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lundi 25 mars

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Roman - Policier

Marionnettes

Religieux - Assassinat MAJ lundi 23 mars 2015

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 10,9 €

Hervé Mestron
Gudensberg-Gleichen : Wartberg, septembre 2014
180 p. ; 20 x 12 cm
ISBN 978-3-8313-2829-1
Coll. "Zones noires"

Marne plaine

Daniel Bensila, romancier et scénariste sur le retour, renverse une jeune femme un soir de cuite et s'enfuit. De son côté, l'ex-délinquant Joe travaille pour le père Walter, de la paroisse de Saint-Ouen. Mais lorsque le père Denisov, nommé prêtre à Montmiral, est retrouvé mort dans un fossé après une gigantesque rave-party, c'est Joe que l'on envoie pour régler les affaires du défunt — il découvre d'ailleurs très vite que l'on a cherché à faire le ménage. Montmirail, fief de la famille Affatigati, grands vendeurs de bondieuseries en tous genres sur catalogue (La Foi au quotidien). Mais la tribu doit se rendre à Paris au chevet de la jeune Maria, renversée par certain chauffard... Lorsque le producteur de Bensila est assassiné, le scénariste est le premier soupçonné. Il s'en passe des choses entre Paris et la Marne...
Hervé Mestron est un auteur biface, capable aussi bien d'écrire des romans aériens et minimalistes (Le Clebs) ou des récits choraux noirs et complexes (Crocodile Blues). Là, les deux influences principales se mélangent. Il ne faut pas être rebuté par l'étiquette de "Polar régionaliste", genre qui a plus donné de navets que de chef d'œuvre - on aurait pu se passer de ce qualificatif tant le récit de Joe, évoquant fortement les aventures d'un certain Gabriel Lecouvreur, n'insiste pas sur son décor qui n'est jamais davantage. Quant au récit parallèle de la descente aux enfers de Daniel Bensila, on ose espérer qu'il n'est pas autobiographique ! Rien à dire, il se passe énormément de choses dans ce court roman de cent quatre-vingts pages ponctuées de traits d'humour jamais envahissants, servies par l'écriture limpide et aérienne de l'auteur. Même s'il donne l'impression d'être léger comme une bulle de savon, sa petite musique bien particulière reste longtemps en tête...

Citation

Rien ne ressemblait à la paisible campagne racontée dans les livres. L'endroit aurait pu être un décor de cinéma laissé à l'abandon.

Rédacteur: Thomas Bauduret jeudi 12 mars 2015
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