Burn-out

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jeudi 22 octobre

Contenu

Roman - Policier

Burn-out

Vengeance - Gang - Procédure - Trafic MAJ lundi 13 juillet 2015

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 15 €

Didier Fossey
Garancières : Flamant noir, février 2015
296 p. ; 22 x 14 cm
ISBN 979-10-93363-10-3

Actualités

  • 19/07 Prix littéraire: Finalistes 2015 des Balais d'or
    Le Concierge masqué sur son blog a dévoilé ses finalistes des Balais d'or. Cette année, ils sont déclinés en deux catégories : le Prix Balai d'or, qui récompense un roman de genre policier d'un auteur plus ou moins confirmé et qui a accepté de répondre aux questions du compère de service (l'équivalent masculin de la commère) ; le Prix Balai d'or de la découverte, qui récompense tout pareillement un roman de genre policier d'un auteur novice ayant subi les mêmes sévices. Les sélections de douze ouvrages ont été établies à l'issue d'un premier tour contrôlé par Geneviève Van Landuy et Richard Contin, et mêlent romans étrangers et francophones sans aucune distinction. Les jurés ont rendez-vous le 26 septembre 2015 à partir de 19 heures à l'Auberge Notre-Dame de Paris pour un ultime vote qui sera dévoilé le 28 novembre à la Bibliothèque Parmentier (Paris). A priori, les deux lauréats se verront remettre chacun une œuvre d'art. Dans le premier cas, c'est une certitude car il s'agit d'une toile du peintre havrais Dominique Lafosse. Il incombe d'ajouter que son nom sera gravé sur le Trophée en bronze déjà existant, et qu'il en recevra un en verre (un peu à l'instar du trophée de Roland Garros) ; dans le second, il n'est fait nulle mention d'une telle récompense hormis la photographie en vignette d'un trophée, ce qui laisse à penser que l'heureux élu ne sera pas oublié. Rendez-vous en novembre afin d'en savoir plus !

    Finalistes 2015 du Prix du Balai d'or :
    - Adieu demain, de Michaël Mention (Rivages, "Noir") ;
    - Poubelle's Girls, de Jeanne Desaubry (Lajouanie) ;
    - La Malédiction de Norfolk, de Karen Maitland (Sonatine) ;
    - Reflex, de Maud Mayeras (Anne Carrière) ;
    - Quand les anges tombent, de Jacqus-Olivier Bosco (Jigal, "Polar") ;
    - N'éteins pas la lumière, de Bernard Minier (XO) ;
    - Une terre d'ombre, de Ron Rash (Le Seuil, "Cadre vert") ;
    - Les Neuf cercles, de Roger Jon Ellory (Sonatine) ;
    - À mains nues, de Paola Barbato (Denoël, "Sueurs froides") ;
    - Nos disparus, de Tim Gautreaux (Le Seuil, "Cadre vert") ;
    - Après la guerre, de Hervé Le Corre (Rivages, "Thriller") ;
    - La Porte du Messie, de Philip Le Roy (Le Cherche midi, "Thriller").

