Terminus Tel-Aviv

Le feu avait pris dans un pavillon indépendant d'un étage situé au milieu d'un lotissement délabré. Le jardin côté rue était en friche et la maison elle-même n'était pas mieux entretenue. Cette laideur négligée était maintenant camouflée, rongée par les flammes immenses qui s'échappaient des fenêtres aux vitres brisées. Le brasier dévorait la maison toute entière.
M. J. Arlidge - Au feu, les pompiers
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samedi 17 avril

Contenu

Roman - Thriller

Terminus Tel-Aviv

Ethnologique - Immigration clandestine - Finance - Complot MAJ jeudi 19 juin 2014

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 21,9 €

Liad Shoham
ir-Miklat - 2013
Traduit du hébreu par Jean-Luc Allouche
Paris : Les Escales, mars 2014
376 p. ; 23 x 15 cm
ISBN 978-2-36569-043-0
Coll. "Les Escales noires"

Clandestins exotiques

Michal Polag, une activiste de Tel-Aviv pasionaria de la défense des réfugiés africains, est découverte assassinée. Le coupable est-il son ex, l'avocat Yariv, qui est bien incapable de se souvenir de sa soirée trop arrosée ? Mais un coupable est tout trouvé : Gabriel, l'un des clandestins dont s'occupait Michal. Pour la jeune inspectrice Anat Nahmias, l'affaire est un peu trop vite réglée. Lorsqu'un voisin dit avoir entendu le coupable s'adresser à Michal en hébreu, langue que Gabriel ignore, elle est convaincue que quelqu'un a fait chanter Gabriel pour qu'il s'accuse. Mais qui ? Et pourquoi ? L'affaire est liée au Banquier, un homme d'affaires sachant très bien profiter de la misère des clandestins. Et on ne se frotte pas impunément au mur de l'argent...
Deuxième roman de l'auteur après Tel-Aviv suspects qui introduit un brin d'exotisme dans le monde ethnocentré du polar — encore que, selon la doxa actuelle, le tout soit écrit de façon factuelle, sans descriptions, ni la moindre note d'atmosphère. L'intrigue est certes classique et le personnage de la femme-flic tenace aux limites du cliché, mais le tout est mené de main de maître, si bien que ce classicisme finit par servir le roman au lieu de le desservir en y ajoutant une touche de réalisme bien venue. Résultat, ces trois cent soixante-dix pages bien tassées aux nombreux personnages, où se mêlent réfugiés, services publics israéliens et nervis des régimes africains les plus dictatoriaux, dans une traduction qu'on imagine irréprochable, se dévore d'un bout à l'autre. Après une conclusion douce-amère, on referme le livre en faisant le constat que, décidément, quel que soit le point du globe que l'on prenne, l'homme est un loup pour l'homme... Liad Shoham est décidément un auteur à suivre de très près...

Citation

Les gens croient toujours qu'il existe des solutions miraculeuses à des situations complexes. Elle, en tant que policière, sait bien qu'il n'existe pas de solutions toutes faites. Parfois, il n'en existe même aucune.

Rédacteur: Thomas Bauduret mercredi 04 juin 2014
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