Je dois tuer

Golconde dévoilait la vraie nature de mémé Cornemuse : le Petit Chaperon rouge qui mange le loup et la grand-mère, puis s'assied tranquillement sur un banc pour savourer les galettes piquées à sa mère en attendant que les hommes tombent du ciel.
Nadine Monfils - Maboul Kitchen
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

La Tempête qui vient
Le titre de ce nouveau roman de James Ellroy, par ailleurs deuxième volet du "Second quatuor de Los Angel...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

jeudi 21 novembre

Contenu

DVD - Noir

Je dois tuer

Politique - Assassinat - Complot MAJ jeudi 11 juillet 2013

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Réédition

Tout public

Prix: 9,99 €

Lewis Allen
Suddenly - 1954
Pamiers : Wild Side, avril 2012
1 DVD VOST Zone 2 ; noir & blanc ; 19 x 14 cm
Coll. "Vintage Classics"

Actualités

  • 18/06 Cinéma: Série B et La Dernière rafale - acte II
  • 11/06 Cinéma: Série B et La Dernière rafale
  • 21/08 Cinéma: Le Mystérieux docteur Korvo
    On est maintenant habitué à voir L'Action Christine mettre un coup de projecteur sur un film avant, la semaine suivante, de l'incorporer à une thématique. Ce coup-ci, c'est le deuxième des quatre films d'Otto Preminger avec la splendide Gene Tierney qui est à l'affiche. Rien que le titre doit susciter chez vous interrogation, mystère et envie d'en savoir un peu plus. Il s'agit du Mystérieux docteur Korvo. Mais l'on note également le retour dans la fameuse série B des films noirs de La Tigresse ou encore du Voyage de la peur. De qui passer de longues minutes noires dans cette salle obscure...

    Le Mystérieux docteur Korvo : Whirlpool, d'Otto Preminger
    "Deuxième des quatre films de Preminger avec Gene Tierney. Variation ultra-sophistiquée sur un triangle de personnages proches de celui de Laura. Ce récit d'une aventure plus pathologique encore, mais non moins criminelle que celle de Laura, est fondé sur le contraste entre les deux points de vue différents que prennent deux hommes sur la même femme. Le cynisme et le pessimisme de Preminger (qui tendront à s'effacer par la suite) veulent ici que l'amour soit aveugle et que la malice voie plus clair, plus juste et plus loin que l'amour. C'est José Ferrer, le sans foi ni loi, qui, voulant se servir de Gene Tierney, comprendra ses tourments intérieurs, que son mari pourtant spécialiste en la matière, n'avait su ni voir ni deviner. C'est ici le triomphe d'un cinéma de fascination, laquelle joue aussi bien entre les personnages qu'entre ces personnages et le spectateur. Ayant à rendre crédible, attachante, voire même touchante, une intrigue beaucoup plus tirée par les cheveux que celle de Laura, Preminger a usé en maître de tous les prestiges de sa mise en scène à la fois souple et autoritaire : mouvement d'appareils enfonçant les personnages dans le décor comme dans une eau dormante et dangereuse, subtils contrastes d'ombre et de lumière isolant parfois les visages dans une dure clarté d'aquarium. Il les a mis au service de cette exploration des gouffres intimes des personnages et, plus particulièrement, de ceux de son héroïne, qui est, comme bien souvent dans son œuvre, le pivot de l'histoire (très grande similitude des scènes d'interrogatoires de Laura et, ici, d'Ann). Personne d'autre que Gene Tierney ne pouvait livrer avec autant de sincérité et d'ambiguïté la double nature de son personnage : élégance et sérénité à l'extérieur, malaise, bouleversements, régression douloureuse et crispée vers l'enfance à l'intérieur. À côté d'elle, l'excellent José Ferrer cisèle avec talent son personnage diabolique, à la fin victime de ses diableries. Il appartient à cette catégorie, toujours perdante, des grands solitaires premingériens, experts en charme et en sortilèges, manipulateurs d'âmes et de volontés, où se recrutent quelques-uns des plus attachants personnages de l'auteur."
    Jacques Lourcelles

    Mercredi 22 août :
    Le Mystérieux docteur Korvo (Whirlpool), de Otto Preminger (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Jeudi 23 août :
    Le Mystérieux docteur Korvo (Whirlpool), de Otto Preminger (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Vendredi 24 août :
    Le Mystérieux docteur Korvo (Whirlpool), de Otto Preminger (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Samedi 25 août :
    Le Mystérieux docteur Korvo (Whirlpool), de Otto Preminger (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Dimanche 26 août :
    Le Mystérieux docteur Korvo (Whirlpool), de Otto Preminger (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Lundi 27 août :
    Le Mystérieux docteur Korvo (Whirlpool), de Otto Preminger (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Mardi 28 août :
    Le Mystérieux docteur Korvo (Whirlpool), de Otto Preminger (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).

    Cinq pépites du film noir : richesse de la série B
    "Pépinière de nouveaux auteurs, terrain d'élection de cinéastes chevronnés, la Série B est indissociable de l'ère des grands studios et d'une forme de cinéma hollywoodien tristement disparu depuis une vingtaine d'années. Méprisée par les incompétents paresseux qui ne voyaient en elle que le refuge d'une bande de cinéastes sans talent, confrontés tout à la fois à des sujets sans intérêt et à des budgets de misère, la Série B était au contraire, pour ceux qui voulaient bien la fréquenter, une succession de surprises... C'est dire que, contrairement à une idée souvent répandue, un film de Série B peut être une véritable œuvre d'auteur, produite avec un soin exceptionnel, le même que celui qui présidait à la fabrication de films plus onéreux. La présence des mêmes techniciens, le fait que les scénaristes travaillaient indifféremment pour des films de Série B ou de Série A et surtout la grande modestie des cinéastes hollywoodiens - y compris les plus célèbres - créaient une perpétuelle osmose au sein du studio, entre ces deux types de films."
    Patrick Brion (extraits de la préface de Série B de Pascal Mérigeau & Stéphane Bourgoin - Édilig).