    Finalistes 2015 du Prix du Balai d'or de la découverte :
    - X, de Sébastien Teissier (Nouveau monde) ;
    - Une terre pas si sainte, de Pierre Pouchairet (Jigal, "Polar") ;
    - Hors la nuit, de Sylvain Kermici (Gallimard, "Série Noire")
    - Les Écorchés vifs (Les Rédempteurs), d'Olivier Vanderbeq (Amalthée) ;
    - Les Belges reconnaissants, de Martine Nougué (Le Caïman, "Polars") ;
    - Les Roses volées, d'Alexandre Geoffroy (Ex Æquo, "Rouge") ;
    - Le Bal des hommes, d'Arnaud Gonzague & Olivier Tosseri (Robert Laffont) ;
    - Ravensbrück mon amour, de Stanislas Petrosky (Atelier Mosésu) ;
    - Burn-Out, de Didier Fossey (Flamant noir) ;
    - L'Heure du chacal, de Bernhard Jaumann (Le Masque, "Grand format") ;
    - Beau temps pour les couleuvres, de Patrick Caujolle (Le Caïman, "Polars")
    - Aux animaux la guerre, de Nicolas Mathieu (Actes Sud, "Actes noirs").
    Liens : La Malédiction du Norfolk |Quand les anges tombent |N'éteins pas la lumière |Une terre d'ombre |Les Neuf cercles |Après la guerre |La Porte du messie |Une terre pas si sainte |Les Roses volées |L'Heure du chacal |Beau temps pour les couleuvres |Aux animaux la guerre |Ravensbrück mon amour |À mains nues |Jeanne Desaubry |Karen Maitland |Jacques Olivier Bosco |Ron Rash |Roger Jon Ellory |Hervé Le Corre |Philip Le Roy |Pierre Pouchairet |Alexandre Geoffroy |Didier Fossey |Patrick Caujolle |Paola Barbato

  • 27/02 Édition: Parutions de la semaine - 27 février

Pétage de plombs

Didier Fossey, l'auteur de ce Burn-out, a longtemps fait partie de la Police Nationale, et il profite à présent d'une retraite amplement méritée qu'il met à profit pour écrire. Son expérience professionnelle a le mérite de lui permettre de présenter des personnages qu'il a côtoyés, peut-être d'évoquer des cas concrets qu'il a vécus. C'est le côté sombre de la police, non pas de manière glauque avec des cas de corruption, de déviations, mais la solitude affective et humaine de gens qui se dévouent pour leur métier et qui ne sont pas forcément payés de retour. Nous allons donc suivre quelques policiers qui sont officiellement chargés de s'occuper d'une bande qui pille les cimetières des œuvres d'art qui s'y trouvent. Lors d'une planque, l'un des policiers est tué par les voleurs qu'il a surpris. Alors, l'un de ses collègues s'en veut et va mener une enquête en parallèle, seul, sur son congé, pour découvrir les coupables et peut-être s'en occuper. En parallèle, nous suivrons la descente dans les abîmes infernaux et psychologiques d'un policier qui vient d'être viré par sa femme. Il la suit pour découvrir qu'elle a un amant qu'il va à son tour suivre ce qui l'entrainera dans d'autres aventures...
Ce qui est intéressant, c'est que l'expérience de l'auteur nous sert car l'histoire avance cahin-caha avec des accélérations et des rebondissements, dans un désordre apparent qui est justement la marque de la réalité. Raconté de manière omnisciente - l'auteur suit à la fois les policiers et les truands -, Burn out montre comment une enquête cafouille, louvoie, cherche des pistes. Les retards, les difficultés, les problèmes personnels qui interfèrent, les hasards qui permettent de retrouver le bon chemin, sont autant d'éléments qui doivent se trouver dans la vraie vie. Le lecteur est un peu plus circonspect sur les hasards objectifs, comme diraient les surréalistes, qui permettent aux différentes intrigues de se rattacher : l'amant se trouve lié aux gangsters pilleurs de cimetière et alors que les bandits n'hésitent à nettoyer par le vide les éléments perturbateurs, dans d'autres cas, ils laissent mourir à petit feu dans une carrière-catacombe ceux qui doivent survivre pour le bénéfice de l'auteur ! C'est sans doute parce que Didier Fossey est encore marqué par son vécu de policier, et qu'il cherche à faire passer la notion de burn-out, de "pétage de plomb", de "choses vues" plutôt que de s'arrêter sur le sujet rarement traité des pillages culturels en général, et celui des cimetières en particulier. Mais il a l'avantage de faire passer les informations avec vigueur et rapidité.

Citation

Aujourd'hui, plus rien d'autre ne comptait que la vengeance qui prenait toute la place et lui bouffait les neurones.

Rédacteur: Laurent Greusard mardi 08 mars 2016
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