Sans visage

La criminalité ordinaire requiert des policiers ordinaires, Juve. Pas des justiciers qui font la Une des journaux.
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samedi 04 juillet

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Roman - Thriller

Sans visage

Corruption - Trafic - Finance MAJ mercredi 19 mars 2014

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 24,9 €

Pekka Hiltunen
Vilpittömästi Sinun - 2011
Traduit du finnois par Taina Tervonen
Paris : Balland, avril 2013
446 p. ; 24 x 16 cm
ISBN 978-2-35315-167-7
Coll. "Littérature étrangère"

Vous en reprendrez bien une tasse ?

Bien qu'écrit par un Finlandais, ce livre n'a pas grand-chose à voir avec ce pays, sauf à titre de référence et de pays d'origine des deux principales protagonistes, Lia et Mari, et il se déroule en fait à Londres, présentée comme la capitale "branchée" d'un monde... mondialisé. La première a une formation de graphiste et travaille comme maquettiste au magazine Level. La seconde est beaucoup plus mystérieuse, car elle est capable de lire les intentions des gens (pas leurs pensées, précise-t-elle) rien qu'en les voyant et elle est à la tête d'une mystérieuse agence fictive (Studio) qui, grâce à des moyens informatiques perfectionnés, lui permet de procéder à toutes sortes de manipulations et d'"escroqueries positives" (!!!). Le point de départ de l'histoire est la découverte, dans le coffre d'une voiture, en plein centre de Londres, du cadavre d'une femme (une prostituée lettonne, finira-t-il par s'avérer) qui a été écrasée au rouleau-compresseur après avoir été assassinée. Comme l'enquête ne progresse pas, les deux femmes décident de s'en charger, ainsi que d'un politicien populiste du nom d'Arthur Fried, aux idées extrémistes et aux mœurs et affaires assez louches (les deux pistes seront reliées, juste avant la fin, de façon très astucieuse mais un rien fabriquée). Le reste est banal et prévisible à pleurer : proxénétisme international d'une part et, de l'autre, néonazisme, fraude fiscale, informatique et enquêtrices "déjantées", le tout épicé d'"entrisme" et de "hacking", voilà qui rappelle quelque chose. Ne serait-ce pas le grand best-seller de ces dernières années ? Rançon de la gloire, n'est-ce pas ? Et déficit de crédibilité, aussi. L'éditeur revendique même ce patronage (pardon : ce "sponsoring" - il faut respecter un quota d'anglicismes dans les critiques comme dans les romans) sur la quatrième de couverture. Cela ne mange pas de pain, comme on dit. Mais ce livre qui dénonce les tractations financières occultes ne dit pas un mot sur le financement de Studio, dont les ressources semblent dignes d'une multinationale du pétrole – on ne peut pas enquêter sur tout le monde ET sur soi-même, n'est-ce pas ? Quoi qu'il en soit, la morale de l'histoire est la suivante : tous les moyens sont bons et, quand on a (beaucoup) d'argent, rien n'est impossible (y compris faire triompher la "justice"). CQFD.

Citation

La vérité et le mensonge, imbriqués l'un dans l'autre. Tellement imbriqués qu'il est impossible de les séparer

Rédacteur: Le Huron svécomane jeudi 30 janvier 2014
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