Une valse pour rien

Depuis un mois maintenant, durant mes 'phases', je ne fais plus de rêves normaux. Je me retrouve sans cesse au même endroit. Un lieu qui m'effraie autant qu'il m'appelle.
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vendredi 13 décembre

Contenu

Roman - Policier

Une valse pour rien

Social - Assassinat MAJ lundi 25 mai 2015

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 20 €

Catherine Bessonart
La Tour-d'Aigue : L'Aube, février 2015
256 p. ; 22 x 15 cm
ISBN 978-2-8159-1108-5
Coll. "Noire"

Actualités

  • 25/06 Prix littéraire: Sélections 2015 des GPLP
  • 28/03 Revue: L'Express publie sa sélection des 12 polars à lire sans plus tarder
    À la veille de l'incontournable manifestation littéraire Quais du polar à Lyon (rappelons au passage qu'il ne s'agit pas d'un quai, mais bel et bien de plusieurs et que le pluriel s'impose), L'Express nous révèle sa sélection par l'intermédiaire de Jérôme Dupuis, Éric Libiot, Marianne Payot et Delphine Peras. Le plus contradictoire dans cette sélection, est que le meilleur des ouvrages présentés n'est peut-être pas un polar (ni un roman noir, ni un thriller...), mais la biographie d'Elmore Leonard par Laurent Chalumeau ! Le romancier français, ancienne plume d'Antoine de Caunes à Canal+, n'a jamais caché son admiration pour l'un des meilleurs stylistes américains avide de détails sociétaux qui tuent. Placé dans la catégorie des auteurs de genre, celui qui avait eu le sacrilège d'écrire des romans western s'est éteint dernièrement. Laurent Chalumeau s'était déjà fendu d'un brillant article nécrologique dans la revue 813.
    Sinon, force est de constater que cette sélection répond à deux critères. Premièrement, des romans classiques d'auteurs confirmés (Dominique Sylvain, Michael Connelly, Pascal Dessaint, Don Winslow) qui ont ou non leur place ici. Mention spéciale à Don Winslow dont le roman est assurément l'un des plus mauvais qu'il a écrits. Deuxièmement, des maisons d'édition ou des collections qui doivent être poussées en avant au nom - peut-être - de l'originalité avec là aussi une réussite variée. Ainsi Catherine Bessonart ("L'Aube noire") et Dolores Redondo ("Mercure noir") offrent des romans qui ne sont pas inintéressants du tout. Tout comme Thomas Bronnec et ses Initiés (mais la "Série noire" de Gallimard n'a pas besoin d'être mise en avant ; elle pourrait cependant concourir au prix de la couverture qu'il ne faut pas faire). On regrettera l'absence d'ouvrage des éditions Métailié (surtout, mais d'autres comme Asphalte auraient mérité de placer un titre cubain ou pas !).
    Il y a beaucoup à dire sur les raisons et les pourquoi d'une sélection, voire d'un prix littéraire. Mais comme d'habitude, c'est à chacun de faire son choix (à partir d'autres choix ou non...). Dans le doute, demandez à votre libraire !

    Sélection 2015 de L'Express des 12 polars à lire sans plus tarder :
    - De chair et d'os, de Dolores Redondo (Mercure de France, "Mercure noir") ;
    - Dans la ville en feu, de Michael Connelly (Calmann-Lévy, "Robert Pépin présente...") ;
    - Elmore Leonard : un maître à écrire, de Laurent Chalumeau (Rivages, "Écrits noirs") ;
    - Les Roses noires, de Jane Thynne (Jean-Claude Lattès) ;
    - Les Réponses, d'Elizabeth Little (Sonatine) ;
    - Aqua tumulta, de Pierre Caron (Recto verso) ;
    - Une valse pour rien, de Catherine Bessonart (L'Aube, "L'Aube noire") ;
    - L'Archange du chaos, de Dominique Sylvain (Viviane Hamy, "Chemins nocturnes") ;
    - Le Chemin s'arrêtera là, de Pascal Dessaint (Rivages, "Thriller") ;
    - Missing : New York, de Don Winslow (Le Seuil, "Seuil policiers") ;
    - Coup de chaud à la Butte-aux-cailles, d'Yves Tenret (La Différence, "Noire") ;
    - Les Initiés, de Thomas Bronnec (Gallimard, "Série noire").
    Liens : Missing : New York |Les Réponses |Coup de chaud à la Butte-aux-Cailles |Elmore Leonard |Michael Connelly |Laurent Chalumeau |Dominique Sylvain |Pascal Dessaint |Don Winslow |813 | Quais du Polar

  • 27/02 Édition: Parutions de la semaine - 27 février

Gay, gay, tuons-nous

Une valse pour rien, troisième roman de Catherine Bessonart publié à L'Aube, est l'occasion terrible d'aborder le bilan de l'auteur. Un bilan plus que positif pour celle de Et si Notre-Dame la nuit..., débarrassée de ses influences vargasiennes pour voler de ses propres ailes. L'enquête est des plus classiques, digne d'un "Masque jaune" de la grande époque, menée principalement par des dialogues entre deux introspections du personnage central Chrétien Bompard : une série de meurtres ensanglante la communauté homosexuelle parisienne et fait ressortir les vieux démons de la haine recuite au moment où la loi sur le mariage pour tous avive d'inutiles tensions. D'autant que les assassinats, a priori sans aucun lien entre eux, ont un point en commun qui a rapport avec l'art de la danse... Bompart, "réparateur de destin" comme l'était le commissaire Jules Maigret (à l'exception du sien) va rencontrer une fois de plus une galerie de personnages souvent touchants. Si la résolution douce-amère de l'énigme sur fond de conflit social et d'éthique démocratique est parfaitement satisfaisante, et donne lieu à une scène finale hallucinée digne du meilleur Argento, la vérité est ailleurs. D'abord dans ce personnage de Chrétien Bompard, Pierrot lunaire cherchant fugace Colombine, en l'occurrence la belle Mathilde, son amour perdu, seule remède contre ses angoisses existentialistes. Ensuite, dans cette langue faussement neutre, surréaliste, désormais ponctuée de passages évoquant certains auteurs de littérature dite "Blanche" (Marie Darrieusecq, par exemple), qui donne à tout le roman l'allure d'un rêve éveillé. C'est là que Catherine Bessonart trouve sa voix personnelle, qui désormais ne se compare vraiment à aucune autre, à travers une fausse simplicité cachant une économie de moyens remarquable. L'auteur va-t-elle abandonner son personnage fétiche de Chrétien Bompard ? La fin reste ouverte, mais quel que soit le chemin emprunté, on la suivra avec plaisir...

Citation

Mario Lévi était toujours dans le coma. Bompard, s'il n'allait pas jusqu'à regretter qu'il fût vivant, ne pouvait s'empêcher de penser que mort, il aurait parlé davantage.

Rédacteur: Thomas Bauduret lundi 14 septembre 2015
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