Bison Ravi et le Scorpion rouge

Certes il ne fait pas chaud, mais ce port ne gèle jamais et il fonctionne chaque jour de l'année quand il n'y a pas de tempête. Des marchandises arrivent du monde entier, et partout où il y a tant d'activité, un homme comme moi peut toujours faire des affaires.
William Ryan - Film noir à Odessa
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

Sang chaud
Voilà un étonnant roman de gangsters à la sauce coréenne. L'action se déroule à Guam, un quartier por...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

vendredi 24 janvier

Contenu

Roman - Insolite

Bison Ravi et le Scorpion rouge

Enquête littéraire MAJ jeudi 20 novembre 2008

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Public connaisseur

Prix: 20 €

François Darnaudet
Vendôme Presses, juin 2008
120 p. ; 20.5 x 12.5 cm
ISBN 9-787774-554618
Coll. "Collector"

Actualités

Chronique

Julien Gras est un bouquiniste parisien qui voit débouler dans sa boutique de drôles de gens. D'abord, il y a François et ses T-shirts aux slogans provocateurs, toujours en recherche d'un inédit de Jean Forton. Après, il y a ces trois malfrats à gueule de casseurs qui se sont mis en tête de retrouver un ouvrage qui n'existe pas de Boris Vian. Un roman annoncé en quatrième de couverture d'un bouquin du Scorpion. Et le Scorpion, s'il est renommé, n'est pas connu pour sa rigueur. Le trio n'en a cure et ultimatumise. Les Casseurs de Colombes se doit d'être dans leurs mains sous vraiment très peu. Le temps et les idées manquent à Julien Gras mais Cuivre, sa délicieuse enfant, va l'aider en le traînant d'abord à Bordeaux puis à Eus, place forte de Vian. Là, le bouquiniste jouera au faussaire en mangeant des tablettes de chocolat.
Bison Ravi est une anagramme de Boris Vian. Ce petit roman de François Darnaudet, imprimé à compte d'auteur et tiré à cinquante exemplaires, est d'abord un hommage conjugué à Boris Vian et Jean Forton, deux auteurs aux destins similaires, bien que la renommée du premier dépasse celle du second. Un peu hésitant au début, le récit prend ses aises à partir du moment où Julien Gras déboule à Bordeaux. La sauce prend enfin, et l'enquête littéraire quitte les sentiers pédants pour réellement intriguer. On sent chez François Darnaudet une vraie estime pour les deux bougres d'écrivains morts sûrement d'avoir trop peu écrit. Un petit livre pour amateurs confirmés qui donnera avant tout envie de se plonger dans ceux de Vian et Forton !


On en parle : La Tête en noir n°139

Nominations :
Prix Virtuel du Polar 2009

Citation

Quand les trains stoppent en rase campagne, on se prend enfin à regarder autour de nous.

Rédacteur: Julien Védrenne mardi 16 juin 2009
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page