Le Duel

Cette fois le gibier, c'était eux.
Franck Thilliez - Sharko
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

La Guerre est une ruse
Frédéric Paulin retrace avec intelligence l'histoire violente de l'Algérie entre 1992 et 1995, un...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

lundi 18 février

Contenu

Livre sonore - Policier

Le Duel

Géopolitique - Assassinat - Crépusculaire MAJ samedi 20 décembre 2014

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 21,5 €

Arnaldur Indridason
Einvigid - 2011
Jean-Marc Delhausse (lecteur)
Traduit de l'islandais par Éric Boury
Paris : Audiolib, avril 2014
1 CD MP3 19 x 14 cm
ISBN 978-2-35641-716-9

Actualités

  • 04/07 Librairie: Sélections de l'été 2015 de la librairie Compagnie
    Cela ne vous aura sûrement pas échappé mais c'est l'été. Et avec l'été, les différents magazines littéraires, les suppléments des quotidiens, les blogs et les sites de librairie y vont de leurs sélections de l'été. Eh oui, car la saison - comme toutes les autres, d'ailleurs ! - est propice à la lecture, cette fois-ci farniente. Et quoi de mieux, si l'on n'a absolument pas envie de réfléchir, de reposer ses neurones, que de lire des romans policiers ? L'ironie des propos ne vous aura pas échappé, et en ce qui concerne les sélections de la Librairie Compagnie (58, rue des Écoles - 75005 Paris. Tél. : 01.43.26.45.36), certains ouvrages - on pense à ceux parus à la "Série Noire" de Thomas Bronnec, D.O.A. et Dominique Manotti ou à Après la guerre de Hervé Le Corre chez Rivages - vont véritablement à l'encontre de cette littérature de gare ayant débarqué à la plage. Et puis surtout le très conséquent Hérétiques de Leonardo Padura présent dans la première sélection, la seule à être réduite à quatre titres, dont deux de littératures policières. La seule sélection intéressante car mêlant tous les genres et obligeant de par son nombre réduit à faire des choix personnels. Sinon, les grands formats et les poches sont en nombre conséquent (treize et vingt-huit) ce qui peut déconcerter - d'autant plus qu'il est difficile d'y voir une cohérence (hormis l'affection pour Peter May), mais il faut viser un large public. Quoi qu'il en soit, ces sélections remettent certains ouvrages en avant (et nombre d'entre eux sont sur k-libre. Ne boudons pas ce plaisir. Bon été !

    Les Livres de l'été :
    - Pour que tu ne te perdes paq dans le quartier, de Patrick Modiano (Gallimard, "NRF") ;
    - Hérétiques, de Leonardo Padura (Métailié) ;
    - Les Initiés, de Thomas Bronnec (Gallimard, "Série Noire") ;
    - 1177 avant J.-C. : le jour où la civilisation s'est effondrée, d'Eric Cline (La Découverte).

    Romans policiers grand format :
    - Les Nuits de Reykjavik, d'Arnaldur Indridason (Métailié, "Noir") ;
    - Retour à Watersbridge, de James Scott (Le Seuil, "Policiers") ;
    - Les Initiés, de Thomas Bronnec (Gallimard, "Série Noire") ;
    - Temps glaciaires, de Fred Vargas (Flammarion) ;
    - Dans la ville en feu, de Michael Connelly (Calmann-Lévy, "Robert Pépin présente...) ;
    - Les Ombres de Katyn, de Philip Kerr (Le Masque, "Grand format") ;
    - Or noir, de Dominique Manotti (Gallimard, "Série Noire") ;
    - La Violence en embuscade, de Dror Mishani (Le Seuil, "Policiers") ;
    - La Chasse au trésor, de Andre Camilleri (Fleuve, "Noir") ;
    - Perfidia, de James Ellroy (Rivages, "Thriller") ;
    - Pu-Khtu Primo, de D.O.A. (Gallimard, "Série Noire") ;
    - La Fille du train, de Paula Hawkins (Sonatine) ;
    - Le Garçon qui ne parlait pas, de Donna Leon (Calmann-Lévy).

