Le Shérif de fer

Elle avait juste envie de se cacher du monde, de paresser en cuvant son vin, loin de sa famille intrusive, des responsabilités, de la trahison et des larmes. elle voulait échapper à sa vie, au moins pour quelques larmes.
M. J. Arlidge - La Maison de poupée
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

Le Passager clandestin
Douze années après avoir fait escale à Tahiti, Georges Simenon propose un roman noir exotique plombé de n...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

samedi 15 décembre

Contenu

DVD - Western

Le Shérif de fer

Braquage/Cambriolage - Procédure MAJ mardi 24 juin 2014

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 16,99 €

Sidney Salkow
The Iron Sheriff - 1957
Patrick Brion (présentation)
Paris : Sidonis, mai 2014
1 DVD VOST Zone 2 ; noir & blanc ; 19 x 14 cm
Coll. "Western de légende"

Le télégraphiste sonne toujours deux fois

Le 13 mai 1891 à Ellsworth, petite ville, de l'État du Dakota du Nord, Benjie est derrière les barreaux pour l'attaque d'une diligence, l'assassinat de son conducteur et le vol de plus de douze mille dollars. Sam Galt, le shérif de la ville cherche d'autant plus à découvrir la vérité que sur son lit de mort, victime d'une ultime attaque, le père de la petite amie de Benjie, témoin oculaire des méfaits, l'accuse formellement. Le drame atteint une tout autre dimension lorsque l'on se rend compte que Benjie n'est autre que le fils de Sam Galt. Et ce Shérif de fer devient à la fois western de par son époque et ses décors, et film policier de procédure avec une enquête poursuivie de trois biais différents (police, détective privé et presse) et un vaste procès avec un procureur typiquement à charge et américain, un juge intransigeant mais probe, et un brillant avocat de la défense déchu et imbibé. Voilà pour le décor de ce film en noir et blanc de Sidney Salkow qui met en évidence un Sterling Hayden un peu emprunté. Si l'on croit facilement à ses intentions d'honnête justicier manichéen (il remonte la piste de dollars flambant neufs dont un s'est égaré en ville), il est plus difficile de voir en lui un être dépassé par la violence née de la certitude qu'il y a eu un complot citadin contre son fils et lui. Le film enfile les clichés avec une certaine nonchalance (on n'échappe pas au teinturier chinois) tout en mettant en avant les valeurs américaines comme la liberté et surtout le pouvoir de la presse, même si le message insiste sur la dangerosité de lui faire une confiance aveugle. Il faut dire que triangle amoureux oblige avec à son sommet Constance Ford, il y a beaucoup de haine et de jalousie, à tel point que le téléspectateur serait en droit de se tromper de coupable. Car au jeu du kikafé, il faut passer en revue les coupables potentiels ; western prémonitoire, Le Shérif de fer, tourné en 1957, avec une vision ironique actuelle, porte avant tout sur les méfaits de la communication et des oreilles qui nous écoutent. C'est peut-être ce qu'il faut se rappeler de cet honnête film de série B., inédit en France, et qui se regarde tranquillement avec un certain amusement légèrement teinté d'une tension dramatique.

Citation

Il est arrivé juste avant que j'aille à la banque. J'ai remarqué ce dollar qu'il avait flambant neuf.

Rédacteur: Julien Védrenne mercredi 18 juin 2014
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page