La Trace du sang

Une cellule à la prison de Mork, c'était un peu comme avoir la plus belle suite au Hilton. Régulièrement inspectée, la prison possédait un cabinet médical ouvert six jours par semaine, plusieurs psychologues y exerçaient de façon bénévole, un service religieux accueillait les bigots tous les matins, et des médecins spécialistes vous accompagnaient dans l'arrêt de la drogue, du sexe et de l'alcool. L'avocat de Rachel lui avait vendu Mork (une prison de niveau III) comme une véritable retraite spirituelle.
Lucie Brémeault - La Seconde vie de Rachel Baker
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

Aucune terre n'est promise
Écrivain de polar et de fantasy ayant connu un succès modéré, Lior Tirosh fuit les ruines de son mariage ...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

lundi 19 avril

Contenu

Roman - Policier

La Trace du sang

Procédure - Faits divers MAJ mardi 25 août 2015

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 19,9 €

Peter May
Blacklight Blue - 2008
Traduit de l'anglais (Écosse) par Ariane Bataille
Rodez : Le Rouergue, avril 2015
312 p. ; 21 x 14 cm
ISBN 978-2-8126-0856-8

Cold cases à répétition

Parfois on se demande pourquoi les criminels mettent en place des plans diaboliques hyper compliqués alors qu'il leur suffirait de descendre leur cible tranquillement avant que la police ne se creuse les méninges pour trouver la solution. Et puis, on se dit que cela permet au moins d'écrire des livres rythmés et efficaces. La série "Assassins sans visages" part d'un principe simple : ancien légiste et enquêteur hors pair, Enzo McLeod a décidé de reprendre en mains les enquêtes de quelques cold cases dénichés par le nouveau compagnon de sa fille, un journaliste qui a fait un livre de ces cas. Il a à ce jour déjà mis à jour et retrouvé deux anciennes affaires. Et voilà qu'il se retrouve confronté à des choses bien suspectes - sa fille échappe de peu à un attentat mortel, son autre fille voit l'entreprise de son mari brûler ; quant à Enzo lui-même, alors qu'il se trouvait chez un spécialiste qui vient de lui annoncer qu'il ne lui restait que quelques mois à vivre, une de ses maîtresses est retrouvée morte, avec quelques uns de ses cheveux encore frais sur son corps... Même si c'est évidemment un traquenard et qu'Enzo McLeod parvient aisément à se faire disculper, l'un des coupables des autres chapitres du livre de faits divers de son presque beau-frère de journaliste aurait-il choisi de passer à l'action et de faire disparaître un enquêteur dangereux ? McLeod va donc remonter les traces de ces différentes affaires pour comprendre ce qu'il en est.
Le roman fonce du début à la fin, dans une dynamique propre au thriller : pas de temps morts, des mystères qui s'accumulent, des pistes qui conduisent à d'autres éléments (ici, tout le romanesque est convoqué, y compris un enfant volé à la naissance, des jumeaux, un tueur professionnel et une organisation dangereuse qui tient à liquider le détective). Mené à grande vitesse, ponctué de flashbacks qui permettent d'aller plus rapidement lors des explications finales de compréhension, tous ces rebondissements font qu'il devient difficile de s'appesantir sur la construction un peu alambiquée de ce plan machiavélique qui a été mis en place et qui est un peu tiré par les cheveux pour laisser le lecteur suivre une action rapide, ponctuée d'éléments déductifs et de quelques détails psychologiques qui intègrent le roman dans une série, qu'il sera facile de retrouver avec plaisir.

Citation

Vous savez j'ai passé dix ans à suer sang et eau sur ce cas particulier avant d'abandonner. Bien que j'aie toujours détesté m'avouer vaincu, il était plus raisonnable de m'arrêter. Surtout si près de la retraite.

Rédacteur: Laurent Greusard dimanche 16 août 2015
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page