Icare aux ailes d'or

Si j'avais possédé davantage d'imagination, j'aurais peut-être trouvé un moyen de cesser de travailler ou même de disparaître ; après tout, quantité de gens disparaissaient dans l'Allemagne nazie. Tout le problème était d'arriver à le faire sans que ce soit définitif.
Philip Kerr - La Dame de Zagreb
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

La Guerre est une ruse
Frédéric Paulin retrace avec intelligence l'histoire violente de l'Algérie entre 1992 et 1995, un...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

mardi 26 mars

Contenu

Roman - Noir

Icare aux ailes d'or

Anthropomorphisme - Arnaque - Évasion MAJ jeudi 11 décembre 2014

Note accordée au livre: 3 sur 5

Poche
Inédit

À partir de 11 ans

Prix: 5,5 €

Guy Jimenes
Paris : Nathan, août 2014
122 p. ; 19 x 13 cm
ISBN 978-2-09-255327-5
Coll. "Histoires noires de la mythologie"

Le désobéissant

Un matin d'été, une ombre avance dans le ciel. L'immense oiseau bat d'une aile désespérée. Aélios retient son cri, tandis que les ailes viennent battre au-dessus de sa tête. Aélios, le prêtre d'Apollon, tombe à genoux soudain frappé de stupeur à la vue de l'homme qui s'est posé non loin de lui. Nu, couturé de cicatrices. C'est Dédale, celui qui donne vie aux statues. Dédale triste, infiniment, testant l'issue au piège que le roi Minos croit refermer sur lui. Minos. Ce roi qui ne savait pas régler ses dettes envers Poséidon. Dans la cour du palais, le fils de Dédale, Icare, joue avec le fils de Minos, Androgée. Androgée, dont Icare est jaloux qu'il ait pour mère une si belle femme (Parsiphaé). Elle va pourtant donner naissance au Minotaure, Astérion, fils bestial du roi Minos. Tandis qu'Androgée part à Athènes où il meurt, provoquant la colère de son père qui arme sa flotte, défait les Athéniens et les soumet au tribut atroce de devoir, chaque année, livrer des jeunes gens, garçons et filles, à son fils enfermé dans le labyrinthe conçu par Dédale. Dédale le fourbe, qui ne cessa de tromper son roi. Dédale bientôt jeté avec son fils en prison. C'est là qu'il inventa ces ailes majestueuses, terribles, qui signeront la mort d'Icare. Lancé au-dessus de la falaise, Icare ne pourra résister au sentiment de puissance qui l'étreint. Il s'envolera, à l'égal d'un Dieu, pour retomber comme une pierre sur le laborieux chemin des hommes. De l'assaut du ciel à sa chute, l'orgueil aura frappé Icare de plein fouet. Mais l'audace aussi, qui signera à jamais l'horizon fou des hommes, qui ne peuvent qu'aspirer à s'élever au-dessus de leur condition. Le mythe est fort, qui mérite de prendre place dans nos imaginaires. Accompagné ici d'un appareil critique superbement offert à la connaissance des collégiens.

Citation

Si nous pouvions voler, nous aussi !

Rédacteur: Joël Jégouzo jeudi 11 décembre 2014
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page