La Danse de la mouette

Elle pouvait rester immobile, elle serait prisonnière. Elle pouvait courir vers la route, mais c'était loin et ça montait, et pendant une trentaine de mètres elle se rapprocherait de la maison, ou bien vers le Furon.
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mercredi 14 avril

Contenu

Roman - Policier

La Danse de la mouette

Mafia - Procédure MAJ vendredi 28 mars 2014

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 20,2 €

Andrea Camilleri
La Danza del gabbiano - 2009
Traduit de l'italien par Serge Quadruppani
Paris : Fleuve, janvier 2014
298 p. ; 23 x 14 cm
ISBN 978-2-265-09399-7
Coll. "Fleuve noir. Thriller"

Actualités

  • 23/01 Édition: Parutions de la semaine - 23 janvier
  • 16/06 Prix littéraire: Sélections 2014 des GPLP
    Mardi 17 juin, dans les locaux de la BiLiPo, le jury du Grand Prix de Littérature Policière a procédé à sa sélection de romans tant français qu'étrangers pour l'année 2014. Chaque sélection est composée de quatorze ouvrages inédits en France parus entre début juin 2013 et fin mai 2014. Le prix, lui, sera proclamé début septembre 2014. Rappelons que ce prix purement honorifique est l'un des plus vieux et respectés en France et qu'il est décerné par une brochette de spécialistes du genre. Assez classique dans ses choix, espérons qu'il accouchera de deux lauréats surprises. Rendez-vous est pris à la rentrée littéraire pour voir ce qu'il en est !

    Sélection française 2014 :
    - Pur, d'Antoine Chainas (Gallimard, "Série noire") ;
    - Chiens enragés, de Marc Charuel (Albin Michel, "Thrillers") ;
    - La Traque de la musaraigne, de Florent Couao-Zotti (Jigal, "Polar") ;
    - Terminus Belz, d'Emmanuel Grand (Liana Levi, "Policier") ;
    - Du vide plein les yeux, de Jérémie Guez (La Tengo) ;
    - Le Grand sacrifice, de Daniel Hervouët (Le Rocher, "Ligne de feu") ;
    - L'Homme qui a vu l'homme, de Marin Ledun (Ombres noires) ;
    - Yeruldegger, de Ian Manook (Albin Michel) ;
    - La Faux soyeuse, d'Éric Maravélias (Gallimard, "Série noire") ;
    - Aux animaux la guerre, de Nicolas Mathieu (Actes Sud, "Actes noirs") ;
    - La Madonne de Notre-Dame, d'Alex Ragougneau (Viviane Hamy, "Chemins nocturnes") ;
    - La Chute de Mr Fernand, de Louis Sanders (Le Seuil, "Seuil policiers") ;
    - Dawa, de Julien Suaudeau (Robert Laffont) ;
    - L'Hexamètre de Quintilien, d'Élisa Vix (Le Rouergue, "Rouergue noir").

    Sélection étrangère 2014 :
    - La Marionnette, d'Alex Berg (Actes Sud, "Actes noirs") ;
    - 911, de Shannon Burke (Sonatine) ;
    - La Danse de la mouette, de Camilla Läckberg (Actes Sud, "Actes noirs") ;
    - Le Dernier message de Sandrine Madison, de Thomas H. Cook (Le Seuil, "Seuil policiers") ;
    - Témoin de la nuit, de Kishwar Desaï (L'Aube, "L'Aube noire") ;
    - Des morts bien pires, de Francisco Gonzales Ledesma (Rivages, "Thriller") ;
    - Ghostman, de Roger Hobbs (Robert Laffont, "Best-sellers") ;
    - Dans la rue j'entends les sirènes, d'Adrian McKinty (Stock, "Cosmopolite noire") ;
    - Une disparition inquiétante, de Dror Mishani (Le Seuil, "Seuil policiers") ;
    - La Fille du bourreau, d'Oliver Pötzsch (Jacqueline Chambon) ;
    - Une terre d'ombre, de Ron Rash (Le Seuil, "Cadre vert") ;
    - Empty Mile, de Matthew Stockoe (Gallimard, "Série noire") ;
    - Zarbi, de Cathi Unsworth (Rivages, "Thriller") ;
    - Né sous les coups, de Martyn Waites (Rivages, "Thriller").
    Liens : Pur |La Traque de la musaraigne |Terminus Belz |L'Homme qui a vu l'homme |Yeruldegger |La Faux soyeuse |Aux animaux la guerre |L'Hexamètre de Quintilien |Témoin de la nuit |Des morts bien pires |Une disparition inquiétante |Une terre d'ombre |Empty Mile |Zarbi |Né sous les coups |911 |Dawa |La Marionnette |Antoine Chainas |Florent Couao-Zotti |Emmanuel Grand |Jérémie Guez |Daniel Hervouët |Marin Ledun |Ian Manook |Louis Sanders |Élisa Vix |Camilla Läckberg |Thomas H. Cook |Kishwar Desai |Ron Rash |Matthew Stokoe |Cathi Unsworth

Voler, danser et mourir

Le roman s'ouvre sur un détail : une mouette sur le point de mourir se livre à une sorte de danse étrange dans le ciel, avant de s'effondrer. Comme souvent, c'est l'annonce d'une autre danse, elle aussi mortelle, qui aura lieu plus loin dans l'ouvrage. Le commissaire Montalbano a toujours pris son temps. Entre ses envies de bons petits plats, sa phobie de rencontrer son supérieur et son manque d'envie de compléter les documents administratifs, le roman vit au rythme du soleil, des plages, de la façon dont les plats mitonnent. Du coup, dans ce volet, les sentiments et les sensations prennent une importance vitale, peut-être à cause de l'intrigue : un adjoint du commissaire a disparu et il faut le retrouver. Lorsqu'il est enfin récupéré, on s'aperçoit qu'il est poursuivi par la mafia. Du coup, Montalbano est à cran : il se perd dans les couloirs d'un hôpital, il stresse au bord d'un trou où se trouve peut-être un cadavre, il manque de s'évanouir en observant une scène de meurtre...
Le style s'adapte constamment entre ses pauses languissantes décrites avec soin, des scènes qui virent presque au fantastique avec volets qui claquent, fantômes et taches de sang, et des moments parodiques, notamment lorsque Montalbano doit faire exploser la vérité mais est bien embêté car il sait à quel point tout peut être étouffé par ses supérieurs. Il n'y a jamais loin du rire aux larmes et l'on passe de l'un à l'autre en quelques lignes avec un soin de conserver l'humanité des personnages. L'hystérie gagne presque le roman et offre des scènes d'action peu usuelles : le commissaire se fait draguer pas une infirmière, il faut pourchasser un assassin dans des labyrinthes et les hangars de la zone portuaire sont particulièrement dangereux.
La Danse de la mouette réussit ce dosage subtil entre l'intérêt des personnages et la qualité de l'intrigue pour en faire l'un des bons moments de cette série, que l'on croit connaitre et qui réserve encore quelques surprises.


On en parle : La Tête en noir n°167 |Carnet de la Noir'Rôde n°55

Nominations :
Grand prix de la littérature policière - roman étranger 2014

Citation

Tous s'approchèrent pour mater, en se couvrant le nez et la bouche d'un mouchoir. Pour ce qu'on pouvait y comprendre, c'était un homme de près de soixante ans, complètement nu, très abimé. Le visage était un amas de chairs et d'os.

Rédacteur: Laurent Greusard samedi 14 mai 2016
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