dans un hosto

Humoristique - Historique - Médical MAJ mardi 25 août 2009

Note accordée au livre: 4 sur 5

Poche
Inédit

Tout public

Prix: 10 €

Jan Thirion
Préface de Jean-Bernard Pouy
Bihorel : Krakoen, février 2008
226 p. ; 17 x 11 cm
ISBN 978-2-916330-36-5
Coll. "Forcément noir"

Bienvenue dans la fosse aux chansons.

Circulation fluide. L'Ami 6 roule vers le bonheur. À son bord : Billie Holliday, Janis Joplin, John et le petit Yoko. Jusqu'au crash. Janis et Billie meurent sur le coup. Direction l'hosto. Une bande de paras s'y éclatent, le rock des amerloques à fond dans les oreilles, Françoise Hardy et Sylvie Vartan en aguicheuses indolentes. Interlude. John et Yoko aux neuroleptiques. John reprendra les cours, à l'hosto : c'est long de guérir. Mais de quoi ? C'est douloureux de s'en remettre. Les Shadows passent, il est cinq heures, Paris s'éveille. Dès l'aube, la France éberluée. Qu'est-ce qu'il a donc le doux pays ? Donovan est parti chercher du secours, mais il est tard. Un autre monde arrive, la parenthèse soixante-huitarde va déjà se refermer. Trop tôt peut-être. Trop mal sans doute. Cimetière tranquille désormais. Là-bas, les années marbrées de désertions. Gibson et Fender, Jim Morrison halluciné, Dalida en veilleuse de nuit. Ici, maintenant, le monde sans aspérité. Plus rien d'extra. Les Moody Blues se sont tus. Sauve-toi John, disparais : nous sommes morts. Ne reste que l'exploration des souffrances que depuis nous avons appris à chérir. Ce ne sont pas les souvenirs qui tuent, même lorsqu'ils nous rappellent âprement que nous étions vivants ! Du superbe Je te donnerai / Tous les bateaux / Tous les oiseaux / Tous les soleils, Thirion exhume une ronde poignante, celle des bras déliés de foules qui ne savent plus faire peuple. L'imaginaire français des dernières barricades aurait pu, sous une autre plume, finir en convoi funéraire. Rien de cela chez Thirion. Une ballade, une fable, les Vietnam's songs en bandoulières. L'intrigue ne compte plus. Ni l'histoire. Osez simplement, depuis cette dédicace somptueuse - de la part d'Untel pour Machin -, cette superbe chronique polardeuse des fièvres terrassées.


On en parle : Black Mamba n°14

Citation

Pourquoi Jim Morrison n'est pas en classe, comme tout le monde ?

Rédacteur: Joël Jégouzo dimanche 26 avril 2009
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