Je ne t'oublierai pas

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Roman - Thriller

Je ne t'oublierai pas

Énigme - Disparition - Complot MAJ lundi 30 mars 2015

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 21,5 €

Sophie McKenzie
Close My Eyes - 2013
Traduit de l'anglais par Florence Bertrand
Paris : Belfond, octobre 2014
432 p. ; 24 x 16 cm
ISBN 978-2-7144-5443-0
Coll. "Noir"

Polarus simplex

Ex-romancière mariée à l'homme d'affaires Art Lowry, Gen n'a plus écrit une ligne depuis huit ans, traumatisée par la perte de Beth, sa fille morte-née quand une femme vient la trouver. Sur son lit de mort, la mère de l'inconnue, infirmière de son état, lui a avoué que Beth était bien vivante. D'importantes sommes d'argent ont été transférées à l'époque sur les comptes d'Art Lowry. Lorsque la seule personne détenant la vérité trouve la mort de façon suspecte, Gen se lance en quête du médecin responsable de l'accouchement. Lui seul semblant être en mesure de l'éclairer. Mais qui pouvait bien vouloir lui dérober son bébé ? Et pourquoi ?
Le thriller domestique dans lequel un bon petit couple voit son bonheur menacé par un danger extérieur n'est pas un genre brillant par son originalité, mais là, celui-ci est du plus classique, avec quasiment toutes les figures imposées de la mère-courage. Quiconque connaît un peu les déclinaisons politiquement correctes actuelles du genre sait que, de toute façon, le mari est fortement coupable de quelque chose, et ne peut être qu'adultère comme tous ces gens-là, ce qui justifie son élimination (le fait que l'héroïne commette également un adultère dans le cours du récit est sans conséquences, son absolution est immédiate et nullement remise en question à aucun moment). Le tout dans un style verbe/sujet/complément au présent et à la première personne, sans description ni atmosphère, à faire passer Patterson, James pour Hugo, Victor, même si on ne peut à proprement parler de l'arrogance actuelle du "mal écrit" (et la traduction irréprochable n'est nullement en cause)... Le mystère est assez bien entretenu, intéressant sans pour autant passionner, mais au long de quatre cent vingt-six pages bien tassées peuplées de personnages ne servant souvent qu'à meubler. Sophie McKenzie se rattrape sur une résolution justifiant à peu près ce qui a précédé, et surtout un coda d'une cruauté douce-amère, bien amené par ailleurs, qui rompt avec la routine de cet exercice pour bon élève des cours de formatage du creative writing. Si on cherche juste "quelque chose de pas prise de tête pour lire dans le métro", on peut tenter cette lecture. Pour le reste... Il faudra encore chercher dans la petite pile à côté des têtes de gondole, là où les Kyklos, Asphalte, etc., tentent d'innover et de faire bouger les lignes.

Citation

Même alors, j'avais senti qu'Art finirait par obtenir ce qu'il voulait. Y compris moi.

Rédacteur: Thomas Bauduret mardi 24 mars 2015
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