Nocturnes

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mardi 16 juillet

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Nouvelle - Thriller

Nocturnes

Fantastique - Horreur-gore MAJ mardi 05 novembre 2013

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 22 €

John Connolly
Nocturnes - 2004
Traduit de l'anglais (Irlande) par Danièle Momont, Thierry Beauchamp
Paris : Archipel, octobre 2013
318 p. ; 24 x 16 cm
ISBN 978-2-8098-1256-5
Coll. "Suspense"

Fantômes et farfafouilles

Difficile de chroniquer un recueil de nouvelles sans l'exercice vain de passer en revue chaque nouvelle... L'impression générale est plus importante, et celle-ci est nette : on sait le goût de John Connolly pour le fantastique, genre essentiellement de nouvelles (les chefs d'œuvre y sont innombrables en format court là où les romans se comptent sur les doigts de la main), goût qu'il semble assouvir ici. Nouvelles ou vignettes ? Car à part l'excellent "La Balade du cow-boy cancéreux", qui ouvre le recueil, toutes sont relativement courtes, parfois jusqu'à l'épure. La forme est quasi-rétro dans son souci de créer du frisson majoritairement à base de créatures surnaturelles attendant de piéger les humains (culminant avec le percutant "Le Roi des aulnes"). On est là dans le domaine un peu oublié du conte horrifique tel qu'en publiaient les légendaires revues comme Weird Tales ou Unknown ou d'auteurs comme Algernon Blackwood ou W. H. Hodgson avec l'écriture "classique" de John Connolly pour éviter un côté pulp trop prononcé. Encore que : on a parfois l'impression d'être dans une bande dessinée, tant les effets visuels presque cinématographiques sont présents ("Les Sorcières d'Underbury"). Bien sûr, l'ombre de certain maître de Providence plane sur plusieurs d'entre elles tandis que l'idée de base de l'excellente "Les Clowns tristes" aurait convenu à un certain Stephen King... Et si, certes, on reste majoritairement en domaine connu et éprouvé, il est agréable de lire des récits dans cette forme qu'à quelques rares exceptions (comme Laurent Mantese), les auteurs actuels ont un peu délaissée. Le seul inconvénient, c'est que ces textes dont on imagine qu'ils sont parus indépendamment (il n'y a pas la moindre indication sur ce point) finissent par générer une certaine uniformité de ton et, exceptés certains, de thématiques. Rançon de ce classicisme revendiqué ? Le mieux est encore d'espacer les lectures pour profiter de ces petites perles noires génératrices de délicieux frissons. Pendant quelques nuits d'orage, par exemple...

NdR - Le recueil comporte les nouvelles suivantes : "La Balade du cow-boy cancéreux" ("The Cancer Cow-boy Ride"), "Le Démon de M. Pettinger" ("Mr'Pettinger's Demon"), "Le Roi des aulnes" ("The Erlking"), "La Nouvelle enfant" ("The New Daughter"), "Le Rituel des os" ("The Ritual of the Bones"), "La Chaufferie" ("The Furnace Room"), "Les Sorcières d'Underbury" ("The Uncerbury Witches"), "Le Singe de l'encrier" ("The Inkpot Monkey"), "Sables mouvants" ("The Shifting of Sands"), "Les Clowns tristes" ("Some Children Wander by Mistake"), "Un vert très, très foncé" ("Deep Dark Green"), " Le Bel engrais de Miss Froom" ("Miss Froom, Vampire"), "Le Gouffre de Wakeford" ("The Wakeford Abyss"), "Nocturne" ("Nocturne"), "Le Cercueil" ("Mr Gray's Folly"), "Le Cycle" ("The Cycle"), "Le Lit nuptial" ("The Bridal Bed"), "Le Joueur de l'équipe réserve" ("The Man From the Second Fifteen") & "L'Auberge de Shillingford" ("The Inn at Shillingford").

Citation

Link est un dur à cuire. Si on lui coupait le bras, il ne s'en apercevrait pas avant d'avoir à remonter sa montre.

Rédacteur: Thomas Bauduret lundi 04 novembre 2013
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