Mémoires d'un vrai voyou

Ce que je ne fis pas, oh non, je préférai me saouler à l'aide d'une demi-bouteille de bourbon, avant de m'évanouir dans la salle de bains du rez-de-chaussée au milieu d'une flaque de vomi.
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lundi 16 septembre

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Mémoires - Policier

Mémoires d'un vrai voyou

Braquage/Cambriolage - Drogue - Urbain MAJ vendredi 26 février 2016

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 18,5 €

William Perrin
Avec la collaboration de Frédéric Ploquin
Paris : Fayard, janvier 2015
328 p. ; 22 x 14 cm
ISBN 978-2-213-68196-2

Pince Monseigneur

Mémoires du grand William, celui qui ne faisait jamais la queue quand on l'emmenait au palais de justice... La gouaille du titi parisien début de siècle, chaussures en peau de croco, grand amateur de sauté de veau qu'il cuisine sans attaches, fan de documentaires animaliers et pilier du Milieu parisien. Le grand William raconte, se raconte  perceur de coffres avant de devenir un globe-trotteur du crime et de rallier la French Connection. Le grand William, tout le contraire du gangster médiatique, déballe un demi-siècle d'histoire française du grand banditisme. Inscrit au fichier spécial de la répression du banditisme dès 1963, il dit sa vie, dans l'ordre. Une enfance pauvre et puis très vite la tôle. Mais dans quelle langue ! Savoureuse : du Ventura des Tontons flingueurs, droit dans ses pompes, fidèle dans ses amitiés, ses préférences, et fustigeant dès la première heure Pétain, puis les flics complices de la rafle du Vel-d'hiv'. Ou bien les Bat'd'Af', Tataouine, école du crime affirme-t-il bien haut, où l'armée française prônait le culte de la dégradation humaine. Il est donc sans aucune concession le grand William, et particulièrement lucide sur la stupidité de l'État français - mais aussi ses bagnes. Il raconte comme personne la France de l'après-guerre, Paris dans les années 1950, la guerre des hôtels de passe. Le livre fourmille d'anecdotes, comme cette tentative d'enlèvement de Brigitte Bardot dont il dissuade deux de ses potes. Lugano, Baden-Baden, Athis-Mons, Marseille, Buenos-Aires, New York... C'est qu'il en a vu le grand William, jusqu'à cet épilogue somptueux, le téléphone sur écoute certes, mais la boîte aux lettres à son nom. Quatre-vingt-trois ans... Il ne pensait pas y arriver. Reste la tombe pour avenir. "Elle est où l'âme ?" s'interroge-t-il. Faut revenir sur terre, croire dans la vie tout bêtement, "et quand tu meurs, c'est fini"...

Citation

Il en a fait du mal, cette pourriture de Pétain ! Il a même renvoyé les Espagnols à Franco pour les faire fusiller.

Rédacteur: Joël Jégouzo jeudi 12 novembre 2015
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