Une carabine dans les sardines

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lundi 17 décembre

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Roman - Policier

Une carabine dans les sardines

Braquage/Cambriolage MAJ mercredi 15 octobre 2014

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

À partir de 7 ans

Prix: 5,7 €

Mymi Doinet
Glen Chapron (illustrateur)
Paris : Nathan, octobre 2014
50 p. ; illustrations en couleur ; 19 x 15 cm
ISBN 978-2-09-255317-6
Coll. "Premiers romans"

Sardine sous roche

Anouk est une très jeune fille malicieuse, qui habite une petite ville de Bretagne en bord de mer, et dont la maman est présentatrice météo pour la télévision et le papa pâtissier plus qu'émérite. En ce jour de 1er avril, seule avec son chien - un Husky qui répond au nom de Benji - elle s'apprête à réaliser un crumble salé. Comme il lui manque du beurre, elle se rend à l'épicerie de Momo. Là, entre deux rimes, l'homme lui apprend qu'une étrange voleuse à la carabine dérobe des boites de sardines, et c'est tout sauf un poisson d'avril ! Le crumble est très vite oublié car s'il est salé, l'énigme que représente ce vol atypique, elle, est pimentée. Le premier indice débusqué - un bandana bleu avec pour motif des poissons entrelacés -, Anouk et Benji se lancent à la poursuite de la coupable. La piste les emmènera tour à tour chez Colin, qui a toute une pyramide de boîtes de sardines car il joue au concours "Petit paquebot" pour gagner un voyage à Tahiti, chez Picassoldes, qui récupère les boîtes de conserve pour en faire des automobiles miniatures, à la La Dorade frite, car en ce jour particulier le restaurant propose un menu qu'à base de sardines de l'entrée au dessert, chez Florie, une opticienne puxisardinophile et saponiphile (autrement dit une collectionneuse de boîtes de sardines et de savons) et, enfin, au repaire de la voleuse, chez la presque sirène, où les deux enquêteurs en herbe découvriront un aquarium avec un bien joli dauphin. L'intrigue de Mymi Doinet est très linéaire et agréable à suivre, mais sa résolution limpide est pourtant surprenante car Anouk a sa propre vision du Bien et du Mal, et elle perturbera à coup sûr celle des lecteurs. En effet, si le larcin n'a plus de raison d'être, la petite voleuse s'en sort impunément et le pauvre épicier en est pour ses frais. Son écriture est cependant joliment déliée, ludique et elle s'amuse à faire parler en prose et en rimes son épicier. Un épicier qui, espérons-le, sera amené à revenir souvent dans ces intrigues (surtout qu'il n'a pas été épargné !). Et les illustrations de Glen Chapron, tout en couleurs, ajoutent à la légèreté qui accompagne le lecteur tout au long de cette enquête distrayante qui appelle une suite.

Citation

La fille ouvre grand la bouche, pire qu'un mérou. Elle est suivie par ses grands-parents qui s'exclament :
- Amazing! Sardines are so delicious!

Rédacteur: Julien Védrenne lundi 13 octobre 2014
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