L'Auréole des condamnés

Il y a beaucoup de monde, et deux ascenseurs en panne. Comme toujours. La justice fonctionne aussi bien que les ascenseurs des tribunaux.
Diego Paszkowski - Thèse sur un homicide
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

La Guerre est une ruse
Frédéric Paulin retrace avec intelligence l'histoire violente de l'Algérie entre 1992 et 1995, un...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

lundi 25 mars

Contenu

Roman - Policier

L'Auréole des condamnés

Psychologique - Enlèvement - Disparition MAJ jeudi 24 septembre 2015

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 14 €

Lionel Behra
Désertines : Rebelle, mai 2014
198 p. ; 21 x 15 cm
ISBN 978-2-36538-271-7
Coll. "Sans visage"

Maître de conférence en auréoles sectaires

Ludovic est professeur de droit, et Jordan, un brillant étudiant de son amphi quelque peu borderline avec les filles, à la limite de la maladie. Il les veut toutes dont Stéphanie, esseulée un soir chez elle, ses parents étant de sortie. Il s'y rend donc en douce... Mais au petit matin, la jeune fille a disparu. La police est d'autant plus en émoi que les parents sont des notables. Et l'affaire n'est pas circonscrite à sa seule disparition : d'autres filles ont déjà disparu dans la région, dans des conditions similaires. Les traces ADN accusent évidemment bien vite Jordan, que les flics viennent arrêter dans l'amphithéâtre à grand renfort de spectacle. S'engage la joute de l'interrogatoire. Le garçon est roué en droit criminel, particulièrement retors. Laura, en charge de l'enquête, ne croit bientôt plus à sa culpabilité. C'est du côté du professeur que ne vont pas tarder à se tourner ses soupçons. En effet, Stéphanie projetait de se rendre chez lui la nuit de sa disparition. Laura découvre en lui un être plus déjanté peut-être que ne l'était Jordan. Déjanté mais fascinant. Stéphanie, retrouvée, s'avèrera n'avoir pas été brutalisée bien que maintenue séquestrée quelques jours. Pour la protéger, allèguera Ludovic, contre lequel finalement ne pèseront que peu de charges, sinon la seule colère froide de Stéphanie, qui ne lui reprochera qu'une chose : c'est que dans cette affaire, il n'ait pas été question de sexe entre eux. Ludovic n'en voulait qu'à ses sentiments et espérait, attendait qu'elle l'aime et surtout qu'on l'aime. Ludovic qui voyait des choses étranges, personnage peu convaincant accablé de prémonition, possédant le don de voir derrière les concernés, cette auréole des condamnés qu'il discerne cette fois derrière l'épaule de Laura, notre flic en charge de l'épineux dossier. Que ne fera-t-il pas pour la protéger à son tour... De psychopathes en psychodrames, Lionel Behra s'emploie à brouiller les pistes pour obéir à l'injonction du rebond polaresque, sans omettre d'y intercaler l'incontournable personnage que sa fêlure intime guette, facilitateur de suspense, déchirant le récit dans l'attente du sort que son destin romanesque lui réservera. Le tout est servi par une une écriture volontiers vieillotte bien qu'émaillée d'expressions "jeunes", typées devrait-on écrire, concession aux temps présents. L'artifice paranormal, quant à lui, aurait pu être poussé : cette vision des auréoles baignant la tête de ceux qui vont mourir, qui n'est dans le roman décliné que comme le thème faible d'une folie coupable.

Citation

Si je voulais assassiner quelqu'un, il me suffirait de mettre en scène son intrusion nocturne dans mon domicile.

Rédacteur: Joël Jégouzo vendredi 12 décembre 2014
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page