La Faiseuse d'anges

Quand cette malheureuse dame, dont vous me montrez l'image, vint, au bout de quelques années vous retirer de l'Hospice, reprit Mme Goldstraw d'une voix ferme, elle fut victime... et vous aussi, monsieur... d'une terrible méprise.
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jeudi 12 décembre

Contenu

Roman - Policier

La Faiseuse d'anges

Politique - Disparition - Faits divers MAJ vendredi 01 août 2014

Note accordée au livre: 1 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 23,5 €

Camilla Läckberg
Änglamakerskan - 2011
Traduit du suédois par Lena Grumbach
Arles : Actes Sud, juin 2014
436 p. ; 24 x 15 cm
ISBN 978-2-330-03210-4
Coll. "Actes Noirs"

Élémentaire, ma chère Erica

On a pu dire qu'au concours de l'Eurovision c'était la chanson qui ressemblait le plus à toutes les autres qui l'emportait. On pourrait appliquer le raisonnement au roman policier et à celui-ci en particulier. C'est un peu un concentré de tout ce qu'on fait (de pire) dans le genre. La "reine du polar" (dixit son éditeur français, il est vrai) fait en effet très fort dans ce nouvel épisode des aventures d'Erica Falck (ce qui est d'ailleurs beaucoup dire, car celle-ci ne joue guère que le rôle de consultante auprès de son flic de mari, même si elle a une certaine tendance à se mêler de tout). Vous prenez donc un "cold case" vieux d'une trentaine d'années (la disparition inexpliquée d'une famille entière, à l'exception de l'un des enfants, sur l'île de Valö). Vous ressuscitez l'affaire par le retour de l'enfant en question, maintenant adulte, mariée et porteuse d'un projet sur cette même île. Vous faites graviter autour de cela une demi-douzaine de (couples de) policiers parfaitement interchangeables (au point qu'il faut prendre des notes pour être sûr de qui est marié avec qui, etc.). Quelque chose comme un médiocre feuilleton télévisé de "prime time", quoi. En arrière-plan vous gardez dans votre manche cinq anciens pensionnaires de la famille (qui tenait un internat pour gosses de riches), maintenant devenus d'importants personnages. Vous saupoudrez le tout avec une personne vivant sous fausse identité, une "couche de sang" vieille de trente ans mais encore bien conservée pour son âge, un abri secret sur une île très touristique, une pincée de sadomasochisme, un projet de coup d'État et une fille naturelle de… Hermann Göring (il faut ce qu'il faut, non ?). Sans oublier un finale dramatique où le "méchant" est maîtrisé à l'ultime seconde (non sans s'être assoupi pendant qu'il tenait deux de ses victimes en joue – nul n'est parfait dans aucun rôle, hélas). Le tout "atomisé" à la mode actuelle, c'est-à-dire en changeant de personnages principal, de lieu, voire d'époque, à chaque page. Bref, ce qu'on appelle "donner au lecteur ce qu'il attend", ce qui est la recette imparable du succès. Avec une couverture aussi passe-partout et hideuse que possible, en plus, ce n'est même plus drôle. L'auteur déclare s'être basée sur des faits historiques. Ce n'est pas une excuse pour leur faire un vilain enfant, madame !

Citation

Gösta se doutait que les autres ne comprenaient absolument pas de quoi il parlait.

Rédacteur: Le Huron svécomane mardi 29 juillet 2014
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