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lundi 27 mai

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Roman - Thriller

Prime Time

Fantastique - Artistique - Apocalyptique MAJ vendredi 05 juin 2015

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 19 €

Jay Martel
Channel Blue - 2014
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Paul Simon Bouffartigue
Paris : Super 8, mars 2015
480 p. ; 21 x 15 cm
ISBN 978-2-37056-022-3

Terre-réalité

La Terre est un concept qui a été créé par des extraterrestres pour réaliser une gigantesque émission de téléréalité in vivo, à l'insu des humains. Mais les spectateurs commencent à se lasser des exploits de ces terricules grotesques. C'est pourquoi la production de Galaxy Entertainment a choisi de finir sur un grand coup : la fin du monde. C'est ce qu'apprend Perry Bunt, scénariste raté et professeur d'écriture, lorsqu'il suit Amanda, sa plus belle élève, dans les locaux de GE. Celle-ci a alors une idée géniale : autant demander à un scénariste doué de trouver un rebondissement pour faire renaître l'intérêt des spectateurs. Autrement dit : lui, Perry Blunt. Sauf qu'il n'a pas le début du commencement d'une idée et qu'il n'a que trois semaines pour sauver le monde...
La quatrième de couverture évoque Douglas Adams et le Truman Show, mais dans le mixeur, on pourrait ajouter les romans de Robert Rankin, qui dans Armageddon : la comédie musicale, avait déjà imaginé un reality-show terrestre (même si ses quelques romans publiés chez nous sont passés injustement inaperçus) et une ambiance très Men In Black. Pas des références mauvaises en soi, même si l'idée que les figures marquantes de notre monde soient manipulés par des extraterrestres est un beau cliché usé jusqu'à la trame, mais l'auteur, Jay Martel, a plutôt choisi le picaresque, à savoir enchaîner des péripéties arbitraires sur une vague trame. Ce qui fonctionne à merveille pour un film, moins pour un roman... Après un début réussi qui retient l'attention, on voit donc s'agiter notre personnage dans des péripéties burlesques plus ou moins interchangeables donnant l'impression que le récit est écrit au fil de la plume. Inutile de dire qu'il s'essouffle vite avant la fin de ces qutre cent soixante-dix pages... Peut-être est-ce ce que veut le public actuel... En tout cas, on attendra le deuxième roman de l'auteur pour juger de ses progrès !

Citation

À Hollywood, une vraie fin, ça n'est pas vraiment une fin : pas de fondu au noir, pas de musique élégiaque, pas de générique. Seulement un téléphone qui ne sonne pas.

Rédacteur: Thomas Bauduret mercredi 27 mai 2015
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