Ceux qu'on aime

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dimanche 18 août

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Roman - Thriller

Ceux qu'on aime

Tueur en série - Enlèvement MAJ vendredi 10 juillet 2009

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 22 €

Steve Mosby
Cry for Help - 2008
Traduit de l'anglais par Clément Baude
Paris : Sonatine, février 2009
350 p. ; 22 x 14 cm
ISBN 978-2-35584-022-7

Vous avez un nouveau message

Quel début ! Tout commence à la manière d'une légende urbaine. Un homme reçoit un appel sur son portable. L'appel vient du téléphone fixe de son ex-petite amie : "Aide-moi". Bien qu'il reconnaisse à peine sa voix, il s'en va en courant au milieu de la nuit, et parvient dans la maison vide. Il y découvre le corps sans vie de la fille en question. Son téléphone sonne de nouveau. L'appel vient cette fois du téléphone portable de la personne allongée devant lui : "Aide-moi". Le genre de début qui fait reposer le livre l'espace de quelques secondes, juste le temps qu'il faut pour formuler une réflexion philosophique qui pourrait se résumer par "Wouah !" Bref, le genre de début qu'on aurait eu envie de raconter sous une tente à ses frères, à ses cousins ou à n'importe quel ado prêt à frissonner à l'écoute d'une histoire terrifiante.

La suite de l'histoire ? Sam Currie est le flic chargé de l'enquête et Dave Lewis, un ancien magicien qui travaille pour un journal dont la principale vocation est de démonter les escrocs du paranormal. Le premier a perdu son fils. Le second a une ex-petite amie qui s'est fait battre par son nouveau compagnon. Les deux culpabilisent : ils auraient pu éviter des souffrances à des personnes qu'ils ont aimé. Les meurtres continuent : on retrouve plusieurs femmes mortes de soif et de faim, attachées sur leur lit. À chaque fois, leurs proches ont reçu des SMS pour les rassurer ; à chaque fois, la police arrive trop tard. Ce n'est pas dévoiler un grand secret que de dire que l'une des ex-petites copines de Dave va subir le même sort. Sauf que Dave arrive à temps chez elle. Enfin, à temps... Elle n'est plus là, mais une enveloppe à son nom à lui est déposée sur l'oreiller.

Lire Ceux qu'on aime, c'est un peu comme être enfermé dans le coffre d'une voiture : on est brinqueballé dans tous les sens, on ne sait pas où on va, mais on n'a pas le choix : on continue. Il faut aller au-delà du titre qui fait plus penser à un livre sentimentalo-social qu'à un roman noir, et se laisser porter par l'histoire. Certes, le style est loin d'être flamboyant et la construction ne révolutionne pas le genre... Mais, l'intrigue est si haletante, si remarquable, qu'il est difficile de lâcher le livre avant de l'avoir achevé. Et si vous êtes interrompus dans votre lecture par un SMS, n'y prêtez pas attention : il est certainement déjà trop tard...

Citation

De toute façon, tu ne peux pas vraiment parler avec les gens au téléphone.

Rédacteur: Gilles Marchand vendredi 03 juillet 2009
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