RED

À la suite vient le vin d'honneur coutumier. Le Boss a plusieurs fois confié à Gustave qu'il s'agit selon lui des moments les plus importants des campagnes, boire un verre, même si on n'en a aucune envie, pour ne pas paraître bégueule, tenir des discussions animées avec des hommes et des femmes qu'on ne reverra probablement jamais, même si on n'a rien à leur dire, paraître à tout moment intéressé et intelligent, ouvert et souriant, séduire sans être pour autant trop proche, sans pour autant que ça se voie, voilà quelle est la gageure, celle que neuf candidats sur dix ne parviennent pas à surmonter. Les journalistes et les médias n'en ont que pour le fond. Le programme, les idéologies, les idées. Ils oublient que le fond, tout le monde ou presque s'en moque. Ce qui fait le vainqueur, ce qui les départage, c'est uniquement la forme. Le sourire, les bises, les attitudes. La tenue de la fourchette et la façon de trinquer.
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Dictionnaire - Espionnage

RED

Complot MAJ lundi 02 septembre 2013

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Réédition

Tout public

Prix: 7,6 €

Robert Schwentke
RED - 2010
Paris : M6, mars 2011
1 DVD VOST/VF Zone 2 ; illustrations en couleur ; 19 x 14 cm

Les héros ne sont pas fatigués

Frank a cinquante-cinq ans. Situation de famille : célibataire. Localisation : Cleveland. Profession : retraité. Occupation favorite : appeler une dénommée Sarah du bureau des pensions, sous prétexte qu'il n'a pas touché ses chèques de pension. Sauf que c'est un fieffé menteur, le Frank, les chèques, il les reçoit, mais il les déchire. En fait, il cherche juste un prétexte pour parler avec quelqu'un. Parce que Frank, au fond, il s'ennuie à mourir dans l'Ohio. Faut le comprendre, Frank, c'était un agent de la CIA, un gars qui multipliait les gros coups pour l'honneur de l'Oncle Sam, un sauveur du monde occidental doublé d'un héros anonyme. Enfin presque anonyme parce qu'un jour, des gars déboulent chez lui avec l'intention de le liquider sans prendre le temps de lui expliquer pourquoi. Alors il fait quoi Frank, je vous le demande ? Il les liquide sans leur demander pourquoi ils sont là. Et il file sans tarder parce qu'il se dit qu'on lui en veut beaucoup. Il va donc kidnapper en douceur la mignonne Sarah (c'est pour son bien, il pense qu'on l'a retrouvé grâce à ses contacts téléphoniques), puis essayer de comprendre ce qui lui arrive et faire justice avec l'aide d'anciens agents comme lui... Les anciens, c'est le fonds de commerce de ce film inspiré par les comics américains de Warren Ellis et Cully Hamner (RED veut dire "Retraité extrêmement dangereux"). On joue ici sur la nostalgie des acteurs qu'on a aimés quand ils étaient jeunes (et nous aussi). Chacun y va de son petit numéro. Chacun a son quart d'heure de gloire (ce bon vieux Bruce en a quand même un peu plus que les autres). Chacun a sa spécialité et tous ont la petite phrase qui nous fera sourire. C'est du cinéma malin, hyper calibré, hyper bien fait dans le genre action-suspense-humour. De la distraction à l'état pur qui se fout des invraisemblances et préfère jouer la carte du spectaculaire. Si ce n'est déjà fait, ça fera un très bon film du dimanche soir à la télé. Et comme le premier Red a bien marché, Red2 est sorti mercredi dernier ! Mais on n'y verra plus Ernest Borgnine, ce vieux flibustier du cinéma est mort avant la sortie du film. Retraité pour de vrai.

RED (110 min.) : réalisé par Robert Schwentke sur un scénario de Erich Hoeber et Jon Hoeber d'après les comics éponyme de Warren Ellis et Cully Hamner. Avec : Bruce Willis, Mary-Louise Parker, John Malkovich, Morgan Freeman, Helen Mirren, Karl Urban, Brian Cox, Ernest Borgnine...
Bonus. Deux scènes supplémentaires (1 min 40). Les interviews des acteurs. Les effets spéciaux. Les secrets de la CIA.

Citation

S'il arrive quelque chose à Sarah, je t'arrache tout ce que tu aimes. Et puis, je te tue.

Rédacteur: Jean-Noël Levavasseur lundi 02 septembre 2013
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