Les Énigmes du Bois-Joli

La soudaine vision de l'immense maison qui se dresse non loin de là, la fige sur place. Ses proportions gigantesques ont quelque chose d'obscène et de dérangeant. Elle paraît être surgie de nulle part, abandonnée là par quelque dieu blasé et inconstant.
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Roman - Policier

Les Énigmes du Bois-Joli

Énigme MAJ jeudi 08 octobre 2009

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 13 €

Françoise Casas
Saint-Vincent-sur-Oust : Elor, juin 2009
160 p. ; 21 x 13 cm
ISBN 978-2-84836-080-5
Les Enquêtes de Mélanie, 3

Ce qu'il faut savoir sur la série

Elle s'appelle Planchet, comme le serviteur de d'Artagnan, mais tient plus du rejeton qu'aurait eu Sherlock Holmes avec Agatha Christie. Mélanie Planchet, est toujours alerte et prompte à découvrir une énigme même là où il n'y en a pas encore. Elle sait qu'elle n'est pas infaillible et cela l'agace. Mais après tout n'est pas la coqueluche d'une maison de retraite qui veut. Surtout à Levens...

Ennui ferme au pays du Levens

Il s'agit moins d'un roman que d'une série d'aventures liées entre elles par la personnalité de l'enquêtrice – Mélanie -, et la relative unité de lieu : un hospice dans le Var. Mélanie en est ainsi au troisième volume de ses enquêtes. Ici, elle déjoue une arnaque à l'héritage, sauve son amie Suzanne d'une négligence médicale, résout l'affaire du casse du Crédit Agricole de Levens, ville sans histoire d'ordinaire, etc. Le tout en trois coups de cuillère à pot, au terme de déductions particulièrement perspicaces. Les histoires se succèdent à un rythme d'autant plus nécessaire qu'on s'ennuie ferme à Levens, et que sitôt la page de l'une tournée, seule une nouvelle aventure peut relancer l'intérêt littéraire de la chose.
Mais ce n'est peut-être pas le plus remarquable de l'ouvrage, ni non plus que les déductions de Mélanie, qui se prend volontiers pour Holmes, soient si affûtées. Non, le plus remarquable, c'est cette atmosphère victorienne plantée en pleine Provence française, ce style d'une courtoisie d'un autre siècle et, s'il est possible de se le permettre, son langage désuet qui convertit le tout en un tea time somme toute agréable. On y croise donc des messieurs de vingt ans plus soignés lexicalement que les retraités de l'éducation nationale du siècle dernier et les tricots de l'héroïne, de quatre manches – les initiés comprendront. Et Mélanie bien sûr, qui trouve tout bizarre et quand ça ne l'est pas, plus bizarre encore. Mélanie qui étonne par tant de suspicion et de circonspection, si bien qu'on se prend à espérer qu'elle se "plante", pour le plaisir de voir le narrateur contraint de pousser le vide qui étreint Levens jusqu'à son terme ultime.

Citation

Peste, que voilà des noms princiers pour vivre dans un pareil taudis.

Rédacteur: Joël Jégouzo samedi 18 juillet 2009
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