Zoo

Une fille beaucoup trop jeune, une adolescente, déchirée, est poussée sur un brancard à dix kilomètres-heure dans un couloir vivement éclairé. Coupures au visage, lacérations, cheveux noirs en bataille pleins de sang. Il est trop tôt, trop tôt.
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vendredi 22 mars

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Roman - Thriller

Zoo

Scientifique - Apocalyptique MAJ mercredi 11 septembre 2013

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 22 €

James Patterson & Michael Ledwidge
Zoo - 2012
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Sebastian Danchin
Paris : Archipel, septembre 2013
380 p. ; 24 x 16 cm
ISBN 978-2-8098-1229-9

La ferme des animaux

On imagine facilement James Patterson, grand ordonnateur de la marque de fabrique "Patterson, James", cherchant quel thème il n'a pas encore abordé pour son roman du mois... Dans celui-ci, il attaque le roman-catastrophe apocalyptique, thème très à la mode, sur l'également ancien thème de la révolte des animaux contre l'homme. On connaît également le "style" Patterson : écriture à la mitraillette, passages entre première et troisième personnes, chapitres courts. C'est un peu comme Michael Bay au cinéma, lorsque l'absence de personnalité devient une forme de genre défiant toute analyse critique... Donc, puisqu'il ne faut juger Patterson que par rapport à sa propre œuvre, où se situe ce roman ? Plutôt dans la catégorie "pas mauvais" — mais gâché par quelques défauts qui l'empêchent de figurer sur le haut de la pile. Certes, l'ensemble est prévisible comme un téléfilm du samedi soir, mais le passage d'un personnage à l'autre (dont un chimpanzé !) permet de tenir le rythme sans longueur, ce qui serait presque roboratif face aux tireurs à la ligne syndiqués qui hantent le genre ; et si on se doute que le scientifique de service servant de narrateur va sauver le monde tout seul comme un grand par une pirouette avant le générique de fin, pardon, l'épilogue, on nous rajoute un coda ironique et moraliste tout à fait dans le zeitgeist actuel, mais qui détone dans le ton généralement bien consensuel, voire gentiment réac de l'auteur - son co-auteur, que l'on aurait tendance à oublier, aurait-il pris le dessus ? Les scènes spectaculaires d'agressions animales permettent aussi de varier les décors... sauf que certaines relèvent plutôt du nanar (des dauphins sautant sur le pont d'un chalutier pour le couler sous leur poids ? Peut-être dans un dessin animé de Bugs Bunny, mais là...) Sans ces quelques scories le roman serait plutôt à classer dans les réussites, enfin, au niveau des intentions des auteurs. Si on apprécie le thème, on peut tenter l'aventure au hasard d'un voyage en train... et oublier sans remords le livre dans le soufflet une fois arrivé. C'est étudié pour. Inutile de dire que pour la fraîcheur et l'originalité, il faudra chercher ailleurs…Accessoirement, très belle couverture et présentation générale du livre, qui est un bel objet.

Citation

Même les singes ont besoin d'antidépresseurs dans ce monde de dingues. Tout du moins ceux qui vivent à New York.

Rédacteur: Thomas Bauduret lundi 09 septembre 2013
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