Le Dernier déluge

Je le pensais. Je me sentais liée à elle, d'une certaine manière, comme si nos vies s'étaient croisées et entremêlées, même si elle m'était étrangère. Parce qu'elle était sortie de nulle part et risquait de disparaitre, à moins qu'on essaie de comprendre ce qui s'était passé.
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samedi 19 août

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Roman - Thriller

Le Dernier déluge

Scientifique - Apocalyptique MAJ mardi 16 septembre 2014

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 20,9 €

David Emton
Paris : Albin Michel, juin 2014
342 p. ; 23 x 16 cm
ISBN 978-2-226-25814-4
Coll. "Thrillers"

Da virus code

L'orage gronde au-dessus de Paris, et la Ville lumière risque fort de finir sous les eaux... Avant la catastrophe annoncée, Christine Petit reçoit un cadeau inattendu en la personne d'un bébé enveloppé de tout un appareillage scientifique pour le garder en vie. Un colis posthume très spécial expédié par Jacques Levine, un scientifique employé de Galaxim, la société où travaille Christine comme hôtesse d'accueil. Or Galaxim traîne une réputation sulfureuse et Levine vient d'être assassiné... Christine trouve l'aide de Damien, son beau voisin, pompier de son état et, ensemble, ils ne tardent pas à découvreir que des tueurs impitoyables avec à leur tête un milliardaire sont à leurs trousses. Pendant que Paris s'enfonce sous les eaux, il va leur falloir également deviner si le bébé est un don... ou au contraire un danger mortel !
Un tiers de la veine Maxime Chattam, un tiers d'une inspiration très Da Vinci Code et ses ersatzs - ses deux tueurs forcément pittoresques, un Asiatique entraîné au temple de Shaolin (!) et un albinos androgyne, l'idéal pour passer inaperçu -, et une louche de film catastrophe moderne à base de course-poursuite donne ce thriller industriel dont le moins que l'on puisse dire est qu'il ne s'embarrasse guère de psychologie, même pour le genre. Les motivations des méchants sont, heu, d'être méchants, l'héroïne pousse un peu le côté midinette et, s'il est sympathique de prendre un pompier pour héros (justifiant pour une fois ses capacités physiques), Damien est le genre de surhomme à l'esprit vif et à la mâchoire carrée peuplant ce type de récit. Et comme le duo finit autant en couple que les circonstances le permettent et que Christine développe des sentiments pour l'enfant (la femme est faite pour être douce, aimante et maternelle, n'est-ce pas ?), il ne faut guère se creuser la cervelle pour deviner qui jouera le rôle de la victime sacrificielle...
Le thème du Paris submergé avait été traité par Nicolas d'Estienne d'Orves et Danielle Thiéry, mais là, on reste sur sa fin. Devid Emton décrit la destruction de Paris sans la faire toucher du doigt au lecteur ou susciter le même sentiment de grandiose que génèrent les films catastrophe genre 2012. Alors l'ensemble, court et cavale comme ses personnages de chapitre court en chapitre court, ce qui fait qu'il est difficile de s'ennuyer (péché suprême de toute œuvre populaire) jusqu'à une fin précipitée où, sans déflorer, le destin de certains personnages-clés n'est pas bouclé alors que le joli et glaçant épilogue semble compromettre l'idée d'un "à suivre". Au passage, on a droit à un captivant développement sur l'existence des virus qui excite l'imagination plus que tout le reste du roman, comme si la passion pointait soudain sous les gros câbles du thriller industriel. Pour passer un voyage en train, c'est envisageable s'il n'y a rien d'autre, pour le reste, Maxime Chattam et consorts peuvent dormir tranquille...

Citation

Pas besoin de longs calculs : ce type avait beau avoir des vêtements et une voix à la Oscar Wilde, c'était Hulk habillé par Savile Row. Des années de '9-3' lui avaient enseigné à vite repérer le genre d'individus qu'on n'attaque qu'en bande.

Rédacteur: Thomas Bauduret jeudi 11 septembre 2014
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