Cavale(s)

Alice fit un tour complet sur elle-même, puis elle esquissa des pas de danse ; non pas de ceux , saccadés et frénétiques, qu'elle essayait avant d'aller en boite avec Jessica, mais de ces entrechats appris l'année dernière, quand son père s'était laissé convaincre de l'inscrire à l'école de danse.
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Roman - Policier

Cavale(s)

Braquage/Cambriolage - Road Movie - Enlèvement MAJ vendredi 10 avril 2015

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 18,9 €

Marie Vindy
Paris : La Manufacture de livres, septembre 2014
278 p. ; 23 x 14 cm
ISBN 978-2-35887-076-4

Dissection d'un fait divers

Un braquage qui tourne mal avec un flic au compteur, et voilà Mathieu, jeune truand pas très malin, obligé de prendre en otage Solène Viard pour lui voler sa voiture. Or la captivité s'étire et la jeune femme décide d'aider ce jeune en cavale. Syndrome de Stockholm ? Le capitaine Humbert, chargé de l'affaire, découvre que le gendarme tué par Mathieu était loin d'être un ange et battait sa femme. Celle-ci va-t-elle gâcher le cérémonial préfectoral, et salir (à juste titre) le défunt ? Un par un, pendant que la cavale s'éternise, les secrets refont surface...
Une fois de plus, Marie Vindy prend la direction d'un polar d'enquête parfois proche du procedural tant les divers signes et termes techniques ancrent le récit dans la réalité. L'intrigue de ce sixième roman pourrait être banale si l'auteur, brassant de nombreux personnages (avec au passage une écrivain qui aime les chevaux et "amoureuse" de son éditeur prénommé Pierre...), ne cessait de multiplier les retournements inattendus instaurant de véritables motivations à tout un chacun, donnant à l'ensemble une crédibilité coupant court à toute évocation d'un épisode de série télévisée. Le tout avec une langue toute aussi sèche, faussement simple, mais en réalité travaillée et d'une précision de sniper. On regrettera juste un personnage de jeune braqueur un peu unidimensionnel avec son jet constant d'injures qui peut lasser, mais en dehors de ce défaut mineur, le roman se dévore en apnée jusqu'à une très belle scène finale d'un optimisme inattendu qui redonne tout son sens au pluriel du titre. Assurément, du bel ouvrage.

Citation

Elle s'en sentait enfin capable : écrire un récit, un livre, projeter ses propres émotions dans des personnages pour les étudier en miroir et s'en affranchir. Étrangement, son écriture n'avait jamais été aussi fluide, comme si, enfin, elle avait quelque chose à dire.

Rédacteur: Thomas Bauduret vendredi 10 avril 2015
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