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Essai - Policier

Les Grandes affaires criminelles du Béarn et du pays Basque

Social - Assassinat - Faits divers MAJ mardi 19 avril 2016

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 21 €

Patrick Caujolle
Riom : De Borée, mars 2016
368 p. ; illustrations en couleur ; 24 x 16 cm
ISBN 978-2-8129-1204-7
Coll. "Histoire et documents"

Poulet basquaise

L'efficace auteur des Mystères du Tarn-et-Garonne, de la Haute-Garonne et du Gers chez De Borée est aussi compilateur d'histoires "polissonnes" et d'affaires comme Ennemis Publics n° 1 et Les Casses du siècle pour d'autres éditeurs. Ici, il s'attache aux affaires criminelles du Sud-Ouest s'échelonnant entre 1818 et 1937. À part des complices ou des inspiratrices, les deux seules femmes meurtrières sont des jeunes filles, l'une inculpée pour infanticide, l'autre, dix-sept ans "vénale, lubrique et perverse", en 1937, pour l'assassinat d'un homme plus âgé au "bézouch" sorte de grande faucille fixée à un manche. Patrick Caujolle refuse la novélisation et s'appuie sur des transcriptions de témoignages. Du coup, la structure des affaires est assez figée (découverte du cadavre, enquête de voisinage, témoignages, recoupement, jugement, condamnation) avec parfois des petites variantes comme un flash-back à partir du procès.
Les meurtres sont souvent frustres en fonction des populations campagnardes mises en scène. Hormis le couteau, il y a beaucoup de balles, dont un meurtre par un enfant de treize ans. Beaucoup concernent des ouvriers portugais ou espagnols. La majorité sont des histoires imbibées d'alcool et de vol sordide d'argent dépensé ensuite dans des maisons de tolérance. Mais à travers ces faits, c'est un tour d'horizon criminel qui nous est donné par ces récits de vie régionaux. On notera que la Veuve servait beaucoup dans les années 1800. Il y a aussi deux affaires de parricides avec, à cette époque, le cérémonial du condamné, mené à la guillotine, la tête couverte d'un voile noir et le poignet tranché sur un billot avant que le cou le soit dans la lunette. Certaines histoires sortent de l'ordinaire de la classique attaque de vieux dans sa fermette ou du groupe d'assoiffés qui tue un ami de beuverie. Dans le genre plus "original", on retiendra le fermier qui empoisonne à l'arsenic la daube familiale en recommandant bien à sa femme et son père de finir le pot quand il sera parti pour affaire ; et celle de la sinistre et mal prénommée Jésusa qui convainc son amant de découper son mari en morceaux avant de les disperser. N'oublions pas l'affaire de Pierre Vigneau décapité en 1827, étonnante par son motif rappelant celui des tueuses baby farmers victoriennes. Cet homme était payé pour convoyer les bébés abandonnés à la naissance à l'hospice de Pau. On retrouva deux petits cadavres lestés de cailloux dans des vasières et une sage-femme du coin fit rapidement le lien avec deux enfants nés de jeunes femmes ne voulant pas les garder. Alors que tout le monde connaissait ces naissances et que l'hospice n'avait jamais acté ces arrivées l'homme nia jusqu'au bout ses deux crimes destinés à lui faire empocher la course sans faire le déplacement.

Citation

À peine le magistrat termine-t-il ses auditions que le 7 août, une autre nouvelle, tout aussi terrifiante, tout aussi dramatique, parvient jusqu'à lui : à une quarantaine de kilomètres de là, à Baudreix, le corps d'un autre enfant vient d'être retrouvé dans le canal du moulin du sieur Grillon.

Rédacteur: Michel Amelin mardi 19 avril 2016
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