Faux-semblants

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mercredi 12 août

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Roman - Policier

Faux-semblants

Drogue - Assassinat - Trafic MAJ mardi 01 avril 2014

Note accordée au livre: 3 sur 5

Poche
Réédition

Tout public

Prix: 7,9 €

Kjell Ola Dahl
Kvinnen i plast - 2010
Traduit du norvégien par Alain Gnaedig
Paris : Folio, février 2014
352 p. ; 18 x 12 cm
ISBN 978-2-07-045634-5
Coll. "Policier", 718

Méfiance, donc

Une certaine Veronika Undset est retrouvée dans un container, tuée à coups de couteau, le bas ventre ébouillanté pour effacer les traces d'ADN, nue et enveloppée dans du plastique. Or, cette femme, Frank Frølich la connaît. D'une part parce qu'il l'a verbalisée quelques jours plus tôt, à la suite d'une planque devant le domicile de Kadir Zahid (trafiquant bien connu), pour détention de cinq grammes de cocaïne (à l'insu de son plein gré, bien sûr). D'autre part, pour l'avoir retrouvée, le lendemain, à la fête donnée par son ami d'enfance Karl Anders Fransgård (perdu de vue depuis vingt ans) dont elle est la fiancée. Parallèlement, on signale la disparition d'une certaine Rosalind M'Taya, étudiante kenyane arrivée à Oslo pour études deux jours plus tôt. Une caméra de surveillance montre qu'elle a quitté l'aéroport en compagnie d'Andreas Langeland, qui l'a ensuite mise en relation avec son frère, Mattis. Au cours de la fête, Frølich a fait la connaissance de Janne Smith, qui s'avère être l'ancienne femme de Karl Anders – le monde est petit – et réfute l'alibi de ce dernier qui affirme avoir été avec elle lors du crime. L'enquête, compliquée par le fait que Frølich est l'ami du principal suspect, se dirige vite vers un bibliothécaire en congé de maladie qui est le voisin de Veronika et semble avoir joué les "stalkers" sans cesse sur ses talons. Il l'espionnait jusque dans sa chambre à coucher, mais peut-être en était-elle consciente, car elle avait une photo de lui. Or, cet homme est aussitôt trouvé mort, assassiné. On découvre alors un précédent : un meurtre de jeune femme dans des circonstances et conditions analogues, et la jeune Africaine est retrouvée séquestrée chez les frères Langeland.
Après les fausses pistes d'usage, cela donne un polar assez intellectuel, de bonne facture et bien ficelé (à part le fait que l'intrigue concernant la jeune Africaine n'entretient aucun lien avec les autres, ce qui est un peu contre les règles non écrites du genre). Son originalité est de nous montrer un commissaire faisant confiance à... un pendule. Quant à la morale de l'histoire, elle est double. Primo : ce n'est pas parce qu'on soigne les autres qu'on n'a pas besoin de se faire soigner soi-même ; secundo : ce n'est pas parce qu'on est flic et qu'on traque les criminels qu'on est soi-même blanc comme neige et à l'abri de tout. Deux excellents principes démontrés dans ce livre, preuves à l'appui.

Lire la chronique de Laurent Greusard au moment de la parution en grand format.

Citation

Au fond, les égouts, c'est une question de logistique, Frank [...] Il y a deux mille deux cents kilomètres de canalisations dans cette ville. C'est l'équivalent de la Norvège dans toute sa longueur.

Rédacteur: Le Huron svécomane mardi 25 mars 2014
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