    - Le Voyage de la peur (The Hitch-Hicker), un film de Ida Lupino.
    - Je dois tuer (Suddenly), un film de Lewis Allen avec Frank Sinatra.
    - La Tigresse (Too Late For Tears), un film de Byron Askins avec Lizabeth Scott et Dan Duryea.
    - Le Balafré (Hollow Triumph), un film de Steve Sekely avec Paul Henreid et Joan Bennett.
    - Il marchait la nuit (He Walked By Night), un film de Alfred L. Werken et Anthony Mann avec Richard Basehart.

    Mercredi 22 août :
    La Tigresse (Too Late For Tears), de Byron Askins (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Jeudi 23 août :
    Le Balafré (Hollow Triumph), de Steve Sekely (14 heures, 15 h 30, 17 heures, 18 h 30, 20 heures & 21 h 30).
    Vendredi 24 août :
    Je dois tuer (Suddenly), de Lewis Allen(14 heures, 15 h 30, 17 heures, 18 h 30, 20 heures & 21 h 30).
    Samedi 25 août :
    Le Voyage de la peur (The Hitch-Hiker), de Ida Lupino (14 heures, 15 h 30, 17 heures, 18 h 30, 20 heures & 21 h 30).
    Dimanche 26 août :
    Il marchait la nuit (He Walked By Night), de Alfred L. Werken & Anthony Mann (14 heures, 15 h 30, 17 heures, 18 h 30, 20 heures & 21 h 30).
    Lundi 27 août :
    La Tigresse (Too Late For Tears), de Byron Askins (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Mardi 28 août :
    Le Balafré (Hollow Triumph), de Steve Sekely (14 heures, 15 h 30, 17 heures, 18 h 30, 20 heures & 21 h 30).

    * L'Action Christine
    4, rue Christine
    75006 Paris
    Tél; : 01.43.25.85.78
    contact@actioncinemas.com
    Liens : La Tigresse |Le Voyage de la peur |Il marchait la nuit |Ida Lupino |Otto Preminger |Anthony Mann |Lewis Allen

  • 06/08 Cinéma: Égéries et série B - acte II
  • 01/08 Cinéma: Égéries et série B

Violence sur la société

Je dois tuer, de Lewis Allen, ne dure que soixante-douze minutes, mais ne laisse que peu de répit, il faut dire que c'est un film à l'action prenante, tout en rythme, qui prend cependant le temps de jouer sur la tension qui s'installe avant d'exploser en un final ultra-rapide. L'histoire est des plus simples : une petite ville des États-Unis voit son quotidien chamboulé par l'arrivée imminente en train du Président. Dans le même temps, les services de sa sécurité sont sur les dents car un indic mourant a révélé l'existence d'un complot visant à l'assassiner. Aussi, débarquent police d'État, CIA et faux agents du FBI. À la tête de ces derniers, John Baron (Frank Sinatra renaissant après une traversée du désert cinématographique), tueur psychopathe et pointilleux qui a eu la Silver Star pendant la guerre. Pour l'en empêcher, Tod Shaw (l'immense par le talent - Johnny Guitare, Quand la ville dort -, et par la taille Sterling Hayden, à qui l'on pardonne son témoignage devant l'HUAC, témoignage qui l'a hanté pour le restant de sa vie), le shérif de Suddenly (tout un programme !), cette petite ville bien tranquille. La confrontation entre les deux hommes se fera à l'intérieur d'une maison surplombant la gare. Une maison où l'on retrouve un retraité des services secrets, sa belle-fille et son fils, un réparateur de télé et quelques personnes de passage qui ne manquent de trépasser. Bien sûr, Tod Shaw est amoureux de la femme, Ellen Benson (Nancy Gates), qui se raccroche à la mémoire de son mari mort sur le front, et qui surprotège son petit enfant. La violence qui s'abat sur son foyer ne manquera pas de changer la donne. Et c'est bien le thème sous-jacent de ce film qui est à la frontière du film noir et du thriller : l'héritage violent de la Seconde Guerre mondiale, et la manière dont il est appréhendé aussi bien par les soldats que par les civils. Le film prend une autre dimension lorsque l'on sait qu'il est tourné en pleine guerre de Corée, et que la question de la démobilisation et le retour à la vie civile de soldats devenus des meurtriers est posée alors que dans le même temps, le Maccarthysme met sur le flanc nombre de réalisateurs et acteurs. On pourrait rajouter que la légende veut que Lee Harvey Oswald l'aurait vu quelques jours avant l'assassinat de Kennedy. Intriguant, non ?

Je dois tuer (78 min.) : réalisé par Lewis Allen sur un scénario de Richard Sale. Avec : Frank Sinatra, Sterling Hayden, James Gleason, Nancy Gates, Kim Charney, Willis Bouchey, Paul Frees...

Citation

Tu sens le devoir à plein nez, tout comme les gars au front.

Rédacteur: Julien Védrenne dimanche 07 juillet 2013
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page