Solo

C'est ainsi, monsieur Bradoux, les livres écrits par des auteurs d'Amérique du Sud, d'Amérique centrale, d'Afrique, d'Europe de l'Est et d'Asie n'ont plus leur place sur les rayonnages. Ils sont retirés des bibliothèques municipales. Ils ne sont plus vendus en librairie. On ne doit plus en trouver un seul chez les particuliers sous peine de sanctions.
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samedi 07 décembre

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Livre sonore - Espionnage

Solo

Géopolitique - Enquête littéraire - Révolution MAJ lundi 16 mars 2015

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 23,9 €

William Boyd
Scénario adapté de l'œuvre de Ian Fleming
Solo - 2014
Thibault de Montalembert (lecteur)
Traduit de l'anglais par Christiane Besse
Paris : Audiolib, avril 2014
1 CD MP3 19 x 14 cm
ISBN 978-2-35641-715-2
Extrait audio :


James, un bond dans la solitude des quadras

Bond. James Bond. Quarante-cinq ans en 1969, cette année érotique. Sa mission ? Beaucoup moins sexy : mettre fin à la guerre civile au Zanzarim. On le retrouve en costume bleu et chemise blanche, chantre of course de l'élégance toute britannique. James Bond s'élane, whisky dans la main droite, blonde en détresse sur le bras gauche, chiens de guerre aux basques. William Boyd se régale, lui qui admire Ian Fleming. Mais sans complexe. Tous les ingrédients sont là, mais avec pour supplément d'âme le recul de Boyd livrant un Bond jouant de son propre mythe. S'il fête ses quarante-cinq ans, c'est seul, accroché au comptoir d'un bar. L'homme qui sauva l'empire britannique s'interroge donc, travaillé au corps par cette solitude qui l'emplit. Trahi, perdu, c'est en solo qu'il va faire le voyage, un rien furieux, on ne peut plus violent, meurtri et donc volontiers meurtrier. Quarante-cinq ans, c'est le temps du décompte, pause méridienne acculée à dénombrer les échecs déjà, à se remémorer les traumatismes du passé. James Bond cauchemarde. Et William Boyd n'oublie pas ses origines africaines. Pays violents et déchirés, dont l'Occident ne se soucie que d'exploiter cyniquement les richesses. D'où le ton peut-être, compassé, très british pour dire l'horrible, sinon désinvolte. Mais plongeant dans d'intenses mélancolies avant de rompre de nouveau pour cavaler l'intrigue et nous amuser des péripéties du genre, de ce luxe et de cette feinte luxure où James évolue.

NdR - 1CD MP3, 9 h 13 d'écoute.

Citation

- Que suis-je sensé faire une fois là-bas ?
- Mettre fin à la guerre, bien entendu.

Rédacteur: Joël Jégouzo vendredi 05 décembre 2014
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