Police scientifique : la révolution

Il s'est protégé pour ne pas être identifié. Un criminel aussi ingénieux que celui que tu as décrit imiterait pour sa 'retraite', dirons-nous, les marchands d'armes européens. Où les rois des cartels de l'opium. Je connais des spéculateurs, des affairistes et des escrocs qui ont poursuivi trente années durant leurs activités illicites sans être inquiétés.
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Essai - Policier

Police scientifique : la révolution

Historique - Procédure - Scientifique MAJ lundi 19 mai 2014

Note accordée au livre: 2 sur 5

Poche
Réédition

Tout public

Prix: 7,3 €

Jacques Pradel
Avec la collaboration de Stéphane Munka
Paris : Points, avril 2014
310 p. ; 18 x 11 cm
ISBN 978-2-7578-3802-0
Coll. "Crime", 3242

Une minuscule rayure de couleur blanche...

Ce n'est qu'en 1980 que l'approche méthodologique du crime changea profondément dans la gendarmerie française ! Jacques Pradel, journaliste d'investigation bien connu, s'est attelé à étudier cette transformation de la gendarmerie française, un peu laissée pour compte jusque-là des innovations qui traversaient alors sa concurrente sur des missions similaires : la police criminelle. Et jusqu'en 1980, semble-t-il, les gendarmes avaient recours aux services allemands pour les aider dans leurs affaires les plus complexes ! On ne comptait alors guère plus de trente-cinq scientifiques en activité au sein de ses services, et à peine un laboratoire digne de ce nom pour les aider dans leur recherche, et encore : ce dernier était privé ! Un comble... Au point qu'il faudra attendre la fin des années 1980, sous l'impulsion de Pierre Joxe, pour la voir disposer de laboratoires conséquents. L'électrochoc, explique Jacques Pradel, fut l'affaire Grégory, dont tout le monde se souvient. Moins à cause des prétendues erreurs ou égarements des gendarmes, reconnus depuis consciencieux, que du manque de moyens dont ils disposaient alors pour traiter une affaire aussi retorse. Naquit donc, sur le sentiment de frustration des gendarmes d'être passé tout près de la preuve, l'IRCGM, un laboratoire d'investigation scientifique, transféré cette année à Pontoise. Plus de cinq mille cinq cents techniciens y travaillent désormais, dont quatre cent cinquante affectés au seul traitement des fameuses scènes de crime. Spécialistes des microtraces, ils ont comblé le retard français au point de se tailler une réputation mondiale dans l'art de faire parler une scène de crime, ou une voiture, fût-elle absente, comme dans les cas de la fameuse fiat Uno de l'affaire Diana, dont Jacques Pradel décortique la méthodologie particulièrement impressionnante qui mena à son identification.

Citation

Sur le lieu du crime, le cadavre ne sert qu'une seule fois, c'est un principe !

Rédacteur: Joël Jégouzo jeudi 15 mai 2014
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