Un vent de cendres

Personne ne veut mourir dans une guerre comme ça. Ça n'a pas de sens
Gerardo Herrero - Front de l'Est
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

La Guerre est une ruse
Frédéric Paulin retrace avec intelligence l'histoire violente de l'Algérie entre 1992 et 1995, un...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

jeudi 24 janvier

Contenu

Roman - Policier

Un vent de cendres

Ethnologique - Énigme - Gothique - Gastronomie MAJ jeudi 27 février 2014

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 18 €

Gothique rural

Philippe Bouin avait déjà traité du vin dans son délicieux roman Le Vignoble du diable, quant à La Nuit, il s'agissait d'un mélodrame flamboyant en pleine campagne : est-ce là le retour du polar "rural" (qualificatif qui n'a rien d'insultant, sinon pour les kritiks salonnards bien parisiens) ? Un polar qui, ici, se mêle de mélodrame et presque de roman gothique, avec ce seigneur défiguré cloîtré au fond de son manoir ou presque et qui voit arriver le quasi-sosie de son grand amour. Ce second roman de Sandrine Collette jouerait-il la carte néo-rétro un peu galvaudée ? Pourtant, la narration est bien actuelle, avec ce style très factuel, haché, négligeant parfois le carcan du verbe-sujet-complément, évitant l'écueil du téléfilm pour se rapprocher de la poésie déstructurée d'un auteur comme Jan Thirion. La saison des vendanges est l'occasion de rassembler un microcosme dans un lieu donné, ici le domaine de Vaux, en pleine terre viticole. C'est là que débarquent Camille et son frère Mo. Camille qui présente une ressemblance troublante avec Laure, l'épouse d'Andreas, le maître des lieux. Or Laure est morte dans un accident de voiture qui a laissé Andréas défiguré et a handicapé son frère Octave qui gère le château. Octave qui n'est pas indifférent à Camille qui, peu à peu, ressent un sentiment trouble pour ce boîteux couvert de cicatrices... On sent poindre le drame, subtil comme cette électricité annonçant l'orage ; et si la révélation finale est un rien éculée, l'ensemble est un beau roman d'atmosphère feutrée évoquant parfois le grand Georges-Jean Arnaud. À découvrir...

Citation

Elle devine au fonds de la pièce l'entrée qui ouvre le dédale et les salles creusées à même la roche dont leur a parlé Lubin. Quarante-deux mille bouteilles classées par années, par millésime, par cuvées. Remuées à la main, un tour à gauche, un tour à droite sans jamais se toucher.

Rédacteur: Thomas Bauduret jeudi 27 février 2014
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page