La Fille du train

Entouré par le mal, éduqué par le mal, nourri par la main du diable ; tout le tracé de sa vie se résumait au fait qu'il n'avait jamais rien connu d'autre que la violence, le sang, la solitude et la vengeance...
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lundi 25 mars

Contenu

Roman - Thriller

La Fille du train

Psychologique - Social - Assassinat MAJ vendredi 29 mai 2015

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 21 €

Paula Hawkins
The Girl On the Train - 2015
Traduit de l'anglais par Corinne Daniellot
Paris : Sonatine, mai 2015
378 p. ; 21 x 14 cm
ISBN 978-2-35584-313-6

Elle s'appelait fait divers

Rachel prend et reprend le train chaque jour aux mêmes heures et observe les maisons — dont une en particulier dans laquelle vit un jeune couple. En fait, Rachel a perdu son travail à cause de ses problèmes d'alcool, mais elle fait semblant pour donner le change à sa coloc. Un beau jour, l'inconnue du couple de cette maison particulière se retrouve affublée d'un nom — Megan — lorsqu'elle est portée disparue. Y a-t-il un rapport avec cet homme avec qui Rachel l'a vu un jour et qui n'était pas son mari ? Rachel ne se rappelle rien du soir de la disparition - elle était ivre. Pourtant, elle a l'impression d'avoir vu quelque chose. Mais que faire alors que l'alcool peut engendrer chez elle des crises de violence ?
Amateurs du sturm und drang du thriller industriel, passez votre chemin ! Ce premier roman de Paula Hawkins qui évoque l'œuvre de Nicci French préfère le crédible et la psychologie, quoique reprenant la figure emblématique de l'alcoolique en quête de rédemption plus habituelle au roman noir tout en évitant soigneusement l'écueil du misérabilisme. Ce roman choral donne l'impression de disséquer l'un de ces faits divers tragiques qui ne font en général qu'un petit article au fond d'une page de journal. Et, bien sûr, ce parti-pris implique une certaine lenteur jamais ennuyeuse, bien que le texte eût gagné à être allégé. Si le nombre de personnages est réduit, évidemment, il ne faut pas s'attendre à une série de rebondissements fracassants même si la conclusion est assez glaçante. On reste tout du long dans la tonalité d'un roman qui, s'il n'est pas le chef d'œuvre du siècle, a le mérite de préférer sa petite musique aux grandes orgues, et s'avère fort recommandable à qui y sera sensible.

Citation

Soyons francs, encore aujourd'hui, la valeur d'une femme se mesure à deux choses : sa beauté ou son rôle de mère. Je ne suis pas belle, et je ne peux pas avoir d'enfants. Je ne vaux rien.

Rédacteur: Thomas Bauduret mardi 19 mai 2015
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