    Polars en poche :
    - Citoyens clandestins, de D.O.A. (Folio, "Policier") ;
    - L'Homme de Lewis, de Peter May (Babel, "Noir") ;
    - L'Île des chasseurs d'oiseaux, de Peter May (Babel, "Noir") ;
    - Le Braconnier du lac perdu, de Peter May (Babel, "Noir") ;
    - Nous cheminions entourés de fantômes aux fronts troués, de Jean-François Vilar (Points, "Romans noirs") ;
    - Délivrance, de Jussi Adler-Olsen (Le Livre de poche, "Thriller") ;
    - Yeruldelgger, de Ian Manook (Le Livre de poche, "Policier") ;
    - Ceux qui tombent, de Michael Connelly (Le Livre de poche, "Policier") ;
    - Prague fatale, de Philip Kerr (Le Livre de poche, "Policier") ;
    - Pain, éducation, liberté, de Pétros Márkaris (Points, "Policier) ;
    - Journal 1966-1974, de Jean-Patrick Manchette (Folio) ;
    - Police, de Jo Nesbø (Folio, "Policier") ;
    - Black-out, de John Lawton (10-18, "Domaine policier") ;
    - Les Douze enfants de Paris, de Tim Willocks (Pocket, "Thriller") ;
    - Les Impliqués, de Zygmunt Miloszewski (Pocket, "Policier") ;
    - Trois cercueils se referment, de John Dickson Carr (Le Masque, "Masque jaune") ;
    - Meurtre à Tombouctou, de Moussa Konaté (Points, "Policiers") ;
    - Je suis pilgrim, de Terry Hayes (Le Livre de poche, "Thriller") ;
    - Le Duel, d'Arnaldur Indridason (Points, "Policiers") ;
    - La Sirène, de Camilla Läckberg (Babel, "Noir") ;
    - Après la guerre, de Hervé Le Corre (Rivages, "Noir") ;
    - Deux veuves pour un testament, de Donna Leon (Points, "Policiers") ;
    - Une disparition inquiétante, de Dror Mishani (Points, "Policiers") ;
    - Au service surnaturel de sa majesté, de Daniel O'Malley (Pocket, "Thriller") ;
    - La Disparue d'Angel Court, de Anne Perry (10-18, "Grands détectives") ;
    - Dragon bleu, tigre blanc, de Qiu Xiaolong (Points, "Policiers") ;
    - Le Sceau du diable, de Peter Tremayne (10-18, "Grands détectives") ;
    - D., de Robert Harris (Pocket, "Thriller).
    Liens : Les Nuits de Reykjavik |Temps glaciaires |Les Ombres de Katyn |Or noir |La Violence en embuscade |Perfidia |La Fille du train |Le Garçon qui ne parlait pas |L'Homme de Lewis |L'Île des chasseurs d'oiseaux |Le Braconnier du lac perdu |Délivrance |Délivrance |Yeruldegger |Ceux qui tombent |Prague fatale |Pain, éducation, liberté |Police |Meurtre à Tombouctou |Je suis pilgrim |Le Duel |La Sirène |La Sirène |Après la guerre |Une disparition inquiétante |La Disparue d'Angel Court |Dragon bleu, tigre blanc |Leonardo Padura |Arnaldur Indridason |Fred Vargas |Michael Connelly |Philip Kerr |Dominique Manotti |James Ellroy |Donna Leon | D.O.A. |Peter May |Jussi Adler-Olsen |Ian Manook |Pétros Márkaris |Jean-Patrick Manchette |Jo Nesbø |Zygmunt Miloszewski |John Dickson Carr |Camilla Läckberg |Hervé Le Corre |Anne Perry |Qiu Xiaolong |Peter Tremayne

  • 15/05 Édition: Parutions de la semaine - 15 mai
Extrait audio :


Échec et pat...

Reykjavik, 1972. Championnat du monde d'échec, Fischer contre Spassky. Bobby Fisher plus cabotin, plus capricieux que jamais. En guise d'ouverture, l'assassinat d'un homme, jeune, dans une salle de cinéma. Marion Briem est chargé de l'enquête. Homme, femme, on ne saura jamais vraiment qui est ce personnage douloureux, dont l'histoire va devenir centrale dans le roman. Enfant tuberculeux, foudroyé jadis par la rencontre d'une jeune fille atteinte du même mal. Les duels se multiplient, à la confrontation de soi à soi (Briem), récursive et sans horizon. Se découple l'affrontement Est-Ouest dans sa dimension paranoïaque propre aux années 1970. Et ce duel d'échec, littéralement pour ce qu'il en est de l'échec, avec Fischer pour icône du monde dit libre. Pitoyable. Infantile. Marion Briem s'enfonce donc dans sa douleur, la couve et s'en délecte. Tuberculeux, c'est moins la Montagne magique de Thomas Mann qu'il nous offre, qu'un morceau d'égotisme ficelé des privations languies. Ultime confrontation, celle de Briem à Erlendur qui apparaît comme dans un coin du miroir romanesque, épié, épiant Briem. Une relation en miroir brisé, un duel sans confrontation en somme. Clos sur lui-même. Donné ici dans une lecture très noire, presque didactique, épelant ce dont Briem est incapable d'être le nom. Une lecture inaugurée pourtant d'un ton un brin sautillant. Avant que le ton ne se fasse de plus accablé, étouffant, comme recouvert de ce trop-plein de soi qui étouffe le récit sous la conjoncture de Briem – une mathématique, puisque les échecs irriguent le récit, du vide, n'épuisant pas la question de l'être mais en formalisant l'inconsistance : avec l'être de Briem, on n'a rien, malgré ses qualités sensibles... et cela pèse, et trouble, ouvrant à la série désormais un horizon désespérant.

NdR - 1 CD MP3, 9 h 28 d'écoute.

Citation

La salle s'illumina tout à fait. Ce n'est qu'à ce moment qu'il remarqua la flaque de sang sur le sol.

Rédacteur: Joël Jégouzo jeudi 28 août 2014
